Conservatoire et Jardin botaniques de la Ville de Genève
la conservation ex-situ
Conservation in-situ
Conservation ex-situ
Plantes exotiques envahissantes

Lorsque la conservation in-situ s’avère insuffisante, notamment dans les cas où une espèce est au bord de l’extinction dans une région donnée, on recourt à la conservation ex-situ, c’est-à-dire hors du milieu naturel de l’espèce. Il s’agit d’un dernier recours pour éviter une disparition définitive.
Des exemplaires sont alors prélevés, sous forme de graines ou de plantes, pour être conservés, cultivés et multipliés de façon appropriée pour une durée plus ou moins longue. Le but de la culture ex-situ est le maintien des populations prélevées au plus près possible de leur état naturel pendant leur séjour ex-situ (fitness, variabilité génétique, etc.).

La conservation ex-situ ne se substitue pas à la protection in-situ; elle la complète dans les cas les plus problématiques. L’objectif est le renforcement des stations naturelles affaiblies, voire la réintroduction en nature si l’espèce a disparu, mais pas la culture à long terme (qui finit par altérer les populations).
La conservation ex-situ est un processus onéreux qui demande du temps et de l’expérience. Les jardins botaniques, encouragés notamment par le « Botanic Gardens Conservation International » (BGCI), sont particulièrement désignés pour la pratiquer.
Les CJB ont développé différentes pratiques de conservation ex-situ (banque de semences, cultures ex-situ, laboratoire de cultures in vitro), afin de pouvoir contribuer à la sauvegarde d’espèces très menacées en Suisse et dans les régions limitrophes. Les projets en cours font toujours partie intégrante de projets in-situ.