L'herbier des Conservatoire et Jardin botaniques et ses quelque six millions d’échantillons est un des plus importants au monde. Quant au jardin, il abrite de magnifiques collections de plantes vivantes.

Site internet des Conservatoire et Jardin botaniques

L'herbier des Conservatoire et Jardin botaniques et ses quelque six millions d’échantillons est un des plus importants au monde. Quant au jardin, il abrite de magnifiques collections de plantes vivantes.

Site internet des Conservatoire et Jardin botaniques

Ouverte en 2009, la Médiathèque du FMAC a pour objectif l’encouragement et la diffusion de l’art vidéo à Genève. Elle réunit le Fonds André Iten, l’une des plus riches et importantes collections vidéo de Suisse, ainsi que la collection vidéo du FMAC.

Site internet du Fonds municipal d’art contemporain

Avec une collection riche de 25'000 objets illustrant douze siècles de culture céramique, le Musée Ariana compte parmi les grands musées européens spécialisés dans les arts du feu.

Site internet du Musée Ariana

Les Musées d’art et d’histoire forment le plus grand ensemble muséal de Suisse, avec ses cinq musées et leurs 700'000 objets, sa bibliothèque, son laboratoire de recherche et ses ateliers de restauration.

Site internet des Musées d'art et d'histoire

Haut lieu de la réflexion sur les sociétés humaines, le Musée d'ethnographie de Genève, dont les bâtiments se trouvent au boulevard Carl-Vogt propose au travers de ses expositions une variété de lectures anthropologiques des phénomènes sociaux et culturels qui traversent le monde actuel.

Site internet du Musée d'ethnographie

Le Musée d’histoire naturelle accueille plus de 250'000 visiteurs chaque année à la découverte des millions de spécimens exceptionnels appartenant au patrimoine naturel qu'il conserve. Unique en son genre en Suisse, le Musée d'histoire des sciences - affilié au Muséum - abrite une collection d'instruments scientifiques anciens issus des cabinets des savants genevois du 17e au 19e siècle.

Site internet du Musée d'histoire naturelle
Site internet du Musée d'histoire des sciences

Accueil Découvrir la bibliothèque

Archives #Dismoidixmots

Le MEG s'associe à l'opération #Dismoidixmots qui invite chacun à jouer sur la toile sous forme littéraire ou artistique autour d'un mot par mois.

Le mot retenu pour le mois de juin est «fluide» dont voici la définition des Dictionnaires Le Robert, 2019.
1. VX Liquide. « Le sang, véhicule fluide » (La Fontaine).
2. MOD. Qui n'est ni solide ni épais, coule aisément. Huile très fluide. Pâte fluide. ➙ clair.
3. (XVIe) PAR MÉTAPH. Ou FIG. Qui coule avec facilité et harmonie. Style fluide. ➙ 1. coulant. «fluide comme un filet d'eau pure, un chant de flûte ruisselait dans l'ombre» (Duhamel).

Le théâtre de marionnettes sur eau du Viêt Nam

L'ouvrage d'Alice Gaudry - Le théâtre de marionnettes sur eau du Viêt Nam : jouer avec le fluide - "est consacré à un art millénaire encore trop peu connu aujourd'hui. Il résulte d'une technique et d'un savoir-faire très développés qui permettent la manipulation des marionnettes sur l'eau."

Alice Gaudry nous parle dans son livre de l'origine de cet art, de son espace scénique très particulier, de ses marionnettes, de son répertoire ...

Le sous-titre du livre est "Jouer avec le fluide". En effet, "l'eau est une matière qui peut très bien illustrer des émotions fortes telles que la colère, la peur, l'angoisse, la fureur ainsi que l'effusion de joie, de ravissement, etc."

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir ce livre d'Alice Gaudry qui nous fait voyager dans un pays où le paysage est très lié à la présence de l'eau : le Viêt Nam.


Le mot retenu pour le mois de mai est le verbe «engloutir» dont voici la définition du dictionnaire (Le Petit Robert)
1. Avaler rapidement, tout d'un coup et sans mâcher.
2. FIG. Dépenser rapidement.
3. Faire disparaître brusquement en noyant ou submergeant.

L'enquête et ses méthodes : l'enquête ethnologique de terrain

C’est dans le sens de cette dernière définition que nous trouvons un lien avec l’ethnographie et notre collection.

L’ouvrage de Jean Copans «L'enquête et ses méthodes : l'enquête ethnologique de terrain» aborde tous les aspects de la recherche in situ. Formateur, ce document est très assidûment emprunté dans notre bibliothèque.

Comment s’y prennent les ethnologues pour mener leurs enquêtes de terrain ? Quels sont leurs approches ? Quels problèmes rencontrent-ils ?

Le chapitre 4 traite de l’organisation des enquêtes et de l’équilibre difficile à maintenir entre «l’objet» et les moyens mis en œuvre.

L’objet de l’ethnologie, selon Wikipedia, «est l'étude comparative et explicative de l'ensemble des caractères sociaux et culturels».

Par moyen, Jean Copans entend, selon Nicolas Journet «l'ensemble des conditions matérielles, subjectives et relationnelles qui font, au bout du compte, de chaque terrain une expérience particulière.»

Dans son ouvrage, «J. Copans suscite, avec raison, la prise de conscience des limites du genre : il pointe la fragilité d'un savoir qui repose souvent sur des moyens de communication peu maîtrisés, ou bien encore la difficulté qu'il y a à généraliser à partir de ce qui n'est qu'une «tranche de vie exemplaire».

On peut supposer que Copans plaide pour une ethnologie consciente qui permettra de maintenir l’équilibre entre les moyens utilisés et l’objet des enquêtes de terrain pour ne jamais perdre de vue le but de la recherche.

«C’est le moyen qui révèle l’objet : tout est enquête parce que tout est social et réciproquement.»

Si cet équilibre est rompu comme l’écrit l’auteur, le risque est que «l’objet peut finir par être «englouti» par le moyen. Les facilités ou les difficultés de la vie sociale finissent par faire oublier l’objet du séjour».

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir la deuxième édition de ce livre qui est un ouvrage de référence en la matière.


Le mot retenu pour le mois de avril est «à vau-l’eau»
En voici la définition (Dictionnaires Le Robert – Le Petit Robert de la langue française) :
Au fil de l'eau, du courant.
fig. Aller, s'en aller à vau-l'eau : se perdre, se désorganiser, péricliter.

Cent ans au village : chronique familiale Gouin (Burkina Faso)

C’est dans la longue chronique de Michèle Dacher «Cent ans au village : chronique familiale Gouin (Burkina Faso)» que nous trouvons cette locution adverbiale.

Dans le chapitre consacré aux amours et conflits de Seitan, l’auteur nous raconte l’histoire de cet homme très beau aux yeux d’un brun doré, brouillé avec son frère aîné, Houssèni :

«Durant les dernières années de Houssèni, la concession allait un peu à vau l’eau faute de direction : Houssèni affichait sa lassitude et son indifférence face aux problèmes qu’on venait lui soumettre et il ne prenait plus aucune décision.»

Nous vous invitons à découvrir ce livre disponible à la bibliothèque du MEG


Le mot retenu pour le mois de mars est «ruisseler»
Ruisseler : Couler en abondance et de façon continue. (Larousse en ligne)

poignard & fourreauETHAF 048326
Poignard & fourreau
Niger

«Le Rameau d’or», œuvre de l’anthropologue écossais George Frazer est considéré comme un ouvrage fondateur de l’anthropologie religieuse. En effet, cet ouvrage en 12 volumes est le premier dressant un inventaire universel des mythes et des rites, considéré comme une méta-mythologie tant des sociétés contemporaines qu’historiques.

C’est dans le chapitre consacré aux rites de mise à mort des rois, prenant exemple sur les Hausas, (Haoussas en français) peuple du Niger et du Nigéria, que nous trouvons la trace de notre mot du mois :

«Dans les trois royaumes hausas de Gobir, Katsina et Daura, aussitôt qu'un monarque présentait des symptômes de déchéance physique, il voyait apparaître un fonctionnaire portant le titre de Tueur de l'éléphant (Kariagiwa) qui l'étranglait. Alors le roi nouvellement élu et nommé était conduit au centre de la ville où on le faisait étendre sur un lit. On égorgeait un boeuf noir et on laissait ruisseler le sang de la bête sur le corps du monarque. Puis on écorchait le bœuf et on enveloppait dans sa peau les restes du souverain défunt qu'on avait débarrassés des entrailles et fumés pendant sept jours sur un feu lent. On les traînait sur le sol jusqu'au lieu de sépulture et on les enterrait dans une fosse circulaire.»

Nous vous invitons à découvrir ce texte important disponible à la bibliothèque du MEG dans une version en trois volumes.


Le mot retenu pour le mois de février est «spitant»
1. (Belgique). Pétillant. Eau spittante.
2. Au fig. L'esprit spittant, vif, déluré. Le Petit Robert, 2019.

L’habitation traditionnelle à l’heure de l’aménagement du territoire

C’est dans le sens de cette dernière définition que nous trouvons un lien avec l’ethnographie et notre collection.

L’ouvrage «L’habitation traditionnelle à l’heure de l’aménagement du territoire» nous présente quelques traditions folkloriques dans le domaine de la construction d’habitation en Wallonie.

Dans un chapitre concernant le folklore du maçon, on trouve le rondeau (poème) suivant :
Tot huflant ‘ne såvadje tchansonète – Ou quéque boket d’grand opéra, – Sins s’rupwèser måy one milète, – I gripe hoûl’mints, håles èt tèras. – I pwète l’oûhê, méne lu bèrwète, – Vigreûs, spitant come on djône rat...

Ce qui se traduit par :
En sifflant une chansonnette sauvage – Ou quelque morceau de grand opéra – Sans jamais se reposer un peu – Il grimpe les échafaudages, échelles et terrassements – Il porte l’oiseau, mène la brouette, - Vigoureux, agile comme un jeune rat...

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir ce document qui nous renseigne sur les savoir-faire et le folklore en Wallonie.


Le mot retenu pour le mois de janvier est «ondée»
«Pluie soudaine et de peu de durée» Le Petit Robert, 2019

ETHAF 046033

L’ouvrage de Marceau Gast «Alimentation des populations de l’Ahaggar : étude ethnographique» est consacré à l’alimentation de la population vivant dans «la partie la plus méridionale du Sahara algérien». Ce livre écrit en 1968 nous parle entre autres de cette région de l’Algérie, de ses habitants, des saisons et de la vie quotidienne, de la production de nourriture et de sa préparation, de l’alimentation en période de disette, du matériel et instruments nécessaires à la préparation des aliments.

Dans le chapitre traitant de l’alimentation en période de disette l’auteur écrit : «Aujourd’hui même la paille de ces graminées devient rare ; quant aux graines, si par bonheur une ondée suffisante a permis à la plante de pousser, les troupeaux sont déjà là pour s’en nourrir avidement.»

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir ce livre de Marceau Gastqui vous fera connaître tous les secrets culinaires de cette belle région du Sahara.


Le mot retenu pour le mois de décembre est «oasis».
En voici la définition du dictionnaire (Dictionnaires Le Robert, 2018) :
Endroit d'un désert qui présente de la végétation due à la présence d'un point d'eau. «L'oasis. La tête en haut exposée au feu du ciel, les pieds dans l'eau [...], les palmiers montent la garde en rangs serrés» (M. Dib). Cultures, palmeraies d'une oasis. Oasis sahariennes.

Oasis : architecture traditionnelle de terre

C’est dans les documents traitant de l’architecture que nous trouvons un lien avec notre collection.

Dans l’ouvrage «Oasis : architecture traditionnelle de terre : oasis de Dakhla en Egypte = raw-earth architecture : Dakhla oasis in Egypt» ce sont avant tout les images qui parlent. Les photographies noire et blanc de Marie Schuiten nous font découvrir l’esthétique épurée de ces constructions en terre typique de l’architecture oasienne.

Avec ce livre aux textes en français et anglais, la bibliothèque du MEG vous invite à visiter le coeur de ces habitations du désert égyptien.


Le mot retenu pour le mois de novembre est «aquarelle».
Voici la définition du dictionnaire (Le Petit Robert, 2018) :
ÉTYM. 1791 ◊ italien acquarella, de acqua «eau»
1/ Peinture légère sur papier avec des couleurs transparentes délayées dans de l'eau. Faire de l'aquarelle.
2/ Oeuvre ainsi obtenue. Une aquarelle de Dufy.

Carnets d'explorateurs

C’est dans les ouvrages autour des voyageurs et des découvertes que nous trouvons un lien avec l’ethnographie et notre collection.

L’ouvrage de Huw Lewis-Jones et Kari Herbert «Carnets d'explorateurs» collecte une multitude d’exemple de ces carnets du XVIe siècle à nos jours. Dans ce livre, abondamment illustré, toutes les techniques sont présentes, de la gravure au dessin au crayon gris.

John Turnbull Thomson (1821-1884), artiste autodidacte, a réalisé des vignettes à l’aquarelle pour représenter ses premières explorations de l’Otago et du Southland alors qu’il occupait le poste de topographe général de Nouvelle-Zélande.

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir ce livre qui nous permet de voyager et de retracer le parcours de ces aventuriers.


Le mot retenu pour le mois d’octobre est «plouf».
En voici la définition (Le Petit Robert en ligne) : plouf (interjection) Onomatopée évoquant le bruit d'une chute dans l'eau. «On entendit un plouf».

Tristes tropiques

Dans l’ouvrage de Claude Lévi-Strauss «Tristes tropiques», fruit de ses voyages en Amazonie, l’auteur emploie l’onomatopée dans un chapitre consacré à la navigation fluviale en pirogue. Il nous explique que de naviguer sur de telles embarcations n’a rien d’aisé et requiert une grande maîtrise. Les pirogues sont étroites, il faut être attentif au moindre mouvement sous peine de chavirer, écoper régulièrement l’eau qui s’infiltre à l’aide d’une calebasse tout cela en ramant à un rythme précis. L’auteur utilise alors le «plouf» ou même le «tra-plouf» pour exprimer le rythme des coups de rame dans l’eau.

«Nous laissons les rameurs échelonner les rythmes prescrits : d’abord une série de petits coups : plouf, plouf, plouf…puis la mise en route, où deux battements secs sur le bord de la pirogue sont intercalés entre les coups de rame.»

La bibliothèque du MEG possède plusieurs éditions de ce classique dont l’édition originale de 1955 ainsi qu’une version livre audio.

Nous vous invitons à découvrir ce texte important qui vous immergera dans l’Amazonie des années 30.


Le mot retenu pour le mois de septembre est «mangrove»
En voici la définition du dictionnaire (Le Petit Robert, 2018) :
1. BOT., ÉCOL. Formation végétale caractéristique des littoraux marins tropicaux, où dominent les palétuviers surélevés sur leurs racines. Les mangroves du sud de la Floride. «il sillonnait la mangrove du Robert où grouillaient ces crustacés» (P. Chamoiseau).

A l’ouest de Madagascar : les Sakalava du Menabe

C’est dans le sens de cette définition que nous trouvons un lien avec l’ethnographie et notre collection.

L’ouvrage «A l’ouest de Madagascar : les Sakalava du Menabe» de Sophie Goedefroit est consacré à ce groupe ethnique qui vit sur la côte occidentale de l’île. Leur modèle de société particulier, hérité d’un empire morcelé, intrigue aussi bien les ethnologues que les archéologues.

Dans le chapitre traitant des échanges économiques, l’auteur écrit : «En saison des pluies, on voit le pêcheur traîner à l’arrière de la mangrove et proposer de case en case son poisson en échange. Les hommes sont aux champs et ce sont les femmes qui mènent les négociations.»

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir ce livre qui nous renseigne sur la transformation de cette société.


Le mot retenu pour le mois de juin est «arabesque»
1. Ornement peint ou sculpté spécial, d'origine islamique ou non, employé en décoration.
2. Figure d'équilibre de la danse académique, de forme linéaire.
3. Ligne idéale, sinueuse, résumant le rythme essentiel d'une composition peinte, dessinée ou d’un paysage.

Homme de la petite eau, femme de la grande eau : ethnologie d’Hawai’i

C’est dans le sens de cette dernière définition que nous trouvons un lien avec l’ethnographie et notre collection.

L’ouvrage de Serge Dunis «Homme de la petite eau, femme de la grande eau : ethnologie d’Hawai’i» est consacré à cette civilisation polynésienne. Il emprunte d’ailleurs son titre au refrain de «l’Hymne à la Création», chant dédié à la naissance des îles et de leurs hôtes.

Dans le chapitre traitant des techniques de navigation sans instruments, l’auteur écrit : «La forme des vagues du large peut parfois indiquer la présence et la direction d’un courant, surtout en l’absence de vent notoire. Les arabesques décrites par les choses de flot et de mer qui s’accumulent aux jonctions de courants opposés peuvent aussi servir de repères.»

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir ce livre qui nous renseigne sur les savoir-faire ancestraux et l’histoire de la civilisation polynésienne.


Le mot retenu pour le mois de mai est «cursif, ive»
dont la définition peut être multiple (Le Petit Robert, 2019) :
1. Qui est tracé à main courante
2. Fig. bref, rapide

Dictionnaire mondial des images

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir l’ouvrage «Dictionnaire mondial des images» publié sous la direction de Laurent Gervereau.

Silvia Naef, professeure ordinaire à l’Unité d’arabe de l’Université de Genève depuis 2006, nous explique les origines de l’écriture arabe dans son article intitulé «Calligraphie (pays d’Islam)». En effet, un «cursif rudimentaire est également connu à l’aube de l’islam.»

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir ce livre qui, pour permettre de comprendre l’accumulation planétaire des formes visuelles et de leur circulation accélérée, propose 400 articles écrits par les meilleurs spécialistes.


Le mot retenu pour le mois d’avril est «tracé»
dont la définition est la suivante (Le Petit Robert, 2019):

Ligne continue dans la nature
Contours d’un dessin au trait, d’une écriture
Ensemble des lignes constituant le plan d’un ouvrage à exécuter et art de reporter ces lignes sur le terrain

MEG ETHAF 057261

Dans l’article «Les Ishumar, une ethnie de chômeurs au Sahara ?» tiré du périodique «l’Ethnographie» publié par la Société d’ethnographie de Paris en 1994 (no 116), Cécile Convard nous écrit : «La teshumara désigne un état d’esprit, un mode de vie, un courant idéologique, une vision politique, développés en marge de la société touarègue. [...] Par ces mots les Touaregs d’aujourd’hui désignent une forme de résistance moderne aux tracés des frontières et à la logique étatique.

[...] Depuis trente ans, les Etats et leurs frontières sont devenus une réalité incontournable qui impose d’abord aux nomades une autre logique géographique que celle qui était traditionnellement la leur : leur ancienne organisation spatiale a été brisée et n’existe plus que de façon théorique ou formelle [...]»

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir cet article qui vous fera mieux comprendre la vie actuelle des Touaregs au Sahara


Le mot retenu pour le mois de mars est «gribouillis»
dont la définition est la suivante (Le Petit Robert, 2019) :

Dessin, écriture informe. ➙ gribouillage. Un mur couvert de gribouillis. ➙ graffiti, tag

Lettres mortes : essai d’anthropologie inversée

C’est dans le sens de cette définition que nous trouvons un lien avec l’anthropologie.

L’ouvrage «Lettres mortes : essai d’anthropologie inversée» de Pierre Déléage nous éclaire sur la façon dont les amérindiens ont perçu l’alphabet occidental et comment ils ont développé une écriture qui leur est propre.

L’auteur nous décrit la rencontre d’Audrey Butt, ethnologue dans les années 1960, avec Pilima, prophète Wayana. Cette dernière nous raconte que Pilima, à l’aide de crayons et de papier emprunté, a créé sa propre écriture.
Voici ce que nous en dit Pierre Déléage :

«Néanmoins Pilima ne se contentait pas d’une simple imitation graphique de l’écriture, il semblait avoir proposé une véritable interprétation sémiotique : chaque «gribouillis» (squiggle) était associé à un discours. Et cette écriture avait une fonction pédagogique, elle permettait aux enfants de «lire» les chants qu’ils devaient réciter».

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir ce livre qui nous fait présente les écritures sous un autre angle.


Le mot retenu pour le mois de février est «coquille»
dont la définition peut être multiple (Le Petit Robert) :

Les

En ethnologie, les coquilles sont des éléments qui servent par exemple en tant que monnaie. L’ouvrage intitulé «Les "N'zimbu" : monnaie du Royaume de Congo» d’Edmond Dartevelle datant de 1953 est entièrement consacré à l’usage de la monnaie sous forme de coquille au Congo.

En effet, N’zimbu signifie en langue bantu «coquille-monnaie» et par extension : monnaie.

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir ce livre qui traite de façon très détaillée de l’usage des coquillages monnaie au Congo.

Le MEG possède des exemples de coquille servant pour les échanges commerciaux que vous pouvez voir ici.


Le mot retenu pour le mois de janvier est «signe»
dont la définition peut être multiple (Le Petit Robert, 2017) :

1. Indice, élément qui permet de percevoir quelque chose
2. Mouvement visible, représentation matérielle de quelque chose

L’homme et ses signes : signes, symboles, signaux

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir «L’homme et ses signes : signes, symboles, signaux» du grand typographe suisse Adrian Frutiger (1928-2015), créateur en particulier du caractère «Univers». Dans cet ouvrage, il expose la genèse des tracés élémentaires et l’évolution des signes dans la vie des hommes, à travers les millénaires et les cultures de la planète.

Le livre, abondamment illustré, est divisé en trois parties : comprendre et concevoir un signe, la fixation de la langue par le signe et enfin, signe, symbole, marque, signal.

A travers son expérience de typographe, Adrian Frutiger postule qu’il suffit qu’un point ou un trait apparaisse sur la page blanche pour transformer le vide en blanc, en lumière et que le signe acquiert ainsi une valeur fonctionnelle.


Le mot retenu pour le mois de décembre est «logogramme»
dont la définition est d’après Le Petit Robert de 2019 :

«Dessin correspondant à une notion (logogramme ou idéogramme) ou à une séquence phonique (logogrammephonétique ou phonogramme).»

«Le logogramme, tracé rapidement, d’une main sans repentir, est l’écriture-dessin d’un poème tracé par la main d’un peintre écrivant, décidé à libérer la pensée de la prison de l’alphabet latin.»

Mémoire , mon beau navire : les vacances d’un ethnologue

Ce texte est tiré du livre «Mémoire , mon beau navire : les vacances d’un ethnologue» dont l’auteur, Luc de Heusch, anthropologue et réalisateur belge était aussi professeur à l’Université libre de Bruxelles. Il était l’auteur de nombreux ouvrages scientifiques et participa au mouvement Cobra de 1949 à 1951.

Dans ce livre autobiographique l’auteur parle de ses voyages au Congo, au Rwanda, en Croatie, à Haïti, en Egypte, en Italie … et de ses rencontres.

La bibliothèque du MEG vous invite à faire de beaux voyages en lisant ce livre de Luc de Heusch


Le mot retenu pour le mois de novembre est «rébus»
dont la définition peut être multiple (Le Petit Robert, 2019) :

1. Devinette graphique, suite de dessins, de mots, de chiffres, de lettres évoquant par homophonie le mot ou la phrase qui est la solution.
2. Fig Xv. Énigme ; allusion plus ou moins obscure.

C’est dans le sens de cette dernière définition que nous trouvons un lien avec l’anthropologie.

Dans son ouvrage «Éclipse de lune au Yémen», l’ethnologue Geneviève Bédoucha nous partage le souvenir d’une expérience vécue lors d’une mission en France, dans la région de la Brenne.

Éclipse de lune au Yémen

Perdue dans un paysage qu’elle nous présente comme triste, et entourée de petits étangs souvent absents de sa carte géographiques, voici ce que nous décrit cette auteure :

«Nombre d’étangs que je pouvais apercevoir depuis la route n’étaient pas identifiables sur la carte tout simplement parce qu’ils n’existaient pas encore au moment des derniers relevés. Beaucoup d’autres aux tracés manifestement anciens se trouvaient à l’intérieur des domaines, inaccessibles. Je mis un certain temps à le comprendre, je n’imaginais pas qu’il puisse y en avoir autant de nouveaux dans certaines zones, et autant qu’on ne pouvait approcher ni même entrevoir, j’enrageais, et personne, personne à qui demander. Un rébus de quelques dizaine de milliers d’hectares.»

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir cet ouvrage qui nous décrit une mission ethnologique (AS 512 BED).


Le mot retenu pour le mois de septembre est «phylactère». *
* (aussi appelé bulle ou ballon) : moyen graphique utilisé en illustration puis en bande dessinée pour attribuer des paroles aux personnages.

Celui-qui-est-né-deux-fois

La bande dessinée ayant sa place dans les collections de la bibliothèque du musée d’ethnographie, nous vous présentons «Celui-qui-est-né-deux-fois» une BD illustrée et écrite par Derib. Cette œuvre de fiction se déroulant au XIXe siècle, nous raconte l’histoire de Pluie d’orage, jeune Sioux destiné à devenir le chaman-guérisseur de sa tribu. Celle-ci sera témoin d’un grand choc culturel, synonyme de déclin pour les Amérindiens.

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir cette édition limitée à 200 exemplaires, grand format, en noir et blanc qui compile les trois premiers tomes des aventures de Pluie d’orage (cote AM 512 DER).

Celui-qui-est-né-deux-fois

Le mot retenu pour le mois de juin est «Ohé !»*
* interjection servant à appeler. «Ohé ! là-bas ! Venez ici. Ohé, les gars !»

Ohé_ho ! Chansons et choeurs populaires

«Ohé_ho ! Chansons et choeurs populaires» est un recueil de chansons de la section romande du Club suisse des femmes alpinistes.

C’est dans ce beau livre de partitions daté de 1933, (agrémenté d’une xylographie de l’artiste G. Billet sur la couverture) que notre mot du mois fait son apparition.
A la page 88, une chanson nommée «Sur l’alpe voisine» débute ainsi :

«Ohé, ho ! Ohé ho ! ho !
Je vois, sur l’alpe voisine
Je vois, sur la verte cime
J’entends, dans le grand silence»

Nous vous invitons à découvrir cet ouvrage disponible à la bibliothèque du MEG.

«Sur l’alpe voisine» fut composée par le célèbre musicien d’origine genevoise Emile Jacques-Dalcroze en 1905. La Phonothèque du MEG contient, sous la cote LP651-1/1, la numérisation d’un disque 33 tours de chants et musiques populaires romands où il tient le rôle d’interprète. Cet enregistrement est accessible sur les postes du Salon de musique de notre bibliothèque.


Le mot retenu pour le mois de mai est «placoter»*
* causer, converser, papoter, jaser.

La vie traditionnelle au pays de Caux et au Canada français : le cycle des saisons

Le texte qui suit est tiré du livre d’Anne-Marie Desdouits, «La vie traditionnelle au pays de Caux et au Canada français : le cycle des saisons». Il nous explique l’origine du mot placoter.

«Entre les prières et les chants, étant donné la route à parcourir, il y a bien des "blancs" à combler, et chacun y va de son commentaire sur les propriétaires des champs côtoyés ! Quelques-uns en profitent pour bavacher (bavarder, parler à tort et à travers) et même faire quelques clapotages (commérages, bavardages)».

Le mot «clapotage» est attesté dans la vallée d’Yères, au Havre... «L’équivalent québécois de clapotage est placoter. Sans doute s’agit-il d’une métathèse car placoter, très répandu au Québec possède les deux mêmes sens que clapoter : parler à tort et à travers et agiter l’eau, patauger dans la boue.

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir grâce à ce livre de vieilles coutumes de France et du Canada français.


Le mot retenu pour le mois d'avril est «truculent»*
* Sa définition peut être multiple mais dont nous avons retenu : Haut en couleur, qui étonne et réjouit par ses excès

«Les épices» de Jean-Marie Pelt

L’ouvrage «Les épices» de Jean-Marie Pelt, professeur émérite de biologie végétale à l’Université de Metz, raconte l’histoire et les légendes qui entourent les épices en expliquant également leurs caractéristiques botaniques, pharmacologiques et bien sûr culinaires.
C’est dans ce domaine qu’il nous fait découvrir quelques recettes de son ami cuisinier à l’Auberge du Dragon de Limbour en Belgique et qu’il nous décrit ainsi : «Jean Cabodi vous accueille, comme sorti d’une œuvre de Brueghel : ample tablier blanc, généreuse corpulence, visage truculent, regard pétillant de malice et de complicité.»

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir ce livre qui, au fil des chapitres, vous fera sillonner les routes des épices, connaître Pierre Poivre, ou encore remonter jusqu’à l’origine des currys.


Le mot retenu pour le mois de mars est «accent» dont la définition peut être multiple (Le Petit Robert, 2017)

Devenir français ?: approche anthropologique de la naturalisation

C’est dans le sens de cette dernière définition que nous trouvons un lien avec l’anthropologie.

L’ouvrage «Devenir français ?: approche anthropologique de la naturalisation» de François Masure nous expose la situation particulière d’un «Français extraordinaire». En effet comme le dit le quatrième de couverture du livre : «Il n’est pas possible de dissimuler tous les signes de l’étranger que l’on fut (la «gueule», le nom ou l’accent).

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir ce livre qui traite des nombreux aspects de cette démarche et qui se base également sur des témoignages personnels.


Le mot retenu pour le mois de février est «voix»*
* son humain : ensemble des sons produits par les cordes vocales, ou la voix : organe de la parole

En plus de la parole, la voix s’exprime au travers du chant. Par exemple, les Yorubas (population principalement localisée dans le sud-ouest du Nigéria et au Bénin) ont une grande tradition de chants, rituels comme récréatifs.

C’est dans le coffret «Bénin : musiques yorùbá : les voix de la mémoire» du Musée du Quai Branly (disponible à la Bibliothèque du MEG) que nous découvrons un panorama de chants et musiques des peuples Isa et Ifè.

On peut y écouter des chants d’initiation, des chants polyphoniques rituels interprétés dans le cadre de cérémonies à la divinité Nana Burukuu tout comme des jeux musicaux ou encore de rondes chantées par des enfants. Ces enregistrements effectués sur le terrain montrent la diversité des voix, des timbres et des instruments.

«Bénin : musiques yorùbá : les voix de la mémoire

Les enregistrements présentés ont été effectués entre 1958 et 1969, puis entre 1996 et 1999 par Madeleine Leclair, conservatrice en ethnomusicologie au MEG.

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir ces musiques qui pour certaines, datent de près de 60 ans et qui nous transportent hors du temps (cote AF 533 BEN).


Le mot retenu pour le mois de janvier est «susurrer»*
* dire quelque chose à voix basse, dans un murmure, un chuchotement

Michel Praneuf, dans son «Bestiaire ethno-linguistique des peuples d’Europe» évoque notre mot du mois dans son chapitre consacré à la souris :
«- Latin sorex (génitif soricis masculin). Apparenté au grec huraks. Semble proche du latin susurrare ; bourdonner, chanter, susurrer.»

Bestiaire ethno-linguistique des peuples d’Europe

Le bestiaire est structuré d’une manière intéressante et agréable à lire. Chaque chapitre est consacré à un animal et est ensuite décliné sous différentes approches chronologiquement cohérentes. Dans un premier temps, l’animal en question est mis en relation avec l’homme par le biais d’histoires, de mythes et d’anciennes superstitions qui lui sont associées :
«Selon une légende tchèque, un comte, visité par le diable qui avait revêtu l’apparence d’une souris, lui vendit son âme et put en échange puiser à volonté de l’or dans le trésor pendant toute sa vie. Le jour de sa mort, une souris vint rôder près de son lit...»

Puis vient le tour des proverbes liés à l’animal et enfin, les racines étymologiques du mot.

Nous vous invitons à découvrir cet ouvrage disponible à la bibliothèque du MEG.


Le mot retenu pour le mois de décembre est «volubile»*
* abondance, rapidité et aisance de la parole

«Jadis vivait dans une lointaine contrée, un riche fellah qui cultivait ses terres aidé de son serf (khames). Il était très heureux, car ses deux femmes, dont l’une était bègue et l’autre volubile, attendaient des bébés.»

Nalanke Pular

Ce texte est tiré du conte «Le pain grillé» dans le livre «Contes arabes de Tiaret (Algérie)».

Dans l’avant-propos, on nous explique que :
«Ces contes ont été, pour la plupart, collectés dans le Sud-Ouest algérois auprès de personnes vivant à Tiaret (Tagdempt) ou aux alentours.[...] Les gens de Tagdempt aiment la légende et le mystère, et le soir au crépuscule, quand les pâtres rentrent les troupeaux, ils s’entourent de leurs enfants pour lesquels il y a toujours une histoire à rapporter.»

Abdelkader Belarbi, l’auteur de ce livre, est né en 1961 en Algérie. Il s’intéresse tout particulièrement à la littérature orale de son pays.

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir ce livre qui vous fera voyager dans un pays du Maghreb.


Le mot retenu pour le mois de novembre est GRIOT, GRIOTTE
(En Afrique, membres de la caste de poètes musiciens, dépositaires de la tradition orale)

Comme décrit dans le livret d’accompagnement du CD «Sénégal : nalanke pular : le griot peul» de Birame N'Diaye publié par les Archives internationales de musique populaire, le griot, souvent qualifié d’«homme de parole» ou même de «maître de la parole» a une importance capitale dans la conservation de l’histoire et de l’organisation sociale.

Nalanke Pular

Birame N’Diaye est né en 1928 dans le nord du Sénégal. Issu d’une famille de griots, il n’a jamais cessé de chanter, perpétuant et renouvelant toujours la daande leñiol, la tradition peule. Ce CD est le premier enregistrement des créations de cet artiste, sous l’impulsion de Mamadou Sylla Ka, dit Kara, qui souhaitait lui rendre hommage.

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir cet artiste à travers son CD ou en venant au Salon de musique spécialement dédié à l’écoute des AIMP (Archives internationales de musique populaire), riches de plus de 15 500 phonogrammes.


Le mot retenu pour le mois d’octobre est JACTANCE
(familier, vieilli : bavardage)

C’est dans l’ouvrage «La république raciale : paradigme racial et idéologie républicaine 1860-1930» de Carole Reynaud Paligot que ce terme apparait en lien avec l’anthropologie. En effet comme nous le dit la quatrième de couverture de cet ouvrage, «A la fin du XIXe siècle, des hommes de science, rassemblés autour de la Société et de l’Ecole d’anthropologie, ont élaboré une représentation de la différence humaine en termes raciaux et produit une vison inégalitaire du genre humain.»

La république raciale

Voici un exemple bien concret à la page 297 où sont rapportés les propos de René Verneau :
«Dans ses écrits du début des années 1930, les stéréotypes restent très présents. L’intelligence des Australiens est jugée paresseuse et si les Nègres possèdent de sérieuses qualités, ils ont «une tendance au mensonge, à la jactance et à la paresse».

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir ce livre qui nous apprend comment «les sciences humaines et sociales ont en partie intégré une représentation raciale de la nature humaine» et comment «le monde colonial a très largement partagé cette vision raciale et inégalitaire de l’altérité».


Le mot retenu pour le mois de septembre est BAGOU*
* Loquacité tendant à convaincre, à faire illusion ou à duper, tchatche, volubilité.

Un bon exemple de cette volubilité en est le théâtre rakugo au Japon. Nous en avons trouvé une définition en anglais dans l’ouvrage «Historical dictionary of Japanese traditional theater» (disponible à la Bibliothèque du MEG) dont nous vous proposons une traduction:

«Rakugo : art narratif dans lequel un conteur seul raconte des histoires souvent comiques, installé sur un coussin sur une petite estrade et faisant des gestes avec un éventail. Cela fait habituellement partie des spectacles de variété (yose). Beaucoup de ces histoires ont été adaptées au théâtre populaire kabuki, principalement au 19e siècle.»

[«Rakugo : a narrative art in which a single reciter tells stories, often comic, while seated on a cushion set on a small platform an gesturing with a fan. It is usually part of a variety show (yose). Many of its stories were adapted into popular kabuki plays, especially in the 19th century.»]

Historical dictionary of Japanese traditional theater

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir cet ouvrage qui détaille et nous permet de comprendre cet art traditionnel japonais.


Le mot retenu pour le mois d'août est ÉMOTICÔNE
Le livre «Japanese Nô Masks» de Friedrich Perzynski nous présente différents masques du théâtre Nô, forme de théâtre classique japonais qui comprend des pantomimes dansées et des chroniques versifiées. Les acteurs portent des masques pendant la représentation.

Il existe de nombreux masques dans le théâtre Nô. Ils ressemblent aux émoticônes car chacun d’eux renseigne sur l’humeur de l’acteur. Certains masques représentent des démons, des femmes, des hommes, des esprits vengeurs...

«Japanese Nô Masks

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir ces pages écrites par un amateur d’art qui nous montre certains masques utilisés dans le théâtre Nô.


Le mot retenu pour le mois de juillet est PIRATE*
* Personne qui s’introduit dans un système informatique par défi ou pour en tirer profit.

Le livre «Les brigands» de Frantz Funck-Brentano datant de 1924 commence par des lignes s’adressant directement au lecteur en ces termes : «On ne confondra pas un brigand avec un voleur, un bandit avec un vulgaire assassin. Des assassins et des voleurs il n’eût pas été utile de s’occuper. La vie des brigands offre un tout autre intérêt : elle a eu son importance dans l’histoire de tous les peuples.»

L’ouvrage s’intéresse à ces sociétés malveillantes que forment les brigands et autres «professions avoisinantes». Un chapitre entier est consacré aux flibustiers qui étaient des pirates du XVII et XVIII siècles opérant dans la région des Antilles.

Les soixante pages de ce chapitre se partagent en diverses sections : il est question de l’Ile de la Tortue, connue pour être un célèbre point géographique stratégique de pirate ou encore de boucanier et bien sûr de quelques figures célèbres comme «L’Olonnais» ou encore «Van Horn», «Grammon» ou «Morgan».

«Les brigands» de Frantz Funck-Brentano

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir ces pages écrites par un historien et bibliothécaire qui retracent l’histoire et le mode de fonctionnement de la piraterie dans les «mers du sud».


Le mot retenu pour le mois de juin est NOMADE.
Anne-Marie Frérot dans son ouvrage «Imaginaires des Sahariens : habiter le paysage» (Ed. du CTHS, 2011), aborde la question des peuples nomades du Sahara sous différents angles. Elle explore la façon dont les peuples nomades se sont appropriés le paysage et la géographie et ont créé une conception du monde qui leur est propre et qui fait, parfois, rêver :

«Parallèlement à l’exploration du Sahara, tout un imaginaire occidental - à l’évidence connoté émotionnellement - se dessine. Le désert, peuplé de nomades sauvages, farouches, insoumis, hostiles et néfastes razzieurs, suscite la peur et confronte l’Homme à sa propre mort.»

Imaginaires des Sahariens : habiter le paysage

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir ce livre traitant de la symbolique et de la sagesse saharienne.


Le mot retenu pour le mois de mai est HEBERGER : recevoir chez soi, nourrir et loger.
L’habitation diffère selon chaque culture de par leur coutume et leur environnement, cependant les coutumes et traditions nomades fascinent énormément les peuples sédentarisés. Certains s’en inspirent pour leur propre domicile ou pour leur mode de vie.

Christian La Grange nous offre un livre illustré sur ces habitations légères et transportables, inspirées des constructions nomades :

«Christian La Grange vous propose d’adopter un mode de pensée emprunté aux anciens, qui tient compte des ressources locales et du rythme des saisons, grâce auquel tout devient plus apaisant, plus facile à assimiler ou à gérer. Il vous invite aussi à libérer votre imagination et votre créativité afin de réaliser les suggestions proposées dans cet ouvrage pour habiter autrement. Et, de cette façon, à réduire votre empreinte sur la planète.»

Habitat Plume : mobile, léger, écologique de Christian La Grange

«Habitat Plume : mobile, léger, écologique» de Christian La Grange, paru aux éditions Terre vivantes, est disponible à la bibliothèque Marie Madeleine Lancoux, au MEG.


Le mot retenu pour le mois d'avril est FAVORI, ITE : personne qui a les faveurs (de quelqu'un).
Nous avons choisi de mettre l'accent sur le «boeuf favori» des populations pastorales d'Afrique orientale.

C'est dans l'article «Robes colorées et cornes déformées : les pasteurs est-africains et leurs boeufs de parade» paru en 1997 dans le vol. 21, n° 2-3 de la revue «Anthropologie et sociétés» (disponible à la bibliothèque du MEG ou dans l'édition électronique de la revue en ligne) que Robert Hazel fait le point sur la relation que ces hommes entretiennent avec leur boeuf favori.

L'auteur, par son approche comparative, a pour but de nous permettre de saisir «pourquoi les hommes, au premier chef les jeunes hommes, s'identifient à leur boeuf favori.»

L'image extraite d'un ouvrage japonais, paru dans la collection des Senri ethnological studies, no.3, 1977, montre les couleurs du bétail des Bodi du sud-ouest de l'Ethiopie.

Senri ethnological studies

On trouve également dans la Phonotèque du MEG (AIMP) une «danse des hommes avec cornes» (LP491-1/1-A3, Ressource sonore qui peut être écoutée au Salon de Musique) des Nuba du Soudan et dans la collection d'objets un collier de bétail et une longe des Nuer du Soudan.


Le mot retenu pour le mois de mars est FURETEUR, EUSE*

* Personne qui cherche, fouille partout en quête de découvertes.

Quel est le lien entre un fureteur et l’ethnologie ?
C’est dans un article traitant de l’empathie pour la profession d’ethnographe que le verbe «fureter» apparaît.

Cet article scientifique signé Laurence Nicolas et portant le titre «L'empathie, aporie* ou doute méthodologique ? : de l’affection à la méthode» on peut lire à propos des méthodes de recherches ethnologiques :

«Mais la question méthodologique qui finalement taraude le plus l’ethnologue tourne autour de la "meilleure" façon d’aller "FURETER dans le tour d’esprit d’un autre peuple" et cette métaphore traduit en même temps le sentiment coupable de braconnage qui, à certains moments, envahit l’observateur-chasseur.»
*Aporie : contradiction insoluble qui apparaît dans un raisonnement.

Si ce sujet vous intéresse, vous trouverez cet article paru en 2008 dans le n° 114 de la revue «Journal des anthropologues de l’Association française des anthropologues» à la bibliothèque du MEG ou dans l’édition électronique de la revue en ligne https://jda.revues.org/316?lang=fr


Le mot retenu pour le mois de février est TELESNOBER*

*Consulter fréquemment son téléphone intelligent en ignorant les personnes physiquement présentes.

Dans l'ouvrage intitulé «Tyrannie technologique : critique de la société, numérique» de Cédric Biagini Guillaume Carnino et Celia Izoard, une situation similaire à du «télésnobage» est décrite :
«-Allô ?
-Ouais, je suis à la boulangerie.
-Une baguette.
-Non, je parlais à la dame.
-Quoi ?
-A moins le quart, OK.
»

Tyrannie technologique : critique de la société, numérique

Les auteurs commentent :
«Les utilisateurs de téléphones mobile ont en outre perdu la faculté de vivre le présent : Leur capacité à être joignable tout le temps a détruit leur attention et leur disponibilité pour ce qui pourrait se produire ici et maintenant.»

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir ce livre qui réalise le portrait de nos sociétés qui vivent sous l’emprise de la technologie.


Le mot retenu pour le mois de janvier est CANULAR.

En art, la question de l’authenticité est cruciale. Cependant, la réalité est souvent complexe et on ne peut résonner simplement en termes de «vrais» ou «faux».

Est-ce que le double d’une œuvre faite par l’artiste lui-même est une contrefaçon ? Est-ce qu’une copie d’une toile faite par l’atelier d’un artiste est une falsification ?

Voici ce qu’écrit Pascal Mongne dans l’ouvrage «Xihuitl : le bleu éternel : enquête autour d'un crâne" (Ed. Images en manoeuvres, 2011) :
«Si les causes de l’apparition du faux peuvent être variées : religieuses, politiques ou nationalistes, scientifiques, canulars, etc., celles-là sont en effet rares et font figure d’exception.»

Xihuitl : le bleu éternel : enquête autour d'un crâne

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir ce livre traitant, entre autre, de l’authentification des objets de musées.


Le mot retenu pour le mois de décembre est AVATAR.
En ethnographie et anthropologie, et plus précisément dans l’Hindouisme, AVATAR a une signification bien précise. Voici la définition exacte qui nous est donnée par le livre de Dharam Sabhash portant le titre : «L’Hindouisme pour tous » (Ed. Le Plein des sens, 2001).

«Les avatars, ou avatara, sont des intermédiaires entre les hommes et les divinités. Ainsi les dieux se manifestent-ils sous des formes qui peuvent être perçues par les êtres les plus simples.»

La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir ce livre sur l’Hindouisme dont voici un résumé :

«A peu près 87% des Indiens sont hindous. L’hindouisme, dans son ensemble, est un syncrétisme religieux grâce auquel les croyances brahmanes font rentrer toutes les philosophies, toutes les croyances, ainsi que tous les cultes populaires, dans le sein de leur propre orthodoxie.»


Le mot retenu pour le mois de novembre est NUAGE.
La bibliothèque du MEG vous invite à découvrir le documentaire de Nadine Assoune
Les bardes de Gengis Khan (Ed. La Huit Distribution, 2005).
Empruntez ou visionnez ce film à la bibliothèque.

Ghan, jeune mongol est initié au chant diphonique. Son père lui apprend, en observant les NUAGES, comment la musique se compose à partir des mélodies de la musique naturelle.