Vocal

Dimanche 31 octobre 2010 17h

ENSEMBLE CANTATIO

JOHN DUXBURY direction

BÉNÉDICTE TAURAN soprano

MICHAELA SELINGER alto

JAN KOBOW ténor

STEPHAN MACLEOD basse

Jean Sébastien Bach (1685-1750)
Messe en si mineur, BWV 232

Un monument ! La Messe en si mineur de Jean Sébastien Bach en est un avec l’impressionnant portique de son Kyrie, la majesté de son Gloria, la ferveur de son Credo, l’élévation de son Sanctus et le firmament de son Agnus Dei. Un monument dont la composition des différentes parties s’étend sur un quart de siècle et une oeuvre que Jean Sébastien Bach n’entendit jamais intégralement. Il faut des artistes d’exception et un savoir musicologique sans faille pour rendre justice à ce joyau de l’art choral du XVIIIe siècle. L’Ensemble Cantatio, son chef et les solistes de ce concert attestent de toutes ces compétences. Un bonheur !

Chambre

Dimanche 21 novembre 2010 17h

ANGELIKA KIRCHSCHLAGER mezzo soprano

KAMMERORCHESTER BASEL

PAUL McCREESH direction

Franz Schubert (1797-1828)
Rosamunde, ouverture

Franz Schubert
transcriptions de Lieder
Geheimes, D 719 (Bren Plummer)
Der Wegweiser, D 911 (Anton von Webern)
Du bist die Ruh, D 776 (Anton von Webern)
Ganymed, D 544 (Kurt Gillmann)
Rastlose Liebe, D138 (Bren Plummer)
An die Musik, D 547 (Max Reger)
Der Erlkönig, D 328 (Max Reger)

Johannes Brahms (1833-1897)
Symphonie no 2 en ré majeur, op. 73

L’envoûtante Angelika Kirchschlager honore une fois de plus de sa présence, de sa voix et de sa personnalité si attachante un concert du dimanche. Pour interpréter Schubert à qui des compositeurs aussi différents que Reger et Webern ont rendu hommage en orchestrant quelques-uns de ses Lieder. Une démarche fructueuse, tant la musique de Schubert appelle des colorations instrumentales pour ce qui constitue parfois de vraies saynètes dramatiques. Des variétés d’éclairage que l’on trouve tout au long de la 2e Symphonie de Johannes Brahms, dont on a pu dire qu’elle était sa « Pastorale » avec tout le charme, l’entrain, la tendresse aussi et la joie robuste que ce terme suggère. En effectif restreint par rapport aux habituels grands orchestres symphoniques qui parfois épaississent le trait, l’Orchestre de Chambre de Bâle fait ressortir l’alacrité du propos.

Orgues

Dimanche 12 décembre 2010 17h

LIONEL ROGG orgues

Jean Sébastien Bach (1685-1750)
Prélude en mi bémol, BWV 552
Choral «Schmücke dich, o liebe Seele», BWV 654
Fugue en mi bémol, BWV 552

Jehan Alain (1911-1940)
Deuxième Fantaisie

Olivier Messiaen (1908-1992)
Les Oiseaux et les Sources
(de la Messe de la Pentecôte)

Franz Liszt (1811-1886)
Fantaisie et fugue sur «Ad nos, ad salutarem undam»

Fidèle à Jean Sébastien Bach, Lionel Rogg nous offre un grand choral et un prélude et fugue qui entraînent immédiatement l’auditeur vers la plus haute spiritualité.
Les autres pièces du programme ne sont pas en reste, qu’elles soient signées Alain, Messiaen ou Liszt et même si les styles en sont très différents ! La connaissance qu’a Lionel Rogg de chacun des compositeurs et de leurs oeuvres démontre aussi les correspondances qu’il y a entre les époques, les écoles, les individus. Et c’est encore une leçon magistrale qu’il nous donne, de musique certes, mais d’humanisme aussi !

Orgues

Dimanche 16 janvier 2011 17h

DAVID TITTERINGTON orgues

Edward Elgar (1857-1934)
Allegro maestoso, premier mouvement de la Sonate pour orgue n° 1
en sol majeur op. 28 (1895)

Jean Sébastien Bach (1685-1750)
Chaconne extraite de la Partita n° 2 en ré mineur BWV 1004
(transcription pour orgue de William Thomas Best)

Petr Eben (1929-2007)
Moto Ostinato et Finale, extraits de «Sunday Music» pour orgue (1958)

Alfred Hollins (1865-1942)
A Trumpet Minuet pour orgue

Charles-Marie Widor (1844-1937)
Allegro vivace, Adagio et Toccata,
extraits de la Symphonie pour orgue n° 5 en fa mineur op. 42 n° 1 (1880)

David Titterington nous vient d’Angleterre. C’est à Oxford qu’il a étudié avant de franchir la Manche pour quérir à Paris un Premier Prix à l’unanimité avec les félicitations du jury dans la classe de Marie-Claire Alain. Depuis un quart de siècle, il enchante les publics de Tokyo à Sydney en passant par Londres ou le Schleswig-Holstein. Ce professeur à la Royal Academy of Music de Londres et à l’Académie Ferenc Liszt de Budapest, amoureux de Venise, de sa lumière, de son architecture et de son atmosphère, de la cuisine thaï et de la musique de Richard Wagner, se distingue aussi par ses programmes qui sortent des sentiers battus et où figurent souvent des compositeurs de notre temps qui ont écrit pour lui : Petr Eben, Stephen Montagüe, Diana Burrel, Lionel Rogg... La preuve par l’acte, ce soir !

Symphonique

Dimanche 6 février 2011 11h

ORCHESTRE DE LA SUISSE ROMANDE

ZDENĔK MÁCAL direction

SOL GABETTA violoncelle

Bedřich Smetana (1824-1884)
«Par les prés et bois de Bohème »,
4e poème symphonique, extrait de Ma Patrie (Má Vlast)

Antonín Dvořák (1841-1904)
Concerto pour violoncelle et orchestre en si mineur, op. 104

Des champs en plein soleil, des sous-bois en clairs-obscurs, des danses paysannes aux rythmes savoureux, telle est la Bohème que Smetana dépeint dans un élan patriotique dont la sincérité émeut. En fait, dans son Concerto pour violoncelle, Dvořák ne fait pas autre chose qu’évoquer lui aussi sa patrie après quelque trois années de séjour en Amérique. D’où ce léger voile nostalgique qui sied si bien à un tempérament slave et à la musique qui l’exprime. Zdeněk Mácal est tchèque et Sol Gabetta est née en Argentine de parents franco- russes : tout ce qu’il faut pour faire vibrer les harmonies et les rythmes qui prennent naissance au plus profond des âmes sensibles.

Vocal

Dimanche 27 février 2011 17h

ENSEMBLE VOCAL DE LAUSANNE

LES CORNETS NOIRS

MICHEL CORBOZ direction

ANA QUINTANS soprano

ANA MARIA PINTO soprano

FERNANDO GUIMARÃES ténor

VALERIO CONTALDO ténor

Claudio Monteverdi (1567-1643)
Vespro della Beata Vergine

«Les Vêpres» de Monteverdi ou l’opéra à l’église ! Il n’a pas fallu attendre Verdi et son fameux Requiem pour que musique liturgique et musique lyrique fusionnent : Monteverdi l’avait déjà fait deux cent cinquante ans auparavant. Car c’est bien l’écriture «opératique» de l’«Orfeo» de 1607 que l’on retrouve dans «Les Vêpres» de 1610. Sur les textes liturgiques, voix solistes et instruments confèrent au discours musical une force dramatique incroyable. On vit les psaumes, les hymnes, les antiennes, les concerti et le Magnificat comme autant de scènes dans des décors changeants où les sentiments s’expriment avec la plus grande subtilité et une suprême élégance. Merci, Michel Corboz, pour l’anniversaire que vous avez fêté il y a quelques jours, de nous offrir un tel cadeau !

Symphonique

Dimanche 13 mars 2011 17h

ORCHESTRE SYMPHONIQUE GENEVOIS

HERVÉ KLOPFENSTEIN direction

TEDI PAPAVRAMI violon

Johannes Brahms (1833-1897)
Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, op. 77
Symphonie no 4 en mi mineur, op. 98

Le célèbre critique musical anglais Bernard Shaw classait le Concerto pour violon de Brahms parmi les «concertos réglementaires» avec ceux de Beethoven, Bruch, Mendelssohn et Saint-Saëns ! Non pas qu’il le considérât comme routinier ou ennuyeux ainsi que certains textes légaux peuvent l’être, mais bien parce qu’il a sa place parmi les grandes oeuvres que tout violoniste digne de ce nom doit jouer et tout mélomane soucieux de son équilibre interne doit consommer régulièrement ! Il faut à ce chef-d’oeuvre une voisine tout aussi belle : la 4e Symphonie remplit magnifiquement ce rôle avec ses contrastes, ses émotions et son lyrisme dont l’expression repose sur une construction d’un classicisme aussi rigoureux que vigoureux. Et bravo aux musiciens de l’OSG d’embellir de la sorte leur répertoire !

Symphonique

Dimanche 3 avril 2011 17h

L‘ORCHESTRE DE CHAMBRE DE GENÈVE

JEAN DEROYER direction

LAURENT NAOURI baryton

Francis Poulenc (1899-1963)
Sinfonietta

Maurice Ravel (1875-1937)
Don Quichotte à Dulcinée

Jacques Ibert (1890-1962)
Don Quichotte

Francis Poulenc
Chansons villageoises

Voici de Ravel à Poulenc en passant par Ibert quelques beaux exemples de musique française, de son raffinement, de sa délicatesse et de son humour aussi ! Au centre du débat, si l’on peut dire, les partitions que Ravel et Ibert ont composées, en ignorant qu’ils étaient concurrents, pour le film Don Quichotte de Georg Wilhelm Pabst. Sept morceaux (trois pour Ravel et quatre pour Ibert) d’une richesse mélodique inégalée évoquant avec autant de pudeur que de subtilité «El ingenioso Hidalgo Don Quijote de la Mancha». Une magnifique leçon de musique, de littérature, de poésie et de philosophie, car si tous les livres ont tué Don Quichotte, il suffit d’un pour qu’il vive !