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DENISE EMERY
La Chaux-de-Fonds, 1939

Après des études à l’Ecole des arts décoratifs de Genève, Denise Emery fait sa formation de lissière dans l’atelier de tapisserie de Denise Binet à Trélex (Vaud), dont elle devient bientôt la collaboratrice. A partir de 1965, elle enseigne la tapisserie, d’abord à l’Ecole des arts décoratifs puis à l’Ecole supérieure d’art visuel de Genève. Dans les décennies 1980-1990, trois longs séjours au Québec lui permettent d’acquérir la technique de la gravure et de la xylographie. Lauréate de nombreux prix, bourses et concours, elle réalise des commandes importantes à partir de 1979 et ses œuvres sont acquises par des collectionneurs privés et des institutions publiques.

Présente dans un grand nombre d’expositions collectives depuis 1969, elle est invitée, dès 1977, à proposer des expositions personnelles dans divers lieux publics et galeries privées. Ce sont, en 1977, la galerie du Centre genevois de l’artisanat, Genève, en 1979, la galerie La Plume, La Chaux-de-Fonds, et la galerie Faust, Rosa Turetsky, Genève – qui l’exposera régulièrement (1988, 1994, 1998 et 2002) –, la galerie Motivation V, Montréal, en 1984, la Salle Crosnier du Palais de l’Athénée, Genève, en 1993, la galerie Arcane, Neuchâtel, en 1995 et 1999, et, en 2001, l’Espace Opéra, Hôpital cantonal de Genève.

En outre, Denise Emery a à son actif la publication de plusieurs livres d’artiste et portfolio, notamment Ce chemin, douze poèmes de Charles Juliet en regard de douze eaux-fortes, Edition Raymond Meyer, Pully 1994, Murmure, cahier comprenant deux xylographies et typographie, imprimé par l’auteur en 2000, Etendue, cahier comprenant quatre xylographies et typographie, imprimé par l’auteur en 2001.

Denise Emery est membre de la Société suisse d’artistes visuels Visarte-Genève.

« […] Cartonnière-lissière, elle construit ses compositions avec un savoir-faire, un “ métier ”, devrait-on dire, qui toujours se met au service de sa rigueur de plasticienne. Ses tapisseries, qu’un léger écart sépare du mur, ont pénétré les motifs du carré, de la porte, des géométries axiales et de l’oblique dans une combinaison faisant la part belle aux teintes et aux matières. La soie, la laine, le lin, la rayonne sont devenues structures et supports d’abstractions. La texture des fibres, la rondeur des duites et leur subtil relief ont absorbé la lumière, pour rendre la mise en place des tracés. […] »

Mayte Garciá Julliard, extrait de « Denise Emery », dans 20 ans de mécénat à la Banque Cantonale de Genève, Genève 1999

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