
Du 21 avril au 16 septembre 2012 (dès le 20 avril à la BGE)
Vernissages les 19 avril à la Bibliothèque de Genève (BGE), 20 avril à la Fondation Martin Bodmer
et 21 avril à l’Institut et Musée Voltaire
Dès son premier Discours, et durant trois siècles, l’oeuvre comme la personne du citoyen de Genève ont suscité des jugements aussi passionnés que contradictoires. Si, aujourd’hui, les polémiques semblent s’être calmées, l’auteur des Confessions laisse rarement ses lecteurs indifférents. Lui-même l’avait prophétisé : «Vivant ou mort, il les inquiétera toujours.»
En retraçant la longue histoire des rapports tourmentés de Rousseau avec son public, contemporain
ou posthume, l’exposition se propose de mettre en valeur certains aspects particulièrement Répartie sur trois sites (Bibliothèque de Genève, Fondation Martin Bodmer, Institut et Musée
Voltaire), l’exposition présente de nombreux manuscrits autographes (en particulier de Rousseau
lui-même), des éditions originales ou rares, des peintures, gravures et affiches. Plus de renseignements sur www.fondationbodmer.org |

Du 24 avril au 15 juin 2012
| Ecole Internationale de Genève Salle Stereva Route de Chêne 62 1208 Genève Entrée libre |
L’éducation internationale et Jean-Jacques Rousseau consiste en une exposition qui a pour
thème l’influence des théories pédagogiques de Rousseau sur le développement et la pratique de
l’éducation internationale.
L’Ecole Internationale de Genève n’est pas étrangère à la pédagogie rousseauiste. L’Ecole a été fondée, entre autres, par Adolphe Ferrière et Elisabeth Rotten de l’Institut Rousseau (1912). Au cœur même de son enseignement elle en applique les grands principes depuis son origine tout en les adaptant à l’évolution de la pédagogie contemporaine. Le Diplôme du Baccalauréat International (IB), fondé en 1968 est né du développement d’un cours d’histoire internationale créé par un groupe d’enseignants de l’Ecole Internationale en 1963, en est l’un des vecteurs. En effet, près d’un million d’élèves, répartis dans plus de 3290 établissements scolaires dans le monde, suivent les programmes d’enseignement pour l’obtention de ce diplôme et expérimentent ainsi l’approche si unique de Jean-Jacques. Le tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau est l’occasion de raviver la conscience de l’influence de Rousseau sur l’éducation internationale et de la révéler aux élèves au moyen d’activités pédagogiques qui, en classe mais aussi en dehors, leur permettent de suivre les pas du Citoyen de Genève. Il s’agit probablement là d’une aventure originale dont le résultat sera exposé d’avril à juin 2012 sur le Campus de la Grande Boissière. Basée sur les nombreuses activités organisées tant par les professeurs que par les élèves de l’école, la visite sera articulée autour d’éléments tels qu’un parcours didactique, des projections de films et entretiens, des présentations d’affiches ou des calligrammes, etc. L’œuvre de Jean-Jacques sera présente tout au long de l’exposition sous différentes formes pour permettre au visiteur de remettre en question la vision qu’il a du monde qui l’entoure. Cette exposition permettra au visiteur, d’avril à juin, d’explorer les nombreuses facettes, qui sont parfois surprenantes, de l’éducation internationale qui place l’élève en son centre. Cette exposition a pour objectif d’illustrer les nombreux liens qui rattachent les pratiques et théories éducatives actuelles à celles de Jean-Jacques Rousseau. Elle s’articulera autour des principes fondamentaux issus du profil de l’apprenant du Baccalauréat International à l’aide de documents principalement développés par les élèves des différents campus de la Fondation de l’École Internationale de Genève dans leur découverte du monde, ainsi que de nombreuses références à l'histoire de l’École Internationale de Genève mais également à l'histoire de l’éducation internationale en général. Renseignements |

Du 25 au 29 avril 2012
| Salon international du livre et de la presse Palexpo Route des Batailleux 1218 Le Grand-Saconnex |
Le Salon international du livre et de la presse accueille du 25 au 29 avril 2012 une grande exposition
intitulée Mon Rousseau à moi. Placée sous la houlette de sa commissaire Berthe Juillerat, elle prend
la forme d’un parcours reliant différentes stations.
Conçues par le scénographe Pierre-Alain Bertola, toutes les stations font référence à un thème en relation étroite avec la vie ou l’oeuvre de Jean-Jacques Rousseau. Le visiteur est accueilli par un premier espace, Rousseau, une île, qui évoquera l’Ile Rousseau et servira de point de départ à ce qui s’assimilera, tout au long du parcours, à un véritable archipel. D’île en île, de découverte en découverte, le visiteur qui vient à sa rencontre trouvera ainsi en Jean- Jacques Rousseau un miroir, une porte, pour aller voir les choses et se regarder, regarder les autres ou le monde, avec des yeux différents. Cette exposition est destinée à tous les publics. Une place particulière est néanmoins faite aux personnes frappées d’un handicap permanent ou temporaire. De nombreuses animations sont également prévues à destination des jeunes publics : c’est ainsi qu’une chasse aux trésors est organisée par l’association Zig Zag Zoug. Informations sur www.salondulivre.ch |
![]() © Pierre-Alain Bertola |

Du 11 mai au 13 octobre 2012
| Patek Philippe Museum Rue des Vieux-Grenadiers 7 1205 Genève ma-ve 14h-18h, sa 10h-18h di-lu fermé |
Le Patek Philippe Museum et le Comité Européen Jean-Jacques Rousseau organisent conjointement au Patek Philippe Museum à Genève, une exposition intitulée Des montres signées Rousseau.
La famille du philosophe genevois compte plusieurs membres horlogers ou artisans travaillant dans Cette présentation de garde-temps provenant de collections particulières et d’institutions publiques Télécharger le communiqué de presse (pdf 344 ko) Renseignements : T +41 (0)22 807 09 10 ou www.patekmuseum.com |

Du 25 mai au 14 octobre 2012
vernissage le 24 mai 2012, 18h
| Conservatoire et jardin botaniques Chemin de l’Impératrice 1 1292 Chambésy Ouvert tlj 8h - 19h30 |
« Je raffole de la botanique: cela ne fait qu'empirer tous les jours. Je n'ai plus que du foin dans la tête; je vais devenir plante moi-même un de ces matins ». Lettre de Rousseau à d'Ivernois, 1er août 1765.
Ecrivain, philosophe et musicien, Jean-Jacques Rousseau a été aussi un botaniste enthousiaste, comme l'illustre ce passage de lettre adressé à un correspondant genevois. C'est tout particulièrement à partir de 1765 que le plus célèbre citoyen de Genève manifestera sa passion grandissante pour l'étude du monde végétal. L’exposition des Conservatoire et Jardin botaniques de la Ville de Genève, mettra en exergue la figure de Rousseau botaniste. Elle se présentera pour le visiteur sous la forme d'un parcours-promenade comportant onze postes à « thèmes » récapitulant l'activité de Jean-Jacques en botanique et présentée dans son contexte historique scientifique et social. Tour à tour seront évoqués ses rapports avec la thématique des jardins, du paysage alpin, de la botanique « exotique », des botanistes genevois et de la valeur utilitaire des plantes. Sa formation en botanique, comme son legs à l’histoire de cette discipline scientifique seront aussi commentés, de même que quelques-uns de ses écrits les plus célèbres sur le sujet comme ses Lettres élémentaires sur la botanique. Une large iconographie rassemblée spécialement pour l'occasion illustrera magnifiquement le propos de l’exposition. Deux postes « repos » permettront aux visiteurs de s'immerger dans l'écriture même de Rousseau, dans la sérénité de la nature humanisée du Jardin botanique. Cette immersion se fera soit au travers de la lecture libre et autonome de ses ouvrages, soit au travers de l'écoute de quelques passages célèbres tirés de ses écrits illustrés de musique Une pièce de théâtre, écrite par Catherine Fuchs et mise en scène par Cyril Kaiser pour sa compagnie du Saule rieur, sera montée dans le Jardin botanique, en nocturne et dès la mi-août 2012, autour de Rousseau et sa botanique. Un événement à ne pas manquer qui se prolongera jusqu’à la mi-septembre dans notre écrin de verdure voué à la conservation et à l’interprétation du monde végétal. Renseignements |

Du 4 juin au 30 septembre 2012
| Parc de la Perle du Lac Rue de Lausanne 1201 Genève Entrée libre |
Quelles relations entretenait Rousseau avec les sciences ?
On devine la complexité de ce lien à la lecture de son Discours sur les sciences et les arts – violente diatribe contre ces dernières qui éloignent les hommes de la vertu –, d’autant que le philosophe a lui-même pratiqué certaines disciplines scientifiques. Cette ambivalence serait-elle liée à son éducation genevoise ? Ces interrogations invitent à se pencher sur le milieu scientifique de sa ville natale, sur son développement et sa structuration de la fin du 17e siècle au début du 19e siècle. Cet espace d’environ cent cinquante ans se parcourt à travers les figures emblématiques d’une douzaine de savants. Il débute par l’arrivée officielle des sciences à Genève avec Jean-Robert Chouet et la mise en place de conditions favorables à leur développement, comme la création des premiers postes académiques pour des scientifiques, qui permettent l’essor des chercheurs de la génération de Rousseau, tels Gabriel Cramer, Jean-Louis Calendrini ou Jean Jallabert, et l’arrivée de ceux un peu plus jeunes comme Charles Bonnet ou Jacques-André Deluc. Certains d’entre eux auront un contact direct avec lui et adhéreront – ou non – à sa vision du monde, tout comme leurs successeurs, qu’il s’agisse de Horace-Bénédict de Saussure, de Marc-Auguste Pictet ou d’Henri-Albert Gosse. L’impact de Rousseau sur le milieu scientifique genevois qui lui est contemporain et sur la génération suivante est variable, il dépend peut-être des disparités de statut social des chercheurs – fils de patriciens ou d’artisans –, mais il s’inscrit incontestablement dans l’histoire générale de la ville. Renseignements |

Du 15 juin 2012 au printemps 2013
vernissage le 14 juin 2012, 18h
| MEG Conches Musée d’ethnographie de Genève Chemin Calandrini 7 1231 Conches ma-di 10h-17h, lu fermé |
«Quand on veut étudier les hommes, il faut regarder près de soi ; mais pour étudier l’homme, il faut apprendre à porter sa vue au loin.»
L’exposition C’est de l’homme que j’ai à parler, Rousseau et l’inégalité confronte le visiteur à un moment-clef de la construction des grands récits qui participent aujourd'hui encore à notre connaissance de l’homme. Le propos prend sa source dans le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes. Avec ce texte que Lévi-Strauss considérait précurseur de l’anthropologie et de l’ethnologie modernes, Jean-Jacques Rousseau livre un point de vue neuf sur la nature humaine et sur la vie en société. Pour qui réfléchit sur les inégalités – inégalités sociales ou inégalités entre les peuples –, sa réponse est plus que jamais d’actualité : «vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous et que la terre n’est à personne». Rousseau, à qui le mythe d'une Helvétie idéalement égalitaire doit tant, prend aussi position sur la colonisation, notamment à travers le livret d'un opéra inachevé qui met en scène Christophe Colomb. La génération qui suit la sienne, à la fin du XVIIIe siècle, contestera vigoureusement l'esclavage des Noirs africains, mais l'écrivain aura déjà contesté le mépris dans lequel est tenue la «Négritie». A l'époque, les récits de voyage plus ou moins légendaires et leurs illustrations nourrissent la pensée de l'homme et des «variétés humaines». On discute des Hottentots, des Caraïbes, des coutumes et des religions de «tous les peuples», sans oublier d'y inclure le christianisme. Les premières récoltes d'objets annoncent la passion européenne pour la mise en musée de l'Autre. C'est l'occasion de réfléchir à l'articulation des différences et de l'égalité des cultures. Rousseau sait d'ailleurs aussi nous introduire à une interrogation sur notre capacité à entendre – au sens propre – les différences, en confrontant des airs chinois, suisse, canadien ou persan. Une scénographie suggestive, présentant trésors et curiosités de nos collections européennes et extra-européennes, et intégrant des créations artistiques, donne vie à ces thèmes. Le parcours commence par rendre sensible la hiérarchie sociale de la société genevoise que Rousseau a connue dans son enfance, alors que les lois somptuaires organisaient la distinction des statuts. Le visiteur est ensuite emporté jusqu'aux Iles du Pacifique en passant par les Alpes et par l’Orient. A chaque étape, l'exposition met Rousseau en résonance avec ses contemporains pour interroger notre présent. Renseignements |
Du 16 octobre 2012 au 2 mars 2013
vernissage le 15 octobre 2012, 18h30
l s’agit dans cette exposition d'examiner quelques-uns des aspects du Jean-Jacques Rousseau
«musicien», mais aussi de voir quel fut son impact dans la production musicale en Suisse romande.
Rousseau commence en effet par proposer un nouveau système de notation musicale ; il participe Mais Rousseau nous intéresse aussi grâce à l’influence qu’il a eue sur le plan musical, notamment en Suisse romande. Plusieurs noms peuvent être évoqués : ainsi Emile Jaques-Dalcroze ou Jean Balissat, à qui l’on doit une Promenade avec Jean-Jacques Rousseau pour ensemble à cordes. La création de l’opéra de Philippe Fénelon sur un livret de Ian Burton, «JJR (Citoyen de Genève)» au Bâtiment des Forces Motrices à Genève, est d’ailleurs l’occasion d’initier une vaste réflexion sur Rousseau comme objet d’inspiration musicale. Dans le cadre des activités de la Bibliothèque musicale est proposée, les 24 et 25 octobre 2012 au
Théâtre de la Cité Bleue, une production de Pygmalion, scène lyrique que Jean-Jacques Rousseau
avait composée dès 1762, et que les organisateurs du bicentenaire de sa naissance avaient de nouveau
proposée, le 28 juin 1912, dans le parc de l’Ariana. L’orchestre de l’Opéra Studio de Genève Informations sur www.ville-ge.ch/bge |

Du 28 juin au 16 septembre 2012
vernissage le 27 juin 2012
| Le Rath Place Neuve 2 1204 Genève ma-di 10h-18h, sauf me 10h-20h lu fermé |
« […] Au fond du vallon qui sert à la fois de garenne et de pâturage, on entend murmurer un ruisseau qui d'une montagne voisine vient couler parallèlement à la maison, et dont les petits détours, les cascades, sont dans une telle direction que des fenêtres et de la terrasse l'oeil peut assez longtemps suivre son cours. Le vallon est garni, par places, de rochers et d'arbres où l'on trouve des réduits délicieux et qui ne laissent pas de s'éloigner assez de temps en temps du ruisseau, pour offrir sur ses bords des promenandes commodes à l'abri des vents et même de la pluie, en sorte que par les plus vilains temps du monde je vais tranquillement herboriser sous les roches avec les moutons et les lapins. […] »
Correspondance de Jean-Jacques Rousseau - Extrait de la Lettre à Mme de Luze (Wootton, samedi 10 mai 1766).
Jean-Jacques Rousseau a développé une vision très particulière du paysage. De ses voyages et de ses promenades, il tire de nombreuses observations liées aux reliefs, à la météorologie ou encore à la botanique. Il mène également une réflexion philosophique, attribuant à chaque paysage des valeurs qui lui sont propres et décrivant ses particularités ainsi que ses qualités. Loin de l’image d’une nature dangereuse et source d’inquiétude comme celle conçue par ses contemporains, il contemple ses différentes manifestations avec admiration et éprouve de multiples émotions à son contact. Cette nouvelle approche constitue une transition entre une vision topographique du paysage et l’avènement du paysage comme source d’émotions. Elle trouve sa place en premier lieu dans les textes de Rousseau pour être ensuite reprise par les graveurs et artistes qui la diffusent à travers l’Europe. L’exposition soulignera ainsi l’interaction entre la littérature et l’art, retraçant son évolution dans des pays comme l’Allemagne, l’Italie, la France l’Angleterre ou encore la Suisse, et illustrera l’importance de l’œuvre graphique dans ce domaine. En accordant une place prépondérante à l’image imprimée, l’exposition sera dédiée à cette transformation de la perception du paysage, entamée par Rousseau. Elle s’inscrit dans le concept de ses promenades, à savoir le déplacement lent de l’observateur et sa perception aiguisée d’un lieu inconnu ou d’une région particulière à fort potentiel émotionnel. Conçue comme un parcours thématique dans l’Europe du 18e siècle, elle permettra au visiteur de découvrir, à travers l’estampe, cette évolution, que l’on remarque notamment dans les représentations de la montagne, de la campagne, de l’eau ou encore de l’air. Renseignements |
| Maison Tavel Rue du Puits-Saint-Pierre 6 1204 Genève ma-di 10h-18h lu fermé |
Musée d’art et d’histoire Rue Charles-Galland 2 1206 Genève ma-di 10h-18h lu fermé |
Les Musées d’art et d’histoire proposent tout au long de l’année un programme d’accueil thématique au sein de leurs collections pour replacer Rousseau dans son époque et mettre en perspective le dix-huitième siècle.
Au printemps, c’est la Maison Tavel qui est à l’honneur avec une série de rencontres et de visites, en collaboration avec l’Association pour l’étude de l’histoire régionale. En été, c’est autour de l’exposition du Rath que les visiteurs sont invités à explorer les liens entretenus par Rousseau avec l’art du paysage. A l’automne enfin, c’est au Musée d’art et d’histoire que petits et grands remonteront le temps jusqu’au dix-huitième siècle pour découvrir costumes, divertissements, arts de la table, musique et vie de salon. Le programme, mois par mois, sur www.ville-ge.ch/mah |