
Les 27 et 31 janvier 2012, à 20h et le 29 janvier 2012, à 15h
| Grand Théâtre de Genève Place de Neuve 5 1204 Genève |
Pour dignement fêter le tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau, le Grand Théâtre propose dans le cadre des festivités 2012 Rousseau pour tous une double production de deux micro-opéras qui ont marqué la carrière de notre philosophe.
En 1733, Gianbattista Pergolesi a 23 ans. Il insère dans un opéra tragique de sa composition, aujourd'hui bien oublié, une parenthèse comique ou «intermezzo» pour permettre à son public napolitain de souffler un peu. La popularité de La Serva padrona (La Servante maîtresse) fut telle qu'une troupe italienne la jouait encore à Paris, en 1752, devant un Jean-Jacques Rousseau de 40 ans, déjà fervent partisan des «bouffons» italiens. Le public parisien se divise en deux clans: d'un côté, les partisans de la tragédie lyrique française grandiloquente, représentée alors par Jean-Philippe Rameau, et les sympathisants de l'opéra-bouffe italien dans le style de La Serva padrona. Pour animer cette «Querelle des bouffons», Rousseau écrira et composera un petit «intermède», Le Devin du village, pour la cour royale. Sans vraiment égaler Pergolèse et les compositeurs italiens, Rousseau va néanmoins inaugurer un nouveau genre d'opéra dont le naturel et la simplicité trancheront avec la richesse harmonique un peu sclérosée de la tragédie en musique. Les trente années entre ces deux œuvres sont le moment où l'opéra va muer de sa peau baroque en un genre plus moderne. Si Rousseau a voulu imiter Pergolèse ; le plus illustre imitateur de Rousseau avec son propre hommage au Devin (Bastien und Bastienne, 1768), sera le jeune Mozart. La Serva padrona de Giovanni Battista Pergolesi (1710-1736) Le Devin du village de Jean-Jacques Rousseau (1712-1178) Colin et Colette s'aiment, mais leur amour est assombri par des soupçons mutuels: elle le voit fréquenter de trop près une femme plus âgée et lui pense qu'elle fricote avec un monsieur de la ville. Chacun de leur côté, ils se rendent auprès de la figure étrange et ambigüe du Devin, qui va les duper pour mieux encourager leur amour. Consulter le dossier de presse (pdf 1.4 mo) Renseignements et réservation |
![]() © Grand Théâtre de Genève |

Mardi 21 février 2012, à 20h30
| Bâtiment des Forces Motrices Place des Volontaires 2 1204 Genève |
Dans le cadre des célébrations du tricentenaire de Jean-Jacques Rousseau que Genève fêtera en grande pompe, voici un concert placé sous le signe de la « scène lyrique». Le Pygmalion de Rousseau comme La Mort de Cléopâtre de Berlioz sont appelés «scènes lyriques», mais cette étiquette commune désigne des réalités bien diverses. Rousseau crée avec son Pygmalion un genre nouveau: le mélodrame, qui consiste en un texte déclamé sur une trame musicale.
Berlioz pratiquera aussi le mélodrame, mais sa Mort de Cléopâtre ressemble plutôt à une scène d’opéra. Cette œuvre est une des « cantates dramatiques » composées par Berlioz pour le fameux Prix de Rome, qu’il ne gagnera que l’année suivante. Tant mieux pour nous, qui devons à l’aveuglement du jury quatre autres cantates intensément romantiques, dont cette Cléopâtre à qui la grande soprano Manon Feubel prêtera sa voix de flamme. Entre ces deux « scènes lyriques » françaises, la Symphonie parisienne de Mozart ne se trouvera pas trop dépaysée, elle qui fut créée à Paris en 1778, l’année même où y mourait Jean-Jacques Rousseau. Hjördis Thébault, soprano (en remplacement de Manon Feubel) Jean -Jacques Rousseau (1712-1778) Pygmalion
Renseignements et réservation Catégorie B T. billetterie : 022 807 17 90 Consulter le dossier de presse (pdf 128 ko) Entre-nous Pour toutes celles et tous ceux intéressés par ces rencontres, nous vous demandons de nous écrire à entre-nous@locg.ch afin que vous puissiez figurer sur notre listing. Attention, les places sont limitées ! Renseignements et réservation |
![]() © L'Orchestre de Chambre de Genève |
Lieu et date à confirmer
Découvrez l’univers sonore de Rousseau et la manière dont il a lui-même vécu la musique à travers
ce concert qui réunit les pièces qu’il a pu entendre et des lectures d’extraits tirés de ses textes
autobiographiques sur la musique.
On n’estime pas assez le Rousseau musicien. S’il fut un théoricien en la matière, si ses idées sur
celle-ci sont encore dans les manuels d’histoire musicale, il fut aussi un compositeur important et
un grand mélomane. Rousseau s’est occupé de musique sa vie durant. A côté des fameux textes qui
forment ses théories, il a laissé, dans ses écrits autobiographiques et dans sa correspondance, des
textes qui témoignent d’un rapport très vif à ce thème. Des périodes qu’il a passées en Italie dans sa
jeunesse, en passant par la vie musicale à Paris, jusqu’à la retraite de la vieillesse, c’est un tableau
passionnant de la musique du dix-huitième siècle qui se dessine.
L’ensemble baroque norvégien Lux Borea se joint au comédien suisse Pierre-Alain Clerc pour assurer
ce voyage à travers le monde musical du citoyen de Genève. Au-delà du Devin du village, c’est un
itinéraire fascinant, qui retrace à la fois la virtuosité de la musique italienne et l’élégance maniérée
de sa consoeur française que Rousseau n’a jamais vraiment pu quitter.
Les 11, 13, 16, 18, 20 , 22 et 24 septembre 2012
| Bâtiment des Forces Motrices Place des Volontaires 2 1204 Genève |
Le Grand Théâtre de Genève ouvre la saison 2012-2013 par une création mondiale consacrée à
Jean-Jacques Rousseau : «JJR (Citoyen de Genève)».
Depuis de longs mois, le projet a été confié à une équipe artistique formée du compositeur Philippe Fénelon, du librettiste Ian Burton et du metteur en scène Robert Carsen. Grâce à la complicité de Radu et Miruna Boruzescu, ils contribuent aux festivités de 2012 Rousseau pour tous en offrant leur vision qui convoque les trois âges de la vie du philosophe et musicien genevois, et qui est le reflet de sa modernité.
Philippe Fénelon, le compositeur, écrit : «La forme libre et atypique, le déroulement de la mélodie Il s’agit d’un opéra en un acte regroupant des scènes qui expriment la liberté d’une pensée qui s’est «Il faut assurément que je sois né pour cet art, puisque j’ai commencé de l’aimer dès mon enfance, Robert Carsen, mise en scène Réservations : T +41 (0)22 418 31 30 ou billetterie@geneveopera.ch |
Les 22, 23 novembre 2012, à 20h30
et les 24, 25 novembre 2012, à 17h
| Théâtre Cité Bleue Avenue de Miremont 46 1206 Genève |
Tic Tac Rousseau propose une approche fraîche, légère et lumineuse de l’illustre écrivain genevois. Un petit orchestre joue de la musique de rue, des ruptures laissent entrevoir de grandes aspirations, vite chassées par les coups de la destinée. Des symboles, une «atmosphère», la recherche de sons nouveaux, d’harmonies subtiles, de visions intérieures sont au programme de cette création.
La musique donne l’occasion aux violon, guitare, basson, flûtes à bec de côtoyer feuillages, coquillages, fruits secs, lithophone, carillon ou tam-tam. Le livret met en scène le premier livre des Confessions. Le titre de l'opéra est emprunté à Rousseau lui-même, qui raconte ses amours enfantines avec Mlle Goton : «j'entendis, en passant à Coutance, des petites filles me crier à demi-voix : Goton tic tac Rousseau». Six chanteurs et un comédien manipulent les marionnettes. Les personnages qui tournent autour de Jean-Jacques avancent à tâtons, à la façon des lumières ou des ombres. Un accessoire interactif surprise, qu'il peut emporter comme souvenir, est distribué au public à chaque représentation. Un spectacle dense et coloré, à la ligne tendue mais légère. Pour petits et grands. Jean-Marie Curti, musique Réservations : T +41 (0)22 792 01 66 |
Les 24 et 25 octobre 2012
| Théâtre Cité Bleue Avenue de Miremont 46 1206 Genève |
Dans le cadre de l’exposition Nota Bene : de la musique avec Rousseau, une production de Jean-Jacques Rousseau est proposée au Théâtre de la Cité Bleue. Pygmalion, une scène lyrique composée dès 1762, et que les organisateurs du bicentenaire de la naissance de Rousseau avaient déjà proposée, le 28 juin 1912, dans le parc de l’Ariana. L’orchestre de l’Opéra Studio de Genève sera dirigé par Jean-Marie Curti.
Réservations: T +41 (0)22 792 01 66
Lieu et date à confirmer
En son temps, Le Devin du village du Rousseau musicien fit fureur ! Aujourd’hui, pourtant, on ignore
l’incroyable réception de son opéra, qui se trouve à l’origine de toute une série d’oeuvres directement
inspirées par son canevas
Parmi celles-ci, une parodie de Mme Favart, donnée sur les théâtres de foire de Paris, un opéra en
russe joué à la cour de Catherine II, ou encore l’oeuvre fraîche et charmante d’un jeune compositeur
de 12 ans… Mozart ! Mais la récolte ne s’arrête pas en si bon chemin, et le public sera bien surpris de
découvrir les versions anglaise, québécoise, et même créole de l’intermède de Rousseau !
L’occasion est rêvée de faire dialoguer tous ces livrets de manière ludique et décalée au sein Le caractère inédit de ces découvertes (la plupart de ces oeuvres sont données pour la première fois Une proposition de l'Association HorsPortée |