Kohleria digitaliflora (Linden & André) Fritsch
Kohleria digitaliflora

Famille
Gesneriaceae

Nom vernaculaire
en français: Kohlerie à fleurs de digitale, Sciadocalice, Isolome
en anglais: Foxglove flowered, Foxglove mimic

Synonymes
K. warzewiczii, Sciadocalyx digitaliflora, Isoloma digitaliflorum

Etymologie
Ce genre botanique est dédié Hermann Köhler (1834-1879), botaniste allemand auteur du Köhler's Medizinal-Pflanzen in naturgetreuen Abbildungen mit kurz erläuterndem, qui est un ouvrage de référence en trois volume de botanique médicinale européenne, contenant une série remarquable de 300 chromolithographies. Son épithète d'espèce fait lui référence à la ressemblance morphologique de ses fleurs avec celle de la digitale pourpre (Digitalis purpurea).

Aire géographique
Notre espèce néotropicale est originaire des montagnes d'Amérique du Sud (Bolivie, Pérou) et d'Amérique centrale (Mexique), elle y croit jusqu'à 2500 mètres.

Description
Notre plante est vivace (rhizome écailleux), au port en touffes dressées et ramifiées de 25 à 40 centimètres de haut, à tige velue pointillée de rouge foncé. Elle a des feuilles persistantes, opposées et poilues, vertes rougeâtres, ovales et pourvues d'un pétiole large. Elle fleurit à la fin de l'été austral, en février mars dans nos serres, produisant des panicule courts de fleurs, petites, roses mauves, tubuleuses et urcéolées, ressemblant à celles des digitales, d'où son nom d'espèce. Chaque fleur a cinq lobes arrondis et retroussés, qui possèdent une marge blanc-verdâtre très spectaculaire, mouchetée de pourpre. Ses fruits sont de petites capsules. Elle pousse entre 10 et 25 °C et demande une forte humidité atmosphérique qui rend sa culture difficile en appartement. Sa pollinisation est nocturne. La plante grâce à son rhizome entre parfois en dormance pendant son cycle.

Histoire, usages
Notre espèce a été introduite et cultivée en serre chaude, en Europe, pour la première fois en 1868. Elle a été, comme plusieurs espèces de Kohleria, très travaillée par les horticulteurs au XIXème siècle.
Très spectaculaire, elle a en effet un fort potentiel horticole. Plusieurs hybrides ont été décrits à cette époque par le Curtis's Botanical Magazine par exemple. Ils ont presque tous disparu au début du XXème siècle.
Pas de toxicité et d'utilisation médicinale connues.

Emplacement au jardin
Serre d'exposition Gesneriaceae.

Kohleria digitaliflora

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