Musée-Musique
Paysage musical au temps de Rousseau
Grâce à la Fondation La Ménestrandie, la salle des Armures du Musée d’art et d’histoire résonnera une fois encore ce mois de novembre de mélodies baroques faisant écho à la collection d’instruments. Ce paysage musical au temps de Rousseau nous emmène de l'Italie à Genève en passant par la France.
Francesco Geminiani - Sonates pour violon, violoncelle et clavecin
Dimanche 11 novembre à 16 heures
Liana Mosca, violon, Antonio Mosca, violoncelle et Giorgio Paronuzzi, clavecin
Franceso Geminiani (1687-1762), violoniste virtuose et théoricien de la musique, auteur de "L’Art de jouer du violon"(1751), traité qui connut un grand retentissement, est un élève de Corelli qui fit carrière tant en Italie qu’en France et en dans les Iles britanniques. Si ses sonates pour violoncelles et ses concertos connaissent de nombreux enregistrement, celui de ses sonates pour violon, violoncelle et clavecin réalisé par Liana Mosca, entourée de son frère Antonio Mosca au violoncelle et de Giorgio Paronuzzi au clavecin est une première. Ce concert est le reflet de cette gravure inédite, sortie en février 2012 chez Stradivarius.
Le bon sauvage - Rêverie musicale sur un thème cher à Rousseau
Dimanche 18 novembre à 16 heures
Sandrine Hudry, soprano, Stéphanie Erös, violon, Pierre Goy, vielle à roue, Rogerio Gonçalves, basson, percussion, Cecilia Knudsten, viole de gambe, dessus de viole, Rosario Conte, théorbe, guitare baroque, François Mützenberg, flûte à bec, musette de cour, flûte et tambourin, chalumeau et direction
Au 18ème siècle, le thème du bon sauvage fait couler beaucoup d'encre, que ce soit sous la plume de Diderot, de Voltaire ou de Rousseau. Il pose la question de l'essence de la civilisation en mettant face à face et en balance l'innocence et le bon sens naturel du sauvage et la méchanceté perverse, dissimulée sous un vernis de bienséance, de l'homme civilisé. Vu sous cet angle, le sauvage, pour le meilleur comme pour le pire, peut tout autant être d'ailleurs que bien de chez nous ! C’est la musique champêtre des bons sauvages de nos campagnes telle qu'elle était stylisée et idéalisée dans la France du siècle des lumières qui est donnée dans cette « rêverie musicale » qui nous transporte dans les fastes faussement bucoliques des fêtes où les nobles se piquait de jouer aux bergers. Ballard, Corrette, Hotteterre, Rameau, Rousseau, Grétry… tous ont laissés des airs mettant en scène beau berger, bon sauvage, plaisirs des dames et ombre de l’ormeau !
Autour de Gaspard Fritz - Œuvres de Gaspard Fritz, Friedrich Schwindl, W.A. Mozart par l’Ensemble Les Ramages
Dimanche 25 novembre à 16 heures
Anne Millischer, violon, Raya Raytcheva, violon, Caroline Haas, alto, François Grin, violoncelle, Sara Boesch, flûte, Nicole Aubert, cor, Isabella Vanossi, cor, Paolo Corsi, clavecin, Véronique Jamain, flûte et direction.
Les symphonies du compositeur genevois Gaspard Fritz (1716-1783) sont le premier essai de ce genre dans les futures frontières de la Suisse.
Elles ont peut-être été écrites pour le Concert de l'Hôtel de Ville, première association de concerts publics fondée à Genève en 1774 par Giuseppe Demachi et Friedrich Schwindl, très actif pour le développement musical dans la Cité. Mozart, venu jouer dans la ville d'origine de Jean-Jacques Rousseau en 1766, s'inspirera du Devin de Village, le grand succès du philosophe compositeur, pour son propre opéra Bastien et Bastienne.
20CHF/15CHF, billets en vente sur place, une heure avant le spectacle
Prélocation à l'Arcade d'information municipale, la Maison des arts du Grütli, Cité Seniors, Genève Tourisme.










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