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A.-P. de Candolle: une passion, un Jardin
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Le livre: A.-P. de Candolle:
une passion, un Jardin

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Court métrage "La Ville célèbre les deux cents ans des CJBG".
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Conservatoire et Jardin botaniques de la Ville de Genève


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Flore et végétation des massifs forestiers de Madagascar

L’étude de la flore de la Grande Ile remonte à Genève aux descriptions de Candolle des plantes envoyées par les premiers botanistes qui explorèrent Madgascar (Commerson, Bojer). Vers la fin du XIXème, Auguste de Candolle décrivit à son tour de nombreuses espèces sur le matériel ramené par Mocquerys, puis Hochreutiner travailla sur les collections de Junod et Rusillon. Dans les années 1970, Bernardi ramena un important matériel récolté au cours de ses explorations de l’hémisphère austral. Les conservateurs de Genève participèrent par ailleurs à la rédaction de la Flore de Madagascar (Hochreutiner : Malvaceae, Sterculiaceae ; Bernardi : Cunoniaceae) Plus récemment, à la faveur du regain d’intérêt suscité par la diversité et l’endémisme de Madagascar, plusieurs projets d’inventaires et d’étude de végétation ont vu le jour aux CJBG : 1. Central High Plateaux Forests 2. Flore et Végétation de la Réserve Spéciale de Manongarivo 3. Flore et végétation du Daraina 4. Flore et végétation de la Montagne d’Ambre 5. Flore et végétation de la Presqu'île d'Ampasindava 6. Flora and vegetation of Andrafiamena forest as a conservation tool 7. Flora and vegetation of Beanka forest

Flore et Végétation de la forêt de Beanka

La forêt de Beanka est située au Nord du Parc National du Bemaraha, dans le Domaine de l’Ouest. C'est une zone calcaire de lapiaz tropicaux appelés tsingy caractérisés par des cassures et des pics acérés. Les conditions climatiques y sont rudes, la rareté de l’eau durant plus de 6 mois ainsi qu’une faible rétention de l’eau due à la quasi absence de sol et à la porosité de la roche sont les principaux facteurs limitant le type de végétation croissant dans les tsingy. Une étude préliminaire menée par des zoologues a montré l’intérêt majeur de cette région et a déjà permis de découvrir une espèce d’oiseau nouvelle pour la science. Cette région est principalement peuplée d’une flore et d’une végétation xérophile décidues. Elle n’a jamais été prospectée par des botanistes à l’exception d’une courte mission de 10 jours en 2009. Tout porte à croire que la végétation du Beanka regorge d’espèces particulières, rares ou même inconnues. De plus, cette région karstique n’est pas protégée et une étude de la région pourra permettre de rassembler des arguments pour une éventuelle mise en protection. Ce projet, financépar la fondation Vontobel, s’insère dans le cadre d'une collaboration entre une équipe de chercheurs et d’étudiants du CJB et du DBEV d’Antananarivo pour la partie botanique ainsi que de l’équipe de zoologues de Vahatra pour la partie zoologique. Les missions réalisées sur ce site seront menées conjointement. Une mission sur place sera menée de novembre 2011 à mars 2012, au cours de laquelle toutes les plantes fertiles seront récoltées. Des relevés de végétation seront menés dans les différents faciès de la forêt. Une mision complémentaire de récoltes d'échantillons sera menée par le MBG. Les récoltes seront déterminées pour constituer un inventaire floristique de la région. Les relevés de végétation seront analysés sur le plan de la structure de la végétation et de sa composition floristique. Ils seront mis en relation avec les paramètres sationnels afin de dégager les facteurs environnementaux qui déterminent les principaux types de végétation. Ces types seront définis et cartographiés.

Flora and vegetation of Andrafiamena forest as a conservation tool

Les forêts sèches décidues, de transition et humides de l'Andrafiamena, au Nord de Madagascar ont été classées `Paysage Harmonieux Protégé' l'année passée, correspondant à la catégorie V de l'IUCN. L'ONG Fanamby y est chargée de la conservation, mais doit poouvoir se baser sur des données scientifiques solides sur la flore et la faune. Le manque de connaissances dans ces domaines est flagrant. Seules quelques études préliminaires rapides ont été menées. De plus, la cartographie grossière de la végétation de la région ne fait état que de forêts décidues; or il semble que d'importants fragments de forêt de transition ou de forêt humide semi-décidue existent. Une étude détaillée de la flore et de la végétation est donc nécessaire pour connaître le degré de menace des espèces de la région et pour en établir une cartographie plus précise .

Flore et végétation du Daraina

La région du Daraina est un élément clé de la compréhension de la biogéographie du Nord de Madagascar, de par sa position géographique aux confins de quatre des principaux domaines phytogéographiques de l'île. Dans une matrice déforestée subsistent une douzaine de massifs forestiers sur des collines et petites montagnes qui, en fonction de leur altitude, abritent des forêts denses de type décidu ou sempervirent. Ces massifs sont les témoins des échanges floristiques qui ont pu avoir lieu entre végétations homologues, mais discontinues.
Cette région présente un gradient environnemental très important, en particulier du point de vue des régimes pluviométriques et de l’altitude. La découverte d’une espèce de lémurien (Propithecus tattersalli) nouvelle pour la science à la fin des années 1980 a attiré l’attention de la communauté internationale sur cette région unique et méconnue de Madagascar. La découverte récente de plusieurs espèces de micromammifères, de reptiles et de fougères, également nouvelles pour la science, montre que la région de Daraina est un centre de diversité. Peu de récoltes botaniques ont été effectuées dans cette région.
Ce projet se base sur une série d’inventaires botaniques (flore et végétation) de la région de Daraina afin de permettre une meilleure compréhension de la phytogéographie du nord de Madagascar. Cette démarche servira également à définir les zones prioritaires pour la conservation.

Flore et végétation de la Montagne d'Ambre

La Montagne d'Ambre est un massif volcanique de surrection récente (Quaternaire), en situation isolée au nord de Madagascar dans une zone dominée par la forêt sèche. La forêt dense humide sempervirentese retrouve aux altitudes supérieures du massif (de 800 m jusqu'au sommet à 1475 m) et est soumise à un climat moins chaud et pluvieux. La situation isolée de la forêt humide de la partie supérieure de la Montagne d’Ambre a pour conséquence l’existence d’espèces endémiques, une des causes de la création d’un Parc National.
Par leur position géographique en discontinuité avec la partie principale du Domaine du Centre et leur implanrtation relativement récente, les forêts montagnardes de la Montagne d'Ambre posent la question de la colonisation à longue distance à partir de formations homologues. Les relations avec la flore décidue du piedmont sont également abordées et permettent de faire des liens avec d'autres projets du même programme.
Ce projet vise à compléter les données floristiques par des récoltes ciblées et des inventaires de végétation. En effet, la plupart des efforts de prospection accomplis jusqu'alors sont centrés sur une station de recherche, laissant le coeur du massif et ses versants est et ouest très mal connus. Dans une peremière phase, six camps ont été définis dans la partie supérieure du massif, permettant récoltes botaniques et relevés de végétation sur 10 à 15 jours de travail effectif pour chaque site. Une seconde phase permettra une étude plus approfondie du piedmont et de la transition vers les forêts sèches de la plaine.

Flore et végétation de la presqu'île d'Ampasindava

Le domaine phytogéographique du Sambirano est une entité clé pour la compréhension de la biogéographie du Nord de l'île. Une fois encore, les données de base manquent. La presqu'île d'Ampasindava est un des derniers endroits où l'on peut encore accéder à ces données avant que la déforestation ne les engloutissent à jamais. Elle est située dans le Nord-Ouest de Madagascar. D'une surface de 145'000 ha, elle représente à elle seule les 30% de la surface du domaine phytogéographique du Sambirano (forêts denses humides de basse altitude isolées des formations homologues de la Côte Est de Madagascar). Paradoxalement, elle reste presque entièrement méconnue étant d'accès difficile, avec à peine 0.5% des récoltes effectuées dans l'ensemble du domaine. Au vu des dimensions de la presqu’île, de sa position dans le Domaine du Sambirano et du taux d’endémisme régional estimé, il est raisonnable de penser qu’elle recèle l’essence de la flore du Domaine. Le projet mené par les CJB vise à fournir les données de base pour la connaissance de la flore et de la végétation de la presqu'île, et ainsi à mieux comprendre la mise en place de la flore du Sambirano. Le travail s'effectue à partir de six camps implantés dans les quatre principaux massifs où la forêt subsiste. Dans une deuxième phase, nous étendrons ces études aux régions de forêts secondaires anciennes et évaluerons leur rôle dans uneperspective de conservation.