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Or la rue Samuel Constant est visible depuis
les fenêtres du musée : le nouvel arrêt favorisait
donc amplement l’accès à l’Institut.
Pourquoi, dès lors, ne pas l’appeler « Musée
Voltaire » ? Cette requête, transmise aux TPG le 9
avril dernier, a reçu sans tarder un accueil favorable.
Le responsable de l’ingénierie nous a écrit
en effet, avoir examiné le contexte de cette demande avec
ses collègues, et abouti à un résultat très
positif : « Voltaire ayant grandement contribué au
renom de Genève, et, de plus, comme il n’est guère
probable que sa demeure disparaisse un jour, nous avons le plaisir
de vous informer que nous rebaptiserons l’arrêt Samuel-Constant
en Musée Voltaire lors du prochain changement d’horaire
du 14 décembre 2003. »
Il est à noter que le Conseil Municipal
de la Ville de Genève s’est également prononcé
sur ce changement de nom d’arrêt de bus, qu’il
a approuvé à l’unanimité.
Le personnel du musée, les habitants
du quartier et les visiteurs qui s’étaient montrés
concernés par cette affaire remercient très chaleureusement
les responsables des TPG et l’ensemble du Conseil municipal
pour la compréhension et l’intérêt visible
qu’ils ont manifestés à cette importante mise
en valeur patrimoniale.
Le Clos Voltaire : bientôt
une salle polyvalente ?
Le Clos Voltaire, historiquement lié au
musée puisqu’il s’agissait des dépendances
attenantes à la maison de maître construite par Mallet
du Pan en 1735, a été racheté voici quelques
années par la Ville de Genève. Le Conseil municipal
a tout récemment octroyé un droit de superficie
de soixante ans à la coopérative étudiante
La Ciguë. Il a assorti ce droit de l’obligation de
construire une « salle polyvalente, séparée
et indépendante » à l’usage des «
besoins du quartier ».
L’octroi d’un droit de superficie
vient clore un débat vieux de quatre ans environ, au cours
duquel plusieurs projets d’aménagement et d’occupation
des locaux du Clos Voltaire avaient été imaginés.
Aucun projet d’envergure parmi ceux qui ont été
proposés ne dessinait malheureusement un avenir commun
possible au musée et au Clos Voltaire.
C’est là pourtant une donnée
incontournable et qui, de surcroît, vient cristalliser bon
nombre des aspirations des habitants du quartier, mobilisés
depuis longtemps pour la sauvegarde du Clos. Bien plus, c’est
au nom de l’intérêt historique de la maison
et d’une volonté clairement affichée de préserver
le patrimoine genevois que la Ville a décidé, en
concertation avec ses interlocuteurs associatifs, de racheter
ledit Clos.
La salle polyvalente peut donc être aujourd’hui
le lieu d’une triple rencontre : rencontre entre Genève
et son histoire, qu’il serait dommage de totalement négliger
; rencontre entre une institution de la Ville et une vie de quartier
directement concernée par l’avenir de ce site exceptionnel
; et enfin rencontre entre le Musée et son public, que
les locaux de la maison de maître ne peuvent plus qu’imparfaitement
exploiter.
Définition de la salle
polyvalente
L’article 2 de la décision
du Conseil municipal qui a décidé de l’avenir
du Clos stipule que « le superficiaire, à savoir
la coopérative la Ciguë, devra prévoir dans
le cadre de la rénovation intérieure du Clos Voltaire,
en concertation avec les usagers du quartier, une salle polyvalente
séparée et indépendante, également
à la disposition des besoins du quartier. »
Deux remarques s’imposent d’entrée
de jeu. Les « usagers » ou les « besoins »
du quartier comprennent de toute évidence le Musée,
et ce bien qu’il ne soit pas nommément signalé.
Par ailleurs, le terme « salle » se doit d’être
pris dans son sens générique d’espace ou de
superficie dont la destination est ensuite précisée
par l’adjectif utilisé (« polyvalente »),
évidemment attendu dès lors que plusieurs parties
sont concernées.
Ces parties sont essentiellement le Musée,
les habitants du quartier (pour la plupart regroupés dans
les associations déjà connues du Conseil municipal),
et, bien entendu, les étudiants de la coopérative
La Ciguë, dont on imaginerait mal qu’ils fussent exclus
d’un espace précisément destiné à
rassembler les énergies.
Quel type de salle ?
Le Musée, indépendamment
des autres partenaires cités, voit dans la salle polyvalente
du Clos l’occasion de promouvoir ses activités, et
ce de deux manières : constitution d’un espace de
réunion, et présence d’une boutique.
La salle polyvalente se doit donc de répondre
aux aspirations des trois parties concernées tout en respectant
l’architecture et les caractéristiques spécifiques
du lieu. A cet égard, une salle de réunion n’est
guère envisageable à plus de 70 places.
Quatre « pôles » de la salle polyvalente pourraient
ainsi être envisagés :
- un pôle «
salle de conférences » accessible à
tous (étudiants, musée, habitants du quartier) et
où pourraient avoir lieu, entre autres, les activités
de groupe du musée.
- un pôle «
boutique », très restreint quant à
la superficie, mais qui permettrait de dégager le vestibule
du musée, ainsi entièrement voué à
la sécurisation du bâtiment principal.
- un pôle «
foyer » qui permettrait à tous, depuis les
habitants du quartier jusqu’aux étudiants, de se
retrouver dans un cadre plus convivial. Rappelons d’ailleurs
que le Conseil municipal a souhaité que figure dans l’acte
authentique la mention selon laquelle « l’espace autour
de l’immeuble est public ». Un espace d’accueil
peut donc n’être pas inutile aux familles destinées
à évoluer dans le jardin : imaginerait-on qu’on
leur interdise l’entrée de la maison par temps de
pluie, par exemple ?
- un pôle «
rangement » qui permettrait de réellement
conférer son statut « polyvalent » à
la salle ainsi constituée.
Des discussions sont en cours avec tous les partenaires
impliqués dans cette très belle aventure : nul doute
qu’elle ne signe la vague d’efforts commun qui fera
des Délices, dans leur ensemble, un lieu réellement
convivial.
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