ACCUEIL   PRESENTATION  
  RENDEZ-VOUS AU MUSEE   INFOS PRATIQUES   PRESSE
 
SIRIPOJ CHAMROENVIDHYA
Bangkok, 1957
Vit et travaille à Genève et Bangkok


Après une formation à l’Institut italien de culture d’Addis Abeba (1975-1976) et à l’Université de Londres (1976-1977), Siripoj Chamroenvidhya accomplit des études en architecture d’intérieur à Halmstall, en Grande-Bretagne (1977-1980), puis des études d’art à l’Ecole supérieure d’art visuel de Genève (1980-1984).

Depuis 1976, il expose à titre individuel et participe à de nombreuses expositions collectives, notamment à la Tate Gallery de Londres, et, à Genève, au Musée Rath (1983, catalogue), au Centre d’art visuel (1987), à l’Espace Abraham Joly et au Centre de formation des Hôpitaux universitaires (2002, 2003 et 2004), à la Villa Dutoit (2003 et 2005) et à la galerie Andata/Ritorno (2004), où il présente Landscapes 2002-2004.

Méditation sur quelques fragments d’une esthétique résistante
« […] Ces images-déchirures laissent fuser des éclats du réel. Leur surface sémantique facilite l’accès aux expériences intérieures. Cette force de suggestion, cette charge poétique, autorisent l’émergence de vérités provisoires, de réalités fluctuantes qui naissent de l’harmonie de chaque construction picturale proposée. Par ces qualités l’œuvre d’art quitte le domaine de la représentation pour devenir expérience, partage du sensible, relations. Résistance au réel. Et à ses découpages. Résistance donc, qui nous donne à voir cet impensable, cet invu, des lieux que nous connaissons pourtant – le viaduc de la Jonction, le Rhône près de Chancy, l’Etang du domaine de Belle-Idée, le Wetterhorn et la jonquille novice, que nous n’aurions pas remarqués ainsi juste par nous-mêmes. Ces capacités nous aident à passer de l’insignifiance à l’évidence d’un sens plausible. Par cette façon d’aller chercher un bonheur visuel dans le quotidien, et la beauté dans la nécessité des choses, Siripoj fait surgir l’extraordinaire de l’ordinaire. Et dépasser le fait plastique pour atteindre à la poésie pure dans la connaissance de soi au monde. Fulgurance poétique. Condensation. Abstraction. Il fait surgir le réel à travers la toile. Pénétrer la matière des choses par ses traits, ses formes, ses couleurs. Et nos regards de s’émerveiller devant ces objets qui passent au langage. Qui veut communiquer son intériorité doit la « traduire ». Par une pensée mise en forme qui jamais ne renonce et revisite des lieux communs pour les transcender. […] »

Jacques Bœsch, extrait de Troisième méditation sur quelques fragments d’une esthétique résistante, exposition Landscapes 2002–2004, galerie Andata/Ritorno, Genève

[ haut de page ]