
«Le polar, maintenant, c’est rock !» disent les programmateurs de la Fureur noire. Certainement pas, répond votre serviteur. Le polar, c’est définitivement
jazz: jazz et polar sont nés en même temps, ils sont tous deux des mauvais genres. Et le cinéma ? combien de poursuites nocturnes ponctuées par les rythmes mêlés
d’une contrebasse et d’une batterie qu’accompagne le chant d’un saxophone ou celui d’une trompette?
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Que cette édition de la Fureur de lire fasse la part belle au genre policier me rend particulièrement heureux : je succombe régulièrement aux appels de ce que l’on
nomme les «polars», manifestement comme beaucoup d’entre vous. Sur les tables des librairies genevoises ou d’ailleurs, ces polars tiennent en effet le haut du pavé,
puisqu’un roman vendu sur quatre est un roman policier.
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