• Alhambra


  • L’Alhambra est arrivée au moment de l’apparition du cinéma. Elevé entre 1918 et 1920 sur les plans de l’architecte Paul Perrin, le bâtiment est destiné à servir le septième art, ainsi que le théâtre. Très vite, il accueille également des spectacles de music-hall et des concerts. Longtemps menacée de démolition, l’Alhambra est sauvée par votation populaire en 1996. Puis elle est transférée à la Ville de Genève par l’Etat, dans le cadre d’un échange de parcelles. Après de grands travaux de rénovation, l'Alhambra, maison de la musique,a réouvert au public en septembre 2015.

    Site web de l'Alhambra

  • Victoria Hall


  • Souhaité et financé par le consul d’Angleterre Daniel Fitzgerald Packenham Barton, le Victoria Hall a été imaginé par l’architecte John Camoletti et construit, au début des années 1890, aux abords de la place Neuve. En 1904, Barton donne l’édifice à la Ville de Genève. 80 ans plus tard, celui-ci est la proie des flammes: les dégâts sont considérables, mais la Ville décide de maintenir le bâtiment. L’intérieur, notamment, qui exhibe avec faste un décor stuqué néobaroque, voire rococo, est reconstitué selon un procédé semblable à la réalisation d’origine. Le Victoria Hall est une salle de concerts appréciée par tous les mélomanes qui goûtent sa remarquable acoustique, en particulier pour la musique classique.

    Site web du Victoria Hall

  • Casino-Théâtre


  • L'origine du Petit Casino remonte à 1881. Eugène Henri Villard et sa femme Joséphine Dubouloz font construire une brasserie et salle de spectacle, nommée Brasserie de l'Espérance. Au fil des ans, la salle change plusieurs fois de mains, avant d’être rachetée par la Ville en 1983. Siège de la traditionnelle et annuelle Revue genevoise, le Casino-Théâtre accueille aussi aujourd'hui des pièces de théâtre de boulevard et des opérettes, des concerts et des spectacles d'humoristes.

    Site web du Casino-Théâtre

  • Maison des arts du Grütli


  • Inaugurée en 1989, la Maison des arts renforce l'identité culturelle du quartier de Neuve où, à proximité d'institutions prestigieuses telles que le Musée Rath, le Conservatoire de musique, l'Université et la Bibliothèque de Genève, le Grand Théâtre et le Victoria Hall, elle trouve sa place en tant que centre culturel pluridisciplinaire et dynamique. Elle accueille tout au long de l'année un public aussi vaste que diversifié.

    Site web de la Maison des arts du Grütli

  • Le Commun


  • Le Commun est un espace culturel de la Ville de Genève, situé au Bâtiment d’art contemporain, et attribué pour la réalisation d’expositions et de manifestations dans le domaine de l’art contemporain, de la performance et des projets pluridisciplinaires.

    Site web du Commun

  • Théâtre Pitoëff
  • Semaine du goût

    Le théâtre Pitoëff fait partie d’un ensemble de divers locaux constituant la maison communale de Plainpalais édifiée par Joseph Marshall entre 1907 et 1909. Dès son inauguration, le théâtre est occupé par la troupe d’Ernest Fournier, futur directeur de la Comédie. En 1949, il prend le nom de Théâtre Pitoëff, en mémoire de ses illustres résidents qui l'occupèrent de 1917 à 1922. Récemment rénové, le théâtre accueille dès 2015 des productions variées.

    Page web du Théâtre Pitoëff

  • Théâtre des Grottes
  • Campagne égalité

    Mis à disposition des acteurs culturels genevois, le Théâtre des Grottes accueille prioritairement des compagnies de théâtre indépendantes mais aussi des événements organisés par les milieux associatifs. Situé 43 rue Louis-Favre dans le quartier des Grottes, ce théâtre construit en 1993 a été pendant 17 ans utilisé par la compagnie Para–Surbeck.

    Page web du Théâtre des Grottes

  • Scène Ella Fitzgerald
  • Campagne égalité

    Durant la saison estivale, la Scène Ella Fitzgerald accueille principalement la programmation variée et riche en découvertes des musiques colorées de «Musiques en été». Tous les mercredis et vendredis soirs se tiennent des concerts gratuits en plein air dans le magnifique cadre du parc La Grange. Depuis l'été 2015, des concerts classiques ou de jazz sont également offerts au public certains soirs.

    Site web des Musiques en été

Casino Théâtre

Présentation

Le Commun
© Sandra Pointet

Le Commun est un espace culturel de la Ville de Genève, situé au Bâtiment d’art contemporain, et attribué pour la réalisation d’expositions et de manifestations dans le domaine de l’art contemporain, de la performance et des projets pluridisciplinaires.


Agenda 2017/2018 archives de la programmation

Rosa Brux

Essayer encore, rater encore, rater mieux

Vernissage jeudi 13 septembre, 18h
Exposition du 14 septembre au 7 octobre 2018, du mardi au dimanche, 11h–18h

Une exposition de Rosa Brux en collaboration avec les Archives contestataires

En associant archives militantes et pratiques artistiques, l’exposition Essayer encore, rater encore, rater mieux est l’occasion de s’interroger sur les liens sensibles et conceptuels entre art et activisme. Elle permet également de reconsidérer l’actualité de luttes passées.

Avec: Messageries Associées, Studios Lolos, A26n, Pauline Boudry et Renate Lorenz, Carole Roussopoulos, Diane Spodarek, Théâtre de l’Atelier, Galerie Aurora, Tréteaux Libres, Thomas Hirschhorn, Groupe 5, François Bertin, Carlo Tacconi, Théâtre mobile, Patricio Gil Flood, Groupe Halosis, Librairie la Dispersion, Tamas St. Auby, Interfoto, Pierre Biner, Vincent de Roguin, Narcisse Praz, Thomas Perrodin, Gaby Kocher, Enrico Gastaldello, Ramaya Tegegne, Daniel Vittet, Gérald Ducimetière, Galerie Gaëtan, Léo Bachiri Wadimoff, Jeannet…

Débat «Où en sommes nous avec le droit des artistes?»
Mercredi 26 sept. 2018, 18h30
plus d’infos : www.rosabrux.org

«Balade guidée», Marie-Hélène Grinevald
Dimanche 23 sept. 2018, 15h depuis Le Commun
plus d’infos : www.rosabrux.org

Pour faire face à l’inertie et au conformisme d’institutions dans lesquelles différents mouvements indépendants ne se reconnaissent pas, de nombreuses initiatives s’organisent à Genève, afin de construire et d’expérimenter de nouvelles formes de luttes et d’alternatives. Des années 60 jusqu’à la fin des années 80, dans un contexte souvent tendu entre les autorités d’une part, et les milieux artistiques et militants d’autre part, une pléthore d’actions voient le jour. Le Mouvement de libération des femmes (MLF) genevois propose des cours de self-help offrant aux femmes la possibilité d’examiner elles-mêmes leur corps et d’échapper ainsi au patriarcat ; des lieux d’expositions autogérés (Galerie Aurora, les Messageries Associées), précurseurs des artists-run spaces, apparaissent sans le soutien des musées officiels ; des mobilisations pour un Centre autonome entendent prendre le contrôle d’une institution existante. De l’occupation de la Maison des jeunes de Saint-Gervais par la troupe de théâtre les Tréteaux Libres à la grève déclenchée au Musée Rath en 1980 par l’association d’artistes «A26N», en passant par les luttes d’État d’Urgence et de l’Usine, la mésentente avec les autorités est manifeste. Dans ce contexte, des zones de sensibilités communes émergent entre pratiques de l’art et activismes. Évoquant les formats employés par l’avant-garde conceptuelle, des cartes teintées d’humour caustique sont diffusées par les milieux militants pour lutter contre le viol, tandis que le groupe Studios Lolos contribue au mensuel de contre-information «Tout va bien». La liste est encore longue tant l’effervescence de ce que l’on nommera bientôt en Suisse les «années 68» provoque l’éclosion de nombreuses pratiques radicales, transversales et novatrices.

Dans le cadre de l’exposition, Rosa Brux et les Archives contestataires s’unissent pour agencer les relations complexes qui relient des documents produits par des actions militantes et des pièces issues de processus artistiques. L’exposition désire ainsi prolonger les perspectives de transversalité initiées par les mouvements des «années 68». À rebours d’un best of des postures artistiques qui constituerait en quelque sorte une approche anthologique de l’art de cette période, l’exposition prend le parti pris de privilégier des formations artistiques dont la particularité est d’avoir entretenu un lien avec les milieux contestataires. Les sources iconographiques et documentaires présentées au Commun exhument quant à elles des aspects refoulés, négligés ou simplement oubliés de l’histoire contestataire. La richesse de ces ressources conservées par des militant·e·s dans un fonds d’archives associatif (les Archives contestataires) continue de nous surprendre tant par la densité que par la qualité de la réflexion qu’elles soulèvent, en créant des résonances avec les problématiques actuelles qui vont au-delà du contexte local genevois.

Si les pratiques artistiques des «années 68» se proposaient d’utiliser la critique comme instrument d’une prise de conscience dans une perspective d’émancipation, comment peut-on rendre cette approche encore effective de nos jours, lorsque la critique du système est devenue un élément du système lui-même? Qu’entendons-nous par «art politique»? Si l’art a souvent été discrédité comme fatalement condamné à l’inefficacité, des pratiques récentes persistent malgré tout à rendre cet «agir politique» encore possible lorsqu’elles déplacent dans le pré-carré de l’art des dossiers propres aux luttes sur les conditions de travail, aux queer studies ou l’histoire des contestations ; en en pointant la permanente redéfinition.

Inspiré d’une pensée célèbre de Samuel Beckett, le titre de l’exposition indique une volonté de rompre avec les catégories d’échecs et de succès trop souvent en jeu lorsqu’il s’agit d’évaluer les mouvements contestataires. Ce titre rend aussi hommage aux aléas de l’activité militante et aux micro-résistances de chaque jour qui œuvrent parfois à l’ombre d’actions collectives plus éclatantes. Comme l’affirmait en substance la militante Rosa Luxembourg, une révolution n’arrive jamais à temps, mais elle naît au travers de nombreuses tentatives prématurées qui constituent les conditions indispensables de la voir un jour à nouveau surgir.

Dans le prolongement de l’exposition, Rosa Brux collabore avec le cinéma Spoutnik pour présenter une série de documents en relation avec les années 68 à Genève. En associant film de fiction, film documentaire, film interdit et film d’artiste, cette anthologie propose de saisir les préoccupations d'une époque et de reconsidérer les luttes de la contestation genevoise.

Films
Jonas qui aura 25 ans en l’an 2000, Le pouvoir dans la rue, Haschich, Charles mort ou vif, Le fou, La salamandre, Alphabet anarchiste, Ghog: Un film tract, Swiss Graffiti, Quatre d’entre elles, Histoires d’A, Le Sang, Vive la mort, Cinétracts, Les printemps de notre vie

Cinéma Spoutnik
11, rue de la Coulouvrenière, 1204 Genève
Du 19 septembre au 30 septembre 2018

plus d’infos : www.rosabrux.org, www.spoutnik.info, Lien Facebook


Infos pratiques

Accès

Le Commun
Rue des Bains 28 - 1205 Genève / rez et/ou 1er étage

Bus 2, 19 – arrêt: Bains
Bus 1, 32 – arrêt: Ecole –Médecine
Tram 12, 15, 18 – arrêt: Plainpalais

chaise roulante Accès possible personnes en situation de handicap.

Contact

Pour tous renseignements administratifs :
9h-12h -14h-18h
FMAC, Rue des Bains 34 – 1205 Genève
Tel SEC/FMAC : 022 418 45 30
courriel: fmac@ville-ge.ch

Accès libre

Du mardi au dimanche, de 11h à 18h.


Historique

Le Commun, constitué de deux espaces d’expositions d’une surface totale de 600 m2, est situé dans le bâtiment d’art contemporain (BAC), à Plainpalais, au cœur du quartier des Bains.

La Ville de Genève a racheté cet ancien bâtiment industriel genevois appartenant à la SIP (société genevoise d’instruments de physique) en 1989. Cette acquisition a permis l’ouverture en 1994 du Musée d’art moderne et contemporain (Mamco) ainsi que l’accueil du Centre d’art contemporain (la Kunsthalle de Genève) et du Fonds municipal d’art contemporain (FMAC). Le Musée Jean Tua de l’automobile y est également installé jusqu’en 2005, au rez-de-chaussée et premier étage du bâtiment, côté 28 rue des Bains. Le projet BAC+3 prévoyait alors d’emménager dans ces espaces le Centre d’édition contemporaine, le Centre pour l’image contemporaine et le Centre de la photographie, regroupant ainsi toutes les institutions genevoises d’art contemporain. Dans les faits, seul le Centre de la photographie intègre effectivement le BAC en 2007. L’abandon de ce projet suscite la motion M-724 du Conseil municipal, qui demande que «d’autres entités ou institutions n’ayant pas de résidence au BAC puissent organiser des expositions ou manifestations dans l’ex-musée de M.Tua».

Le Conseil municipal vote ainsi en décembre 2008 la création d’une nouvelle ligne de subvention de 600'000 francs (550'000 francs depuis 2011) destinée à financer la production d'événements et d’expositions publics dans les espaces d’exposition nommés «Le Commun». Le FMAC, unité du Service culturel (SEC), gère la mise au concours des lieux ainsi que leur mise à disposition.

Le Commun accueille des manifestations et expositions régulièrement remarquées, gratuites et ouvertes à tous, en lien avec l’art contemporain. Les projets qui y prennent place peuvent ainsi se déployer dans un lieu non identitaire et modulable à souhait. Ce choix exemplaire - aucune autre ville de Suisse n’offre ce service- vise à promouvoir la diversité artistique et culturelle en favorisant les passerelles et les liens entre les différentes secteurs artistiques. Cet équipement participe pleinement de la politique culturelle de la Ville de Genève, attachée à promouvoir la scène locale et la création indépendante tout autant que les institutions.

Depuis 2009, le Commun accueille environ une dizaine de projets par année, dont des manifestations du département de la culture et du sport de la Ville de Genève (exposition des lauréat-e-s du Prix Kiefer Hablitzel, Prix suisse de la performance, MAC09, MAC11) ou d’institutions du BAC (50JPG, BIM), des événements récurrents comme Mapping, Festival Electron et des projets de jeunes artistes ou curateurs et curatrices, des projets d’art contemporain en lien avec la danse, la performance, l’architecture, les arts pluridisciplinaires et numériques.