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    La Tribune des Délices  
       

Un nouvel arrêt de bus :
« Musée Voltaire »

Lors du dernier changement d’horaires des TPG, les usagers ont pu remarquer le déplacement de l’arrêt du bus 27 sis dans la rue des Délices. Tandis qu’il se trouvait au départ assez proche du pont, vers le quartier de Saint-Jean, il se situe aujourd’hui au croisement de la rue des Délices et de la rue Samuel Constant. L’arrêt a d’ailleurs été baptisé, dans un premier temps, « Samuel Constant ».

 
   

Or la rue Samuel Constant est visible depuis les fenêtres du musée : le nouvel arrêt favorisait donc amplement l’accès à l’Institut. Pourquoi, dès lors, ne pas l’appeler « Musée Voltaire » ? Cette requête, transmise aux TPG le 9 avril dernier, a reçu sans tarder un accueil favorable.

Le responsable de l’ingénierie nous a écrit en effet, avoir examiné le contexte de cette demande avec ses collègues, et abouti à un résultat très positif : « Voltaire ayant grandement contribué au renom de Genève, et, de plus, comme il n’est guère probable que sa demeure disparaisse un jour, nous avons le plaisir de vous informer que nous rebaptiserons l’arrêt Samuel-Constant en Musée Voltaire lors du prochain changement d’horaire du 14 décembre 2003. »

Il est à noter que le Conseil Municipal de la Ville de Genève s’est également prononcé sur ce changement de nom d’arrêt de bus, qu’il a approuvé à l’unanimité.

Le personnel du musée, les habitants du quartier et les visiteurs qui s’étaient montrés concernés par cette affaire remercient très chaleureusement les responsables des TPG et l’ensemble du Conseil municipal pour la compréhension et l’intérêt visible qu’ils ont manifestés à cette importante mise en valeur patrimoniale.

 

Le Clos Voltaire : bientôt une salle polyvalente ?

Le Clos Voltaire, historiquement lié au musée puisqu’il s’agissait des dépendances attenantes à la maison de maître construite par Mallet du Pan en 1735, a été racheté voici quelques années par la Ville de Genève. Le Conseil municipal a tout récemment octroyé un droit de superficie de soixante ans à la coopérative étudiante La Ciguë. Il a assorti ce droit de l’obligation de construire une « salle polyvalente, séparée et indépendante » à l’usage des « besoins du quartier ».

L’octroi d’un droit de superficie vient clore un débat vieux de quatre ans environ, au cours duquel plusieurs projets d’aménagement et d’occupation des locaux du Clos Voltaire avaient été imaginés. Aucun projet d’envergure parmi ceux qui ont été proposés ne dessinait malheureusement un avenir commun possible au musée et au Clos Voltaire.

C’est là pourtant une donnée incontournable et qui, de surcroît, vient cristalliser bon nombre des aspirations des habitants du quartier, mobilisés depuis longtemps pour la sauvegarde du Clos. Bien plus, c’est au nom de l’intérêt historique de la maison et d’une volonté clairement affichée de préserver le patrimoine genevois que la Ville a décidé, en concertation avec ses interlocuteurs associatifs, de racheter ledit Clos.

La salle polyvalente peut donc être aujourd’hui le lieu d’une triple rencontre : rencontre entre Genève et son histoire, qu’il serait dommage de totalement négliger ; rencontre entre une institution de la Ville et une vie de quartier directement concernée par l’avenir de ce site exceptionnel ; et enfin rencontre entre le Musée et son public, que les locaux de la maison de maître ne peuvent plus qu’imparfaitement exploiter.

Définition de la salle polyvalente

L’article 2 de la décision du Conseil municipal qui a décidé de l’avenir du Clos stipule que « le superficiaire, à savoir la coopérative la Ciguë, devra prévoir dans le cadre de la rénovation intérieure du Clos Voltaire, en concertation avec les usagers du quartier, une salle polyvalente séparée et indépendante, également à la disposition des besoins du quartier. »

Deux remarques s’imposent d’entrée de jeu. Les « usagers » ou les « besoins » du quartier comprennent de toute évidence le Musée, et ce bien qu’il ne soit pas nommément signalé. Par ailleurs, le terme « salle » se doit d’être pris dans son sens générique d’espace ou de superficie dont la destination est ensuite précisée par l’adjectif utilisé (« polyvalente »), évidemment attendu dès lors que plusieurs parties sont concernées.

Ces parties sont essentiellement le Musée, les habitants du quartier (pour la plupart regroupés dans les associations déjà connues du Conseil municipal), et, bien entendu, les étudiants de la coopérative La Ciguë, dont on imaginerait mal qu’ils fussent exclus d’un espace précisément destiné à rassembler les énergies.

Quel type de salle ?

Le Musée, indépendamment des autres partenaires cités, voit dans la salle polyvalente du Clos l’occasion de promouvoir ses activités, et ce de deux manières : constitution d’un espace de réunion, et présence d’une boutique.

La salle polyvalente se doit donc de répondre aux aspirations des trois parties concernées tout en respectant l’architecture et les caractéristiques spécifiques du lieu. A cet égard, une salle de réunion n’est guère envisageable à plus de 70 places.

Quatre « pôles » de la salle polyvalente pourraient ainsi être envisagés :

- un pôle « salle de conférences » accessible à tous (étudiants, musée, habitants du quartier) et où pourraient avoir lieu, entre autres, les activités de groupe du musée.

- un pôle « boutique », très restreint quant à la superficie, mais qui permettrait de dégager le vestibule du musée, ainsi entièrement voué à la sécurisation du bâtiment principal.

- un pôle « foyer » qui permettrait à tous, depuis les habitants du quartier jusqu’aux étudiants, de se retrouver dans un cadre plus convivial. Rappelons d’ailleurs que le Conseil municipal a souhaité que figure dans l’acte authentique la mention selon laquelle « l’espace autour de l’immeuble est public ». Un espace d’accueil peut donc n’être pas inutile aux familles destinées à évoluer dans le jardin : imaginerait-on qu’on leur interdise l’entrée de la maison par temps de pluie, par exemple ?

- un pôle « rangement » qui permettrait de réellement conférer son statut « polyvalent » à la salle ainsi constituée.

Des discussions sont en cours avec tous les partenaires impliqués dans cette très belle aventure : nul doute qu’elle ne signe la vague d’efforts commun qui fera des Délices, dans leur ensemble, un lieu réellement convivial.


 


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© IMV Genève 24.12.2003