La thématique de la Semaine de l’égalité 2022 en Ville de Genève est «genre, corps et tabous»!

Quelles sont les normes de genre qui enserrent les corps? En quoi la condition sociale des femme-x-s est-elle particulièrement déterminée par leurs corps ? Pourquoi les menstruations sont-elles considérées comme «sales»? L’intime est-il politique? Comment construire un rapport à soi et à son corps sain et libéré des carcans sociétaux?

Entre dégoût, tabou et hyper-sexualisation, le corps des femme-x-s reste encore aujourd’hui un objet de contrôle social et le terrain de nombreux débats. Afin d’explorer ces questions et bien d’autres encore, l’édition 2022 de la Semaine de l’égalité en Ville de Genève invite la population genevoise à se pencher sur les enjeux et les tabous liés aux corps et au genre.

Du 5 au 13 mars 2022, les Bibliothèques municipales, le Service Agenda 21-Ville durable et leurs partenaires proposent une programmation originale ainsi qu’une bibliographie thématique afin de briser les tabous qui entourent aujourd’hui encore les corps féminins.

Cette thématique 2022 s’inscrit dans le cadre de l’engagement de la Ville de Genève pour lutter contre la précarité menstruelle : un projet pilote de distributeurs de produits menstruels gratuits a été mis en place à l’automne 2021 et des actions de médiation sont développées pour déconstruire les tabous qui persistent autour des règles. Plus d’informations sur www.geneve.ch/stop-precarite-menstruelle.

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Flyer
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Graphisme: olga-olga.ch

Quiz «genre, corps et tabous»

  1. En quelle année le clitoris a-t-il enfin eu sa première description complète?

    Essaie encore!

    Essaie encore!

    Exact! C’est en 1998 que l’urologue australienne Helen E. O’Connell publie ses premiers articles scientifiques issus de ses recherches sur l’anatomie du clitoris, alors que son existence était connue depuis le Moyen-Âge! C’est au tournant du XIXe siècle que le clitoris devient un tabou et disparait même des dictionnaires jusqu’en 1970! Sources : Sylvie Logean, Le Temps, «La lente réhabilitation du clitoris»

  2. Quel est le coût, en Suisse, des protections menstruelles, sur toute une vie?

    Essaie encore!

    Essaie encore!

    Exact! Une enquête de l’émission «On en parle» de la Radio Télévision Suisse estime qu’une personne menstruée dépense, en moyenne, plus de 2'300.- francs sur toute une vie pour l’achat de produits menstruels. Ce coût monte même à 4'500.- francs si l’on tient compte de toutes les dépenses liées aux menstruations. Sources: Radio Télévision Suisse, «Le coût des menstruations et comment réduire la facture»

  3. En moyenne, combien de temps passe une femme à s’épiler, par mois?

    Essaie encore!

    Exact! Selon les données de LSA Conso, l’INSEE et IPSOS, les Françaises ont passé en moyenne environ 1 heure et 21 minutes à s’épiler en 2020. Selon cette même enquête, une femme sur deux adapte son épilation en fonction des goûts de son compagnon et déclare avoir déjà renoncé à un rapport sexuel car elle n’était pas épilée. Source: Infographie de Mujeo, «Les femmes et l’épilation en 2020, les chiffres»

    Essaie encore!

  4. En quelle année le terme «grossophobie » est-il entré dans le dictionnaire?

    Essaie encore!

    Essaie encore!

    Exact! La grossophobie renvoie aux attitudes de discrimination et d’hostilité envers les personnes perçues comme obèses ou en surpoids. Le mot est entré dans le dictionnaire en 2019, bien que ce phénomène soit bien plus ancien : la lutte contre la grossophobie débute dans les années 1970 aux États-Unis. Les femmes considérées comme obèses sont huit fois plus discriminées à l’embauche que celles ayant un poids perçu comme étant dans la norme. Source : 9e édition du Baromètre du Défenseur des droits et de l’OIT sur la perception des discriminations dans l’emploi, «Le physique de l’emploi»

  5. En 2021, combien de Suisses et Suissesses estiment qu’il est «normale et acceptable» d’allaiter son bébé dans l’espace public?

    Essaie encore!

    Exact! Une étude, réalisée auprès 1'500 personnes par l’institut Innofact, montre qu’une minorité, 43%, trouve «normale et acceptabl » d’allaiter son bébé dans l’espace public. Les disparités entre les générations et les régions linguistiques sont marquées : les jeunes et les romand-e-s sont plus ouvert-e-s à la pratique. Source: 20min.ch, «Une majorité des Suisses est dérangée par les mères qui allaitent en public»

    Essaie encore!