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NICOLAS NOVERRAZ
Genève, 1969

Après avoir obtenu son diplôme à l’Ecole technique des métiers en 1985, Nicolas Noverraz commence à peindre en 1988. En 1991, il expose pour la première fois, à Genève, des œuvres d’un style plutôt fantastique, relevant de la science-fiction, style qu’il conservera jusqu’en 1996. En 1995, il opère un revirement complet et se lance dans l’hyperréalisme urbain. Il expose ses toiles sur le thème du rail à la Maison onésienne en 1997. En 1998, il présente à Blackhawk, Genève, des nus mystiques empruntés aux thèmes des tarots, du zodiaque, des sept péchés capitaux et des quatre éléments. En 2000, il montre une exposition de toiles hyperréalistes urbaines dans un milieu industriel désaffecté, l’ancienne usine Vifor, à Genève. Entre 2001 et 2004, il expose à plusieurs reprises des sérigraphies urbaines et participe aux projets du magazine Plage, à Paris ; il est également présent avec ce projet, à Bâle, aux foires de l’art Art 34 et Art 35, en 2003 et 2004. Il conçoit une installation, La Plage, au Centre d’art en l’Ile de Genève, en 2004, et, la même année, crée des œuvres pour le bâtiment administratif de l’usine Kugler Bimétal, Genève, à l’occasion du 150e anniversaire de l’établissement. C’est également en 2004 qu’il adhère à la Société suisse des beaux-arts, section de Genève.

« De tout temps Nicolas Noverraz a porté son attention sur l’usure des choses et les traces laissées par l’homme. Car, pour lui, les objets prennent vie à travers l’empreinte de l’homme un peu comme si celui-ci laissait une once d’humanité à chacun de ses passages. […] Après s’être intéressé à de nombreux sujets urbains, c’est maintenant les panneaux de signalisation qui font l’objet de son intérêt. Ces panneaux qui foisonnent dans notre environnement quotidien sont chargés d’une symbolique très forte. En effet, ils sont là pour nous interdire, nous obliger, nous rendre attentifs à toutes les règles en vigueur dans nos rues, c’est en quelque sorte le symbole de l’autorité urbaine. De plus ils sont souvent la marque d’un malaise social car ils font bien souvent l’objet de nombreuses déprédations occasionnées par des individus en révolte. […] Ainsi Nicolas Noverraz a voulu détourner ces panneaux de leur fonction première et nous faire appréhender comme des œuvres d’art ce qui nous oppresse et nous opprime au quotidien. Il change le cadre dans lequel s’inscrit le “ pouvoir ” de ces panneaux et les contraint à une nouvelle fonction : “ obligation d’innover ”. […] »

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