• Urbanature


  • Ce programme destiné à végétaliser la Ville de Genève par des actions temporaires et durables, a reçu un accueil enthousiaste de la part de la population. Fort de ce succès, six nouveaux projets sont lancés cette année. Ils se focalisent sur la végétalisation durable et le développement de la biodiversité.

    www.urbanature.ch

Le Geneva Lux est un festival de lumières réalisé sous l’impulsion du Conseiller administratif Guillaume Barazzone en charge du Département de l’environnement urbain et de la sécurité.

Des œuvres lumineuses ou illuminées réalisées spécialement pour cet évènement sous la Direction artistique de Julien Pavillard investissent la Ville de Genève du 1er décembre 2017 au 14 janvier 2018.

Chaque année, de nouvelles créations complètent celles des éditions précédentes. Des artistes genevois-e-s et des étudiant-e-s de la Haute école d'art et de design (HEAD - Genève) participent aussi au Geneva Lux, lequel bénéficie par ailleurs de l’appui précieux de nombreux partenaires privés et du Fonds d’art contemporain de la Ville de Genève.

Guillaume Barazzone

Le mot du Magistrat

La nuit tombe sur la ville mais Genève continue de briller. Cette quatrième édition du Festival de lumières Geneva Lux apporte une fois de plus une touche poétique à notre cité et permet à bien des égards de valoriser notre patrimoine bâti. Pour les visiteurs et habitants, c’est l’occasion de découvrir ou redécouvrir certaines rues ou certains bâtiments qu’on ne remarque plus...Familiers dans la clarté du jour, ces endroits se métamorphosent au soleil couchant.

Cette année, nous avons la chance de pouvoir présenter au public 6 nouvelles créations sur un total de 22 œuvres. J’invite donc chacune et chacun d’entre vous à lever la tête lors de votre prochaine balade en ville et je vous encourage à vous laisser porter par l’ambiance si particulière du festival.

Dans l’intervalle, j’aimerais féliciter les artistes pour leur travail, y compris les étudiants de la Haute école d’art et de design de Genève qui ont participé à cette édition. Comme l’année passée, nous bénéficions aussi de l’appui précieux de nombreux partenaires privés et du Fonds d’art contemporain de la Ville qui contribuent au rayonnement du Geneva Lux, un festival destiné à embellir, animer et dynamiser notre cité.

Guillaume Barazzone
Conseiller administratif

Julien Pavillard - directeur artistique

Le mot du Directeur artistique

Faire bouger les lignes, donner du mouvement au festival Geneva Lux est l’objectif de cette nouvelle édition. Avec audace, les artistes ont cherché à faire ressentir différemment la ville aux Genevois et à ses visiteurs. Ils ont souhaité la révéler sous d’autres facettes en jouant avec les perspectives et les rapports d’échelle mais aussi en y distillant une bonne dose d’humour. Le ballet des montgolfières de Denis Savary est un spectacle visuel et sonore très poétique au cœur de la Vieille-Ville. Rémi Brun a créé sur le rond-point de Rive une statue qui n’est que mouvements où l’on peut voir un homme marchant face au vent. Emilie Ding a imaginé, à partir d’un protocole singulier, une œuvre très graphique accrochée contre la banque Mirabaud en hommage à l’artiste Pauline Oliveros. Et deux œuvres vidéos seront présentes cette année : une magnifique projection monumentale réalisée par Yan Nguema sur la façade de l’Hôtel des Bergues et une autre, intitulée Double vue, réalisée par les étudiants de la HEAD – Genève sous la supervision de Camille de Dieu au niveau du Temple de la Madeleine et de l’arbre majestueux qui y fait face.

Et puis, bien sûr, vous (re)découvrirez presque toutes les œuvres présentées depuis 2014. Petit à petit, le Geneva Lux s’implante dans nos paysages urbains pour mieux en révéler toutes ses richesses et offrir de nouvelles occasions d’y déambuler. Toute l’équipe du Geneva Lux vous souhaite une bonne visite !

Julien Pavillard
Directeur artistique

Œuvres


Pinta Cura

Une création
de Frédéric Post / 2016

Pinta Cura (3 images)
Pinta Cura Pinta Cura

Avec cette fresque lumineuse inspirée du chamanisme, en particulier colombien, dans les figures totémiques du serpent et du jaguar, Frédéric Post invoque les principes de vie et de guérison. L’artiste invite le spectateur à considérer sa «toile» comme une source possible de guérison et d’apaisement ; il souhaite également nous faire quitter notre ethnocentrisme pour faire découvrir d’autres traditions - et d’autres langages visuels, d’autres modes de pensées - de peuples autochtones d’Amazonie dont les territoires sont toujours plus menacés.

Pinta Cura, œuvre de Frédéric Post, est une commande du Fonds d’art contemporain de la Ville de Genève (FMAC), conçue et réalisée dans le cadre du Geneva Lux. Le FMAC a pour mission de renforcer la présence de l’art dans l’espace public genevois depuis 1950. Sa collection riche de près de 300 œuvres est à découvrir dans la ville et sur www.fmac-geneve.ch

BIO EXPRESS

Le travail de l’artiste genevois Frédéric Post se situe à la croisée de plusieurs disciplines artistiques, en premier lieu la musique et les arts visuels. Sa pratique est constamment nourrie par ses activités d’organisateur de soirées, notamment pour le lieu Motel Campo ou le festival Mos Espa. Par le biais de son intérêt pour les spiritualités exotiques comme le chamanisme, la médecine-magie, les états modifiés de conscience, le rêve ou la fête comme expression culturelle, l’artiste observe avec acuité le monde contemporain depuis une position qui reste toujours lucide et en marge.

Inviva Lucis

Une création
de Micael Pereira Santos et David Sentkar
HEAD - Genève / 2016

Inviva Lucis (3 images)
Inviva Lucis Inviva Lucis

Inviva Lucis est une œuvre en deux temps qui interagit avec les lieux pour laquelle elle a été créée. Il s’agit de mettre la lumière en mouvement. A Coutance, des arches enjambent la voie publique et créent par perspective une onde lumineuse qui se propage lors du passage d’un véhicule lourd. Mis en lumière, le bassin de la fontaine de la Place Saint-Gervais réagit à l’ambiance sonore, traduisant les décibels en lux.

Cette double création prend en compte la topographie du lieu, une rue et une place publique, et les flux qui le caractérisent. Les capteurs et autres moyens technologiques sont au service d’un effet de mise en lumière propre à attirer le regard : flux et reflux de lumières dans une perspective cinétique.

Née en 2006 de la réunion de l’Ecole supérieure des beaux-arts et de la Haute école d’arts appliqués, la Haute école d’art et de design de Genève (HEAD - Genève) accueille plus de 700 étudiants de 40 nationalités. Elle offre des formations de niveaux Bachelor et Master en arts visuels, cinéma, design d'espaces, communication visuelle, design de mode, bijoux et accessoires. En dialogue avec la scène artistique et le tissu économique régional, la HEAD - Genève est en constante évolution.

BIO EXPRESS

En 2016, année de création d’Inviva Lucis, Micael Pereira Santos et David Sentkar étudiaient en 3ème année de Bachelor en arts visuels à la HEAD – Genève.

La lumière, sa traduction par la couleur et son importance dans la composition, et une attention particulière pour le quotidien constituent deux éléments fondamentaux de leurs recherches picturales. Ces intérêts artistiques communs entrent en résonnance avec le Geneva Lux et sont à l’origine de ce duo constitué pour penser Inviva Lucis.

Participer au Geneva Lux a permis à ces étudiants de faire une proposition de mise en lumière pour et dans la ville, de penser une œuvre qui prenne en compte leur vision artistique et celle d’un large public. Ce fut l’occasion de travailler dans un contexte professionnel et de suivre un projet de sa conception à sa réalisation.

Les voyageurs

Une création
de Cédric Le Borgne / 2014

Les Voyageurs (3 images)

Les Voyageurs parcourent le monde. Ils apparaissent et disparaissent dans le ciel. Ils se posent sur les toits, contemplent la ville, l'explorent, la caressent, la rêvent…

Véritable terrain de jeux pour Cédric Le Borgne, l’espace urbain n’a pas de secret pour lui. Concrètement, il met en scène et fait vivre ses personnages grâce à la lumière. La transparence du matériau crée une cohésion totale avec le décor, invisible le jour et qui prend vie la nuit. Cette œuvre offre un lien subtil entre ciel et terre, entre rêve et réalité.

Les installations de Cédric Le Borgne célèbrent la ville, celle qui se partage, celle qui émerveille, celle qui nous accompagne si intimement aussi. Cette œuvre invite chacun à porter un regard nouveau sur la réalité quotidienne, à s’élever, à rêver.

BIO EXPRESS

Avec ses Voyageurs parcourant le monde, Cédric Le Borgne invite chacun à porter un regard nouveau sur la réalité quotidienne. Abolissant les frontières et libre de toute contrainte formelle, il explore avec sensibilité les espaces et s’immisce avec poésie dans tous les lieux.

Travaillant à partir du réel et avec lui, l’artiste recherche avant tout à penser et engager l’œuvre dans un mouvement, un espace-temps, un contexte vivant, sans a priori. Tous ont leurs spécificités, leurs poésies, plusieurs existences, visibles ou invisibles, à sublimer.

L’espace urbain, terriblement quotidien, devient ainsi un terrain de jeux et de création : l’artiste est intégré dans la réalité parfois belle, parfois sordide. Il la sublime, la transcende. Mais sa recherche n’est pas uniquement esthétique ou sensitive, elle est aussi sociale et politique : la ville est le territoire du vivre ensemble. L’artiste révèle les contradictions, percute les convictions, interroge les consciences, invite à la rencontre, à l’échange.

Cédric Le Borgne travaille aussi dans la dimension du temps pour repérer, imaginer, créer. Ses œuvres peuvent inviter à la méditation ou surprendre dans un instant fugace. Il se veut accessible, ouvert au partage. Son travail de mise en scène et de lumière donne à ses personnages de grillage une vie, une magie particulière.

How High You Can Count

Une création
d'Emilie Ding / 2017

Les Edelweiss (5 images)
Les Edelweiss Les Edelweiss Les Edelweiss Les Edelweiss

How High You Can Count est une création monumentale constituée de tubes lumineux installés sur la façade d’un établissement bancaire genevois. Six compositions de segments colorés s’inscrivent dans les caractéristiques systématiques de l'architecture, révélant et amplifiant la structure de grille qui la sous-tend. Ces signes luminescents conçus à l’échelle du bâtiment, tels un langage épuré, confèrent à l’œuvre une dimension énigmatique. Elle est en réalité un hommage abstrait à la compositrice Pauline Oliveros, disparue le 24 novembre 2016. Les six formes rythmées qui serpentent entre les fenêtres du bâtiment naissent d’un protocole qui, à la manière d'un code, traduit au format JJ / MM / AAAA les dates de naissance et de mort de l’une des figures les plus importantes de la musique d’avant-garde américaine.

Théoricienne et praticienne du Deep listening, Pauline n’a eu de cesse d’analyser, de mettre en œuvre et de partager l'art d'écouter à travers une recherche continue de nouveaux espaces d'expérimentation. Son œuvre, développée dans la Californie des années 1960, reposait sur l’idée de considérer simultanément la complexité du champ de l'écouté et la vastitude de celui de l’entendu, en répondant instinctivement à ceux-ci dans un dialogue sensible. Elle a créé un langage sonore minimal, né d'une attention accrue aux lieux qu'elle investissait, à leurs caractéristiques spatiales et acoustiques qu’elle révélait à travers le médium sonore. How High You Can Count est un monument à sa conception élargie de l’écoute, ouverte à de multiples dimensions musicales, philosophiques et spirituelles.

Télécharger le protocole de déchiffrement (pdf 140 ko)

BIO EXPRESS

Emilie Ding est née en 1981 à Fribourg. Elle vit et travaille entre Genève et Berlin. Diplômée en 2008 de la HEAD – Genève, Emilie Ding a exposé dans de nombreux espaces d’art contemporains en Suisse et à l’étranger, notamment le Musée d’art moderne et contemporain de Genève, la Aargauer Kunsthaus, le Centre d’art contemporain de Genève ou le Palais de Tokyo à Paris. Elle est représentée par la galerie Samy Abraham (Paris).

Grapp’lum

Une création
de Eric Barray / 2016

Grapp’lum (3 images)
Grapp’lum Grapp’lum

Des arbres plantés là, en plein cœur de la ville. Des branches, noueuses, se frayant un passage vers le ciel. Lovée, enlacée autour d’elles, une accumulation de matière envahit, colonise l’arbre comme pour le protéger ; agglomérat de brins végétaux qui, la nuit, s’éclaire d’un ton chaud orangé, couleur de braise. Dans ce méli-mélo d’osier, des orifices colorés créent une profondeur et dynamisent la sculpture végétale. Mais qui habite là?

BIO EXPRESS

Vannier urbain, scénographe, Erik Barray tresse la nature dans la cité.

Dans son Atelier, avec des brins d’osier, le végétal est envisagé comme support de lumière, jouant avec elle et son absence, dans les courbes, les volutes de la matière travaillée, au cœur de sa complexité. Les créations d’univers visuels et sensoriels qui en sortent tissent un lien entre la nature et la cité, le passé et le présent, en appliquant des savoirs millénaires à des formes et des techniques contemporaines.

Vibration, scintillement, chatoiement ; la lumière s’imprime sur les tressages, se fractionne, se colore dans une infinité de nuances. Sur la place publique, elle s’anime et invite le passant à porter un regard innocent mais responsable sur la beauté inégalable de la nature.

Lignes [pas]sages

Une création
de Camille Nesonson / 2015

Lignes de [pas]sages (3 images)

Accessible par différentes entrées, Lignes pas[sages] est un espace à traverser, à vivre de l’intérieur. Ses frontières poreuses perturbent nos habitudes de verticalité et de régularité. Elles nous invitent à porter un regard nouveau sur le lieu à travers ses filtres d’ombre et de lumière.

Chaque point de vue donne à voir une densité lumineuse différente et les parois de lignes désaxées ondoient au fil de la déambulation. Le public arpente les couloirs de lumière et découvre alors les jeux visuels de superpositions, d’enchevêtrements et de variations linéaires.

Cette impression de mouvement offre un espace non figé qui évolue en même temps que se déplace la personne qui regarde. Fortement inspirée par l’Art Cinétique, Camille Nesonson nous propose, avec cette installation, de vivre une expérience spatiale et visuelle immersive et sensible dans laquelle notre corps est actif et engagé.

BIO EXPRESS

Formée au Design d’espaces à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Lyon, Camille Nesonson aime explorer et expérimenter la lumière dans son rapport à l’ombre, au mouvement, à ses interactions infinies. Sa passion la mène à participer aux Expérimentations étudiantes de la Fête des Lumières de Lyon en 2011. Elle en fait alors son sujet de diplôme et de mémoire et affirme son intérêt grandissant pour cette matière impalpable. Ses objets lumineux tissent des liens entre lumière, corps et espace environnant.

Créatrice protéiforme, Camille Nesonson exerce ses activités de designer et d’artiste indépendante à la croisée des disciplines. Entre création d’objets, scénographie, design d’espace et mobilier, sa volonté de diversifier les pratiques et les lieux est aujourd’hui une caractéristique de son travail. Elle accompagne également des agences dans la conception d’expositions et d’espaces publics, en particulier par la recherche de formes et la mise en volume d’espace. Depuis 2016, elle travaille aux côtés de Charles Vicarini en conception lumière d'espaces publics, paysage, architecture et muséographie, au sein du Studio Vicarini à Paris.

Onde

Une création
de Marie-Hélène Richard / 2016
évolution en 2017

Onde (6 images)
Onde Onde Onde Onde Onde

Dans ce lieu dédié aux piétons et aux jeux des enfants, la ville est à échelle humaine. C’est un écrin de nature surplombant le parc des Bastions, préservé des bruits de la circulation, propice à la méditation. Sur la promenade de la Treille, les marronniers masquent les lignes de la ville et le soir la lumière s’atténue.

Onde, créée pour le Geneva Lux, trouve naturellement sa place dans la perspective des marronniers, dessinant des courbes qui semblent flotter en l’air comme immobilisées dans l’espace. L’œuvre s’inscrit dans la symétrie de l’allée à l’atmosphère pleine de poésie. Une succession d’arcs blancs dont la tension varie régulièrement produit une géométrie changeante selon le point de vue. Dans la nuit bleutée, lorsque l’on aborde l’allée, un éclat de lumière glissant de courbe en courbe crée le mouvement perpétuel d’une vague et, d’en bas dans le parc, un mouvement lumineux ondulatoire s’éloigne puis revient.

BIO EXPRESS

Artiste visuelle franco-suisse, Marie Hélène Richard intervient dans les paysages en créant un travail spécifique pour chaque site qui lui est confié. Le contexte nourrit largement la nature de l’œuvre. Les composantes du lieu et sa spatialité tissent le support du dialogue qui cherche à s’établir.

Née en 1966, elle aborde l’art textile en travaillant le fil et une grande diversité de matériaux. Diplômée des Beaux-Arts de Paris en 1989, sa démarche influencée par l’Arte povera et le minimalisme s’oriente vers l’in situ et le contact avec la nature. Elle réalise des œuvres empreintes d’une grande poésie et de beaucoup de légèreté, en France et à l’étranger, comme pour le Centre Culturel Suisse à Paris, le Musée Promenade de Marly le Roi, l’archipel d’Urato au Japon. Elle crée en Italie, à Andorre et en Pologne. L’esplanade de la Grande Arche à Paris, le parc du Futuroscope, le Domaine du Rayol accueillent ses installations. Elle participe à la biennale Estuaire, à Lille Fantastic et à l’exposition Grandeur à La Haye consacrée à la sculpture française monumentale. En France, elle fait partie de la dernière édition de In situ, Art et patrimoine.

Roma Roma Roma

Une création
de Denis Savary / 2017

Dates des performances

  • le vendredi 1er décembre à 19h30
  • les jeudis à 18h
  • les samedis à 17h

Annulation en cas de météo défavorable.

Roma Roma Roma (3 images)
Roma Roma Roma Roma Roma Roma

Pour cette intervention sous forme de déambulation, l’artiste compose une image en suspension : des corps en mouvement et discrètement sonores dans les ruelles de la Vieille-Ville de Genève. Des modèles réduits de montgolfières reliées à leurs pilotes nomades sont activés de manière ponctuelle. L’éclosion de ces astres, diurnes ou nocturnes, dans l’espace urbain évoque la science-fiction. Les jeux d’échelles et les superpositions avec les façades des ruelles transforment celles-ci en un décor cinématographique. L’aspect surdimensionné des montgolfières est source d’illusionnisme et ces objets d'allure quelque peu maladroite, difficilement maîtrisables, tendent à former une scène burlesque. L’artiste fait notamment référence à la figure de Pierrot du peintre Jean-Antoine Watteau, disproportionnée et balourde dans ses habits blancs mal ajustés. L’action est tout aussi onirique qu’elle crée un comique de situation.

Roma Roma Roma, œuvre de Denis Savary, est une commande du Fonds d’art contemporain de la Ville de Genève (FMAC), conçue et réalisée dans le cadre du Geneva Lux. Le FMAC a pour mission de renforcer la présence de l’art dans l’espace public genevois depuis 1950. Sa collection riche de près de 300 œuvres est à découvrir dans la ville et sur www.fmac-geneve.ch

BIO EXPRESS

Denis Savary pratique en parallèle le dessin, la vidéo, la sculpture ainsi que la scénographie et la mise en scène. En utilisant et en croisant une abondance de références à l’histoire de l’art et celle du design, à la littérature, au cinéma et à la biographie de certains artistes, Denis Savary restitue des images qui font appel aux souvenirs communs du spectateur. Il se saisit également de situations desquelles émanent l’étrange, l’insolite et le poétique, et construit une forme narrative lors de chacune de ses interventions, laissant libre cours à la contemplation et à l’imagination.

Double vue

Une création de Camille de Dieu
et les étudiants de la HEAD - Genève,
filière Communication visuelle / 2017

Les étudiants de la HEAD, filière Communication visuelle
Camille Bellmas, Jessica Bertolino, Coline Besson,
Margaux Boucharlat, Nicolas Calame, Irène Lema,
Mia Mulhemann, Alexandra Pinto, Isaline Rogg,
Joana Sage, sous la direction de Camille de Dieu

Activation de l'oeuvre
Du 1er décembre 2017 au 4 janvier 2018
De 17h à 00h.

Double vue (5 images)
Double vue Double vue Double vue Double vue

L’ombre et sa projection mise en scène permettent d’ouvrir un vaste champ d’évocations mythologiques et de récits. Double vue propose d’entrer dans un monde onirique où l’arbre de la place de la Madeleine voit son ombre projetée sur le bâtiment se mélanger à de nouveaux champs narratifs. En utilisant les codes du théâtre d’ombres chinoises qui permettent des plans simples et graphiques, le mapping proposé par les étudiants de la HEAD – Genève en communication visuelle présente une série de courtes histoires composées d’images surréalistes, de formes, de textes et d’illustrations qui inviteront le spectateur à une aventure urbaines entre rêveries, chimères et envoûtements.

BIO EXPRESS

Née en 2006 de la réunion de l’Ecole supérieure des beaux-arts et de la Haute école d’arts appliqués, la Haute école d’art et de design de Genève (HEAD - Genève) accueille plus de 700 étudiants de 40 nationalités. Elle offre des formations de niveaux Bachelor et Master en arts visuels, cinéma, design d'espaces, communication visuelle, design de mode, bijoux et accessoires. En dialogue avec la scène artistique et le tissu économique régional, la HEAD - Genève est en constante évolution.

Les Edelweiss

Une création
de Mourka Glogowski
évolution en 2017 pour la seconde création

Les Edelweiss (3 images)
Les Edelweiss Les Edelweiss

Bien que le symbole de l’Edelweiss ne soit apparu qu’au 19ème siècle, il est devenu un emblème suisse à la fois national et touristique ancré dans l’inconscient collectif comme étant ancestral. Garante de la qualité, du sérieux, ou de la pureté helvétiques, aucune autre fleur ne jouit d’une telle reconnaissance mondiale.

Leontopodium alpinum de son nom latin, elle est surnommée Etoile d’Argent, Reine des Neiges, Blanche Éternelle ou Etoile des Alpes… Des noms à faire pâlir les flocons jusque dans les plaines ! L’idée de semer des Edelweiss de lumière au cœur de l’hiver dans les Rues Basses de Genève a donc naturellement germée.

Pour jouer avec la subtilité d’une palette de lumières, les Edelweiss n’ont ni la même forme ni la même intensité lumineuse. Certains sont fermés, d’autres semi-ouverts, visibles de profil ou complètement ouverts, l’idée étant de travailler sur des variations lumineuses.

BIO EXPRESS

Née à Paris d’une mère d’origine Russe et d’un père Polonais, Mourka est diplômée des Beaux-Arts de Bordeaux. A 19 ans, elle y organise un carnaval depuis une cabine téléphonique qui lui offre une première reconnaissance médiatique. Débute alors une quête de sens sur le cycle des fêtes populaires entre sacré et profane qui est à la source de son travail artistique.

Graphiste puis artiste scénographe, Mourka se passionne pour la symbolique et l’origine de nos coutumes. Elle aime ramener au présent le sens des traditions ancestrales telles que les illuminations, perpétuation d’un rite d’appel à la lumière durant les sombres jours d’hiver. S’inspirant d’une thématique, elle travaille sur mesure à partir d’un lieu, de son histoire, de ce qu’il évoque. Ses créations sont à la frontière des arts : plastiques, vivants, de la rue et du jardin.

Son parcours l’a menée dans de nombreuses cités : Bruxelles, Lyon, Moscou, Paris, Rennes, Tournai, Verbier, Washington DC… A Genève, elle a réalisé Le Grelottier au Jardin Anglais dans le cadre du Festival Arbres & Lumières et a créé l’identité des illuminations intitulées Post Tenebras Lux.

Homme qui marche face au vent

Une création
de Rémi Brun / 2017

Les Edelweiss (6 images)
Les Edelweiss Les Edelweiss Les Edelweiss Les Edelweiss Les Edelweiss

Ce projet s’inscrit dans la continuité des créations de Rémi Brun et prouve la force et la pertinence de son approche consistant à donner vie et présence à un être vivant par son seul mouvement. Le principe technique s'appuie sur un processus mental : notre cerveau étant d’abord un processeur de mouvements, il suffit de lui donner des éléments visuels en déplacement bien choisis pour qu'il perçoive l'entité totale en train de bouger.

Rémi s’est penché sur le mouvement le plus quotidien, le plus banal : la marche. Il en explore les finesses, les liens subtils avec des émotions réelles et fortes. Pour lui, chaque marche est unique et les exemples possibles sont infinis.

Ici, il ne s'agit pas de la marche générique, ni même de celle contre le vent comme celle du Mime Marceau : face au vent, voici la marche précise d'un homme sans âge mais ayant vécu, allant vers le lac d'un pas assuré, déterminé, sous contrôle mais sans effort inutile ni peine. Avec un brin de bonne humeur, face aux éléments contraires mais rendus non hostiles par sa propre acceptation. Il se sent vivant, par son corps en mouvement, dans et par la nature. Il faut l'imaginer heureux malgré l'adversité.

BIO EXPRESS

En tant «qu'ingénieur du mouvement», Rémi Brun travaille depuis près de 25 ans pour les images de synthèses ou la recherche scientifique. A force de manipuler le mouvement sous toutes ses formes, il a fini par le concevoir comme un matériau en tant que tel, indépendant de la matière, de la forme, du volume, des couleurs.

En 1996, il a l’idée de créer une sculpture de mouvements. Il lui faudra 8 ans pour trouver la formule, et encore 2 de plus pour la réaliser. «Un cheval qui n’est que galop» sort en 2006 en maquette à l’échelle 1/5 et prouve la justesse du concept. Ce n’est qu’en 2008 qu’une œuvre finie est présentée à Art Cheval à Saumur. Prix du jury et Prix du public. Depuis, elle se promène (Paris, Hong Kong, Barcelone, Los Angeles, Moscou…). Ce cheval a été suivi par d’autres sculptures : le golfeur, les footballeurs, le skateur, etc. La liste est longue sans parler des futurs projets dans les cartons.

MAXIMA LVX VIRIDITATIS

The Montesinos Foundation / 2017

Activation de l'oeuvre
Le bateau "Italie" sera visible dans la rade de Genève les soirs
(sauf réservation de dernières minutes)

  • en décembre: 2, 4, 5, 6, 9, 11, 12, 13, 16, 18, 19,
    20, 21, 22, 23, 26, 27, 28, 30
  • en janvier: le 3, 4 et 5
  • Il sera visible partiellement les autres soirs
MAXIMA LVX VIRIDITATIS (4 images)
MAXIMA LVX VIRIDITATIS MAXIMA LVX VIRIDITATIS MAXIMA LVX VIRIDITATIS

Avec un imaginaire et une iconographie inspirés du décorum des films d’anticipation, le projet se déploie autour de la rade en revisitant l’Italie, un bateau à roue de la flotte CGN, ainsi que son embarcadère. Des infiltrations médiatiques créent une espiègle étrangeté dans le paysage hivernal lacustre habituellement mélancolique. L’apparence de l’Italie est métamorphosée et transporte le voyageur vers une aventure immersive dans une dimension parallèle. De même, l’embarcadère devient une sorte de totem, une ouverture vers Le Meilleur des mondes. D’autres surprises s’y ajoutent, dont la création interactive de messages sur écrans à défilement diffusant notamment des dictons revisités pour l’occasion par tout un chacun.

MAXIMA LVX VIRIDITATIS, œuvre de The Montesinos Foundation, est une commande du Fonds d’art contemporain de la Ville de Genève (FMAC), conçue et réalisée dans le cadre du Geneva Lux. Le FMAC a pour mission de renforcer la présence de l’art dans l’espace public genevois depuis 1950. Sa collection riche de près de 300 œuvres est à découvrir dans la ville et sur www.fmac-geneve.ch

BIO EXPRESS

The Montesinos Foundation est un cadre de création imaginé par Elena Montesinos ayant pour objectif d'analyser avec humour la culture contemporaine et les travers du monde quotidien occidental. De nombreuses actions à mi-chemin entre l’événement récréatif et la contestation pure ont été orchestrées par la Montesinos Foundation, se manifestant souvent dans l’espace public. L’artiste se penche sur des sujets d’actualité tels que les grains de sable dans les rouages du système politico-économique pour les explorer sur un mode artistique parfois grinçant, à travers la performance, l’installation ou des objets iconiques.

Les spectateurs sont souvent sollicités à participer activement à ses propositions originales et l’esprit festif n’est jamais bien loin.

Les lanternes Physallis,
l’Amour en cage

Une création
de Gaspard Lautrey / 2014

Les lanternes Physalis
(3 images)

A l’origine, il y a une plante, végétal précieux qui protège son fruit dans un calice fermé dont l’aspect change au fur et à mesure qu’avance la saison, ne laissant qu’une cage, souvenir fossile et presque intangible des circuits de sève qui le parcouraient lors de la fructification.

Faire vivre l’objet éclairant, transformer la lanterne en un mécanisme à géométrie variable et aux multiples jeux lumineux concrétise toute la magie de cette œuvre.

Fleur d’inox ouverte, brillante et froide dès l’aurore, objet déployé exhibant sa structure et ses organes mécaniques, la machine se change en lanterne au crépuscule. Elle devient doucement cocon, abri de lumière aux formes douces et maternelles. Elle projette alors sa chaleur en faisceaux, entrelacs géométriques de rais de lumières dessinant les trajectoires improbables des rêves enfantins qui nous animent secrètement dans nos déambulations hivernales…

BIO EXPRESS

Né à Vachères dans les Alpes de Haute-Provence, Gaspard Lautrey a grandi entre l’élevage de chèvres de sa mère et l'atelier de son père, plasticien constructeur. A 19 ans, il devient constructeur de décors pour le théâtre et la danse. Quatre ans plus tard, il fonde C-Cube, atelier de design et entreprise de construction.

Aujourd'hui, l'entreprise de Gaspard Lautrey compte une quinzaine de salariés, collabore avec des architectes, des paysagistes et des plasticiens. Elle produit des luminaires, des aires de jeux, du mobilier, des machines et diverses autres réalisations.

The Light/House

Une création
de Alexandre Burdin-François
et Boris Edelstein / 2016

The Light/House (4 images)
The Light/House The Light/House The Light/House

Composée d’une trame régulière triangulaire, The Light/House est une structure en LED au mapping cylindrique conçue spécialement pour le Geneva Lux. Sa composition lumineuse et polymorphe évolue en perpétuels mouvements. Installée sur le toit-terrasse de l’Hôtel Métropole, cette sculpture compose un nombre infini de motifs, inspirés en partie par des compositions géométriques antiques, générés en temps réel. Faisant référence au phare, point de repère jadis indispensable aux grands explorateurs, l’installation cylindrique peut être contemplée depuis de multiples points de vue. The Light/House invite ainsi à un voyage poétique et méditatif en milieu urbain.

The Light/House, œuvre d’Alexandre Burdin-François et de Boris Edelstein, est une commande du Fonds d’art contemporain de la Ville de Genève (FMAC), conçue et réalisée en collaboration avec le Mapping festival dans le cadre du Geneva Lux. Le FMAC a pour mission de renforcer la présence de l’art dans l’espace public genevois depuis 1950. Sa collection riche de près de 300 œuvres est à découvrir dans la ville et sur www.fmac-geneve.ch

BIO EXPRESS

Alexandre Burdin-François a suivi un Master en Media Design à la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève. Il a pu notamment s’initier à toutes sortes d’expérimentations unissant design et technologie, images et sons. Il est depuis designer indépendant et a créé, en 2012, un studio de scénographie à caractère numérique en collaboration avec le designer Mathias Zieba.

Artiste genevois, Boris Edelstein explore le traitement de l’image en temps réel par le biais de la vidéoprojection et de lumière. Stimulé par l’exploration, ses propres créations prennent la forme de performances, d’installations ou de projets collaboratifs dans le domaine du spectacle ou de l’événementiel. Co-fondateur du Mapping festival, plateforme de la scène audiovisuelle plus particulièrement active dans les nouveaux medias, Boris Edelstein est également actif dans le développement de logiciels, devenus depuis de véritables outils de référence destinés aux artistes audiovisuels.

Hivernales Népenthèses

Une création
de Sophie Guyot / 2015

Hivernales Népenthèses (5 images)

Sculptures lumineuses disposées en groupe sur la Place Longemalle, leurs formes sinueuses et organiques font penser à des fleurs, à des organismes sous-marins ou à des panses dodues accrochées à des tiges.

De nuit, elles irradient d’une lumière éclatante. Leurs reliefs à la fois généreux et tourmentés disent la plénitude mais aussi la voracité. De fait, le Népenthès est une plante carnivore qui piège les insectes dans des dispositifs emplis d’un liquide dans lequel ils se noient.

Tout comme dans la nature, les plantes passent par différents niveaux de maturation, l’installation explore chaque année une gamme chromatique différente. Ainsi, en perpétuelle évolution, elle réserve à chaque édition du Geneva Lux une surprise.

BIO EXPRESS

Artiste suisse formée en Lettres à l’Université de Lausanne, Sophie Guyot se lance en autodidacte dans des réalisations d’arts plastiques autour de la lumière, son matériau de prédilection. A propos de ses œuvres, elle aime parler de poétique du terre-à-terre. C’est à partir du concret, du contact avec la matière, de la relation avec le lieu à investir que naissent l’envie et le concept. A la différence de ses pairs qui avant elles ont exploré la lumière, Sophie Guyot ose figurer la lumière dans des formes qui nous ramènent à un stade de l’humanité à la fois antérieure et plus modeste. Qu’il s’agisse de projets à grande échelle ou de taille plus réduite, son travail se penche sur le rapport indéfectible de l’humain avec son biotope, clin d’œil fraternel à la nature et métaphore filée de la condition humaine.

La Voie lactée

Une création
de Daniel Schlaepfer / 2014

La Voie lactée (2 images)

Visible depuis la Terre sous la forme d’une bande blanche traversant la voûte céleste, le phénomène visuel de la Voie lactée provient en partie des étoiles et du gaz la composant. Si le nombre d’étoiles visibles à l’œil nu est faible, quelques milliers au plus dans de bonnes conditions d’observation, il augmente considérablement à l’aide d’un télescope.

A Genève, le long de la Rue du Rhône, cette œuvre vous propose un voyage dans les étoiles. Une représentation féérique composée de milliers de points lumineux qui se densifient au centre de la rue puis s’accumulent jusqu’à former une somptueuse voie lumineuse, la Voie lactée.

BIO EXPRESS

Artiste et sculpteur de lumière Vaudois, Daniel Schlaepfer est notamment connu pour ses créations de lumière autour de plusieurs projets architecturaux ainsi que pour ses installations artistiques utilisant en particulier des fibres optiques et des LED. Son travail touche à des domaines et des thèmes universels relatifs au cycle de la vie, au mouvement dans l’espace et à l’écoulement du temps.

L’Atelier D. Schlaepfer entreprend des réalisations au carrefour de l’art et du design en intervenant dans des lieux tels que bâtiments publics, habitations privées, milieux urbains ou naturels. Pour élaborer ses interventions, l’Atelier collabore régulièrement avec des architectes et des spécialistes de la construction en proposant une scénographie de l’espace sous la forme d’une mise en lumière, d’une mise en couleur ou d’un concept formel. Il s’agit de nourrir un dialogue avec un endroit donné, d’en souligner les particularités et de faire émerger ses dimensions intrinsèques car la lumière procure une visibilité à la fois éphémère, cyclique, durable et infinie.

Poésie d’Orient, Lumière d’Occident

Une création
de Sébastien Lefèvre / 2014
évolutions en 2016 et 2017

Poésie d’Orient, Lumière d’Occident (5 images)

Associant lumière et sonorité, Poésie d’orient, lumière d’occident est une installation immersive.

Cette œuvre s’appuie sur la poésie des furins, clochettes japonaises auxquelles sont suspendus des haïkus (poèmes) calligraphiés sur un rectangle de papier. Le souffle du vent porte dans les airs à la fois le tintement de la clochette et le poème qui l’accompagne.

Habillée de centaines de furins suspendus aux arbres comme des mantras tibétains, les espaces ainsi transformés étincellent dans l’obscurité de la nuit.

BIO EXPRESS

C’est par le spectacle vivant que Sébastien Lefèvre débute son travail avec la lumière. Formé à ses techniques à Lyon en 1992, il assiste plusieurs éclairagistes et intervient en tant que régisseur pour différentes compagnies régionales et nationales. Rapidement, il cherche à créer ses propres éclairages. Il conçoit pour la première fois les lumières des ballets de Maryse Delente avec la pièce Barbe bleue en 1999 au Ballet du Nord. Débute ainsi une longue collaboration ponctuée de 16 créations. Parallèlement, les rencontres se multiplient et Sébastien devient le créateur lumière de différentes compagnies de danse et de théâtre.

Toujours au service de chorégraphes ou de metteurs en scène, il souhaite gagner en liberté d’expression en développant un travail de création plus personnel. Il aboutit alors à des projets événementiels qu’il propose à différents festival de lumières : à Lyon en 2004, puis Poitiers, Leipzig, etc. Entre éclairage architectural et scénographie lumière, ses œuvres ont un caractère monumental et cherchent à bousculer le paysage urbain.

Les Flotteuses

Une création
de Stéphane Durand / 2016

Les Flotteuses (3 images)

Davantage que des poissons, les bouchons de pêche qui se laissent flotter sur le lac Léman appâtent notre imagination. Si le port de Marseille a sa sardine géante, le paisible lac Léman recèle lui aussi quelques histoires mystérieuses. Celles-ci rapportent notamment la présence de truites géantes, de silures si importantes qu’elles auraient causé la disparition d’humains et d’animaux, ou encore la présence d’un trésor échoué dans ses eaux profondes.

C’est l’ampleur que peut prendre un site à travers notre imagination et à travers le temps que ces Flotteuses revendiquent de toutes leurs lumineuses rondeurs. À la surface de ce lac si tranquille, ces modestes objets deviennent ici les veilleuses qui nous rappellent qu’il faut toujours se méfier de l’eau qui dort mais qu’il faut aussi savoir se laisser porter par l’imaginaire qu’elle transporte avec elle.

BIO EXPRESS

Le travail de Stéphane Durand relève des formes communes d’une culture populaire autant que de gestes symboliques. Les codes visuels de notre société comme les objets et les comportements qu’elle produit sont à la fois les signaux et les matières qui nourrissent son travail.

Stéphane Durand a présenté diverses installations dans l’espace public : à la Fête des lumières de Lyon, aux Nuits Blanche de Bruxelles, à l’Hansaflux de Tallinn, etc. Il contribue également à des scénographies urbaines : Les Invites à Villeurbanne, Francopholie à La Rochelle, FME à Rouyn-Noranda au Québec, Rendez-vous chez nous à Ouagadougou notamment. Stéphane Durand travaille également sur des décors pour le cinéma, la télévision et l’opéra.

Seasons

Une création
de Yan Nguema / 2017

Activation de l'oeuvre
Du 1er décembre 2017 au 4 janvier 2018
De 17h à 00h.

Seasons (5 images)
Seasons Seasons Seasons Seasons Seasons

Seasons fait allusion au nom de l'Hôtel des Bergues Four Seasons sur lequel est projeté le mapping. Ce thème universel sert de fil conducteur aux différents tableaux imaginés par Yan Nguema. Les lignes, les courbes, les volumes des 20'000 pierres de la façade de l'hôtel ont été dessinées au plus proche pour permettre aux projections de se fondre au mieux avec le réel. C'est l'ensemble de ces pierres qui, par le biais d'un logiciel développé sur mesure, se métamorphose au gré de la magie des algorithmes. Les éléments naturels, le mouvement de l'eau, de l'air ou des feuilles sont autant de sources d'inspirations pour mettre en scène un poème visuel s'appuyant sur l'architecture de l’édifice tout en suivant la trame des 4 saisons.

Oscillant entre abstraction et figuratif, Yan Nguema propose un travail très singulier et innovant tourné vers l’avenir, où poésie et technologie s’entremêlent et se répondent en permanence.

BIO EXPRESS

Issu d’un parcours scientifique, Yan Nguema s’est finalement orienté vers la création artistique. Musicien, il a fondé le groupe EZ3kiel en 1992 pour lequel il a développé l’intégralité d’une foisonnante production visuelle devenue une référence en France. Il axe son travail principalement autour du spectacle vivant avec une constante recherche autour de l’association image-musique. Très rapidement, il intègre l’outil informatique à son processus de création en développant ses propres logiciels et rajoute une dimension interactive à ses productions. Concepteur d’expositions, d’installations, de scénographie, il a conçu de nombreux projets articulant technologie, recherche et poésie.

Il est actuellement artiste ambassadeur pour la Fête des lumières de Lyon.

Le Pont de la Machine

Une création
de Mourka Glogowski / 2016
évolution en 2017

Le Pont de la Machine (3 images)
Le Pont de la Machine Le Pont de la Machine

Initialement conçu pour accueillir une machine hydraulique puis transformé à la fin du 19ème siècle pour devenir la première centrale électrique de Genève, en particulier afin de fournir l’éclairage urbain, le Pont de la Machine et sa Cité du Temps ont inspiré Mourka.

Le point commun entre le temps et les machines, c’est le rouage. Celui-ci évoque évidemment l’horlogerie, une fabrication genevoise… Et quand on pense que c’est ici qu’est née l’électricité de Genève, on a envie de le mettre en lumière.

La scénographie de Mourka consiste notamment à illuminer l’esplanade du pont par des cadrans solaires disposés comme une dentelle d’antan et par une animation de rouages lumineux sur la façade de la Cité du Temps afin de donner l’illusion d’engrenages qui tournent. Des traits de lumières et des guirlandes complètent ce dispositif.

BIO EXPRESS

Née à Paris d’une mère d’origine Russe et d’un père Polonais, Mourka est diplômée des Beaux-Arts de Bordeaux. A 19 ans, elle y organise un carnaval depuis une cabine téléphonique qui lui offre une première reconnaissance médiatique. Débute alors une quête de sens sur le cycle des fêtes populaires entre sacré et profane qui est à la source de son travail artistique.

Graphiste puis artiste scénographe, Mourka se passionne pour la symbolique et l’origine de nos coutumes. Elle aime ramener au présent le sens des traditions ancestrales telles que les illuminations, perpétuation d’un rite d’appel à la lumière durant les sombres jours d’hiver. S’inspirant d’une thématique, elle travaille sur mesure à partir d’un lieu, de son histoire, de ce qu’il évoque. Ses créations sont à la frontière des arts : plastiques, vivants, de la rue et du jardin.

Son parcours l’a menée dans de nombreuses cités : Bruxelles, Lyon, Moscou, Paris, Rennes, Tournai, Verbier, Washington DC… A Genève, elle a réalisé Le Grelottier au Jardin Anglais dans le cadre du Festival Arbres & Lumières et a créé l’identité des illuminations intitulées Post Tenebras Lux.

Lux-Ige

Une création
de Ben Busche / 2015
complément en 2016

Lux-Ige (3 images)
Lux-Ige Lux-Ige

Lux-lge est une installation lumineuse conçue spécialement pour Geneva Lux. Des lustres de 4 mètres de haut dessinés avec de fins motifs sont répartis sur l’Esplanade et la Rue du Mont-Blanc. Bien que les motifs de lumière suivent une trame commune, chaque lustre est unique.

Cette installation lumineuse crée une atmosphère particulière qui modifie la perception de l'espace, qui provoque une expérience personnelle unique et intense, qui influence la manière dont nous nous déplaçons et interagissons dans l'espace.

Cette œuvre crée des zones de densités différentes en jouant avec plusieurs coloris. Ainsi, elle prend une autre forme à chaque point de vue. Elle est conçue pour recréer des images de nos souvenirs personnels.

BIO EXPRESS

Né à Munich en 1968, Ben Busche a étudié l’architecture à Stuttgart et Madrid. En 2004, il créa Brut Deluxe, un studio d'architecture et de design qui se focalise sur la recherche et la création d’espaces et d’ambiances. Les projets oscillent sur différents tableaux de l'action urbaine, allant des installations artistiques éphémères au design industriel en passant par la construction et l’urbanisme. Les qualités sociales, économiques et esthétiques de ses projets sont saluées.

La création d’installations lumineuses éphémères est devenue l'un des domaines d'activité principal de Brut Deluxe au cours des dernières années avec des projets réalisés notamment à Berlin, Hong Kong, Lisbonne, Londres, Madrid, Munich et, désormais, Genève.

Sens dessus dessous

Une création
de Maro Avrabou
Dimitri Xenakis / 2016

Sens dessus dessous (3 images)
Sens dessus dessous Sens dessus dessous

Sens dessus dessous est une création réalisée pour les arbres de la Place de la Navigation dans le cadre du Geneva Lux. Elle procède du détournement d’un objet industriel, standard et familier, facilement identifiable, lié à la culture : le pot horticole. Maro Avrabou et Dimitri Xenakis en proposent une utilisation inversée sous forme d'une centaine d'éléments suspendus aux branches de tilleuls. Opaques dans leur utilisation usuelle, les pots deviennent lumineux et font apparaître des images photographiques imprimées sur des disques.

Ce dispositif présente la particularité d'être perçu de loin comme de plus près. A distance, agissant comme plusieurs ensembles de lanternes, il appelle. De près, il incite les passants à lever les yeux et à découvrir des images disséminées entre les branches. La promenade qui s’ensuit permet de passer de l’une à l’autre mais aussi de contempler la ramure des arbres.

BIO EXPRESS

Plasticienne et conceptrice lumière, Maro Avrabou œuvre dans les arts visuels, le théâtre, la danse et l'opéra. Dimitri Xenakis est plasticien. Il travaille dans et avec le paysage, renouvelant sans cesse son langage artistique pour dialoguer avec l'environnement.

Tous deux collaborent dans le cadre de créations communent qui interrogent espaces de vie, points de vue, formes et lumières. Ainsi, leur champ d'action dépasse ce qu'il est convenu de nommer un «objet» et exprime le désir d'explorer des territoires nouveaux. Ils travaillent sur tout type de projets traitant du paysage urbain et naturel.

Leurs œuvres dialoguent avec des sites, leur morphologie, leur histoire, leur identité. Elles incitent le promeneur à (re)découvrir des espaces ou des réalités que l’on finit par oublier. Elles soulignent l’aspect social et la dimension humaine, prennent en compte la spécificité du site existant et le regard que l’on peut porter sur lui. Les créations de Maro et de Dimitri jalonnent et rythment l’espace ou traitent d’une particularité de celui-ci. Elles sollicitent le regard du spectateur sur son environnement quotidien.

Geneva Lux Festival Tour

Dates: les samedis 2, 9, 16, 23 et 30 décembre 2017 ainsi que le samedi 6 janvier 2018
Départ: 17h00 depuis l'Office du tourisme, Rue du Mont-Blanc 18
Durée: 2 heures
Langues: français et anglais
Tarifs:

  • Plein tarif: CHF 15.--
  • AVS / étudiants: CHF 10.--
  • Enfants de < 11 ans: gratuit

En collaboration avec Genève Tourisme

Partenaires

P&G Hôtel des Bergues Mirabaud Trade Club de Genève
globus Ville de Genève TPG CGN
Hôtel Métropole

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Ville de Genève Tourisme & Congrès
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