L'herbier des Conservatoire et Jardin botaniques et ses quelque six millions d’échantillons est un des plus importants au monde. Quant au jardin, il abrite de magnifiques collections de plantes vivantes.

Site internet des Conservatoire et Jardin botaniques

L'herbier des Conservatoire et Jardin botaniques et ses quelque six millions d’échantillons est un des plus importants au monde. Quant au jardin, il abrite de magnifiques collections de plantes vivantes.

Site internet des Conservatoire et Jardin botaniques

Ouverte en 2009, la Médiathèque du FMAC a pour objectif l’encouragement et la diffusion de l’art vidéo à Genève. Elle réunit le Fonds André Iten, l’une des plus riches et importantes collections vidéo de Suisse, ainsi que la collection vidéo du FMAC.

Site internet du Fonds municipal d’art contemporain

Avec une collection riche de 25'000 objets illustrant douze siècles de culture céramique, le Musée Ariana compte parmi les grands musées européens spécialisés dans les arts du feu.

Site internet du Musée Ariana

Les Musées d’art et d’histoire forment le plus grand ensemble muséal de Suisse, avec ses cinq musées et leurs 700'000 objets, sa bibliothèque, son laboratoire de recherche et ses ateliers de restauration.

Site internet des Musées d'art et d'histoire

Haut lieu de la réflexion sur les sociétés humaines, le Musée d'ethnographie de Genève, dont les bâtiments se trouvent au boulevard Carl-Vogt propose au travers de ses expositions une variété de lectures anthropologiques des phénomènes sociaux et culturels qui traversent le monde actuel.

Site internet du Musée d'ethnographie

Le Musée d’histoire naturelle accueille plus de 250'000 visiteurs chaque année à la découverte des millions de spécimens exceptionnels appartenant au patrimoine naturel qu'il conserve. Unique en son genre en Suisse, le Musée d'histoire des sciences - affilié au Muséum - abrite une collection d'instruments scientifiques anciens issus des cabinets des savants genevois du 17e au 19e siècle.

Site internet du Musée d'histoire naturelle
Site internet du Musée d'histoire des sciences

MEG


Le magazine du MEG   [PDF 22 Mo]

Unité Collections

Actualités

42 billets

Expositions

Madeleine Leclair
14 juin 2018

L'atelier d'Alain Perraudin
Luthier à Saillon (Valais)

Alain Perraudin, luthier, est un finconnaisseur des instruments de musique médiévaux qu'il fabrique dans son atlier de Saillon.
Outre la facture des vielles à roue dont il s'est fait une spécialité, il fabrique d'autres isntruments à archets, comme la nickelharpa suédoise ou la morharpa de Scandinavie, instruments associés à la figure des conteurs et troubadours.

L'atelier d'A. Perraudin et une morharpa de sa fabrication

AIMP

Madeleine Leclair
6 juin 2018

Traitement du fonds Samuel Baud-Bovy : phase I
Mission de 1954 en Crète

Au cours de sa mission ethnomusicologique de 1954 en Crète, Samuel Baud-Bovy enregistra 266 pièces musicales sur 21 bandes magnétiques (BD697 à BD717). La plupart de ces bandes furent numérisées au début des années 2000, peu après la transmission des archives musicales de Samuel Baud-Bovy au Conservatoire de musique de Genève, où elles furent conservées jusqu'en mai 2017. 
Les contenus partiellement numérisés de ces 21 bandes ont pu être indexés pour isoler 226 pièces musicales, à partir des précieuses indications notés
S. Baud-Bovy sur les boîtiers en carton des bandes et de l'inventaire réalisé par Lambros Lliavas en 1989. 
Ces 226 pièces (environs 8h00 de musique), récemment intégrées à la base de données des archives sonores du MEG, MusinfoAudio, sont en accès libre au Salon de musique!

On peut y entendre des musiques vocales, a cappella ou accompagnées d'instruments de musique, et des musiques instrumentales. Les répertoires représentés sont : berceuses, mirologues, extraits de l'épopée d'Erotokritos, musique de baptême, de mariage, de danse. Quant aux instrument, on peut entendre : la vièle lyra, les luths lauto et mantola, la clarinette mantoura, la flûte thiampoli ou encore la cornemuse askomantoura.

Merci à Claire pour la préparation des fichiers sons et des fiches descriptives, et merci à Grégoire De Ceuninck pour l'intégration dans MusinfoAudio.

Yeryeri (Crète occidentale), 1954. Photo B. Bouvier

AIMP

Madeleine Leclair
28 mai 2018

Lancement du LP La Plainte le 30 mai 2018 à la Cave 12
Pièce de Francisco Meirino composée à partir des AIMP

La Plainte de Francisco Meirino est une commande du festival Mos Espa, composée en grande partie à partir des archives sonores du MEG. Créée en 2016, elle a été remaniée par l’artiste pour la présente édition du label Cave12 en 2017.

"Dans les archives du MEG, j’ai avant tout cherché des événements acoustiques que j’ai volontairement modifiés, filtrés, édités et extraits de leur contexte d’origine. J’ai ainsi obtenu une substance suffisamment abstraite pour pouvoir la transformer en une pièce sonore où le montage et le mixage des sons, spatialisés pour créer des effets psycho-acoustiques, sont faits dans l’esprit de la musique concrète.
Ces mêmes effets sont parfois également utilisés comme techniques de transcommunication par les chamans et autres acteurs sociaux ou religieux qui utilisent le son pour rassembler/combler/manipuler leurs auditeurs. C’est dans cette corrélation que mon travail trouve un écho au concept de Mos Espa : les esprits de la jungle, le chamanisme, la musique de transe etc." (F.Meirino).

LP La Plainte (Cave12), 2017

Recherche / enseignement

Madeleine Leclair
24 mai 2018

Conférence de Franck Bernède
La musique et la transe dans l’Himalaya Indien

À travers l’étude d’une cérémonie de possession domestique conduite par des bardes du Kumaon (Uttarakhand, Inde), l'ethnomusicologue Franck Bernède interroge les aspects performatifs du rituel. Ici, la musique et la danse, loin d'être de simples ornements, s’affirment comme des éléments constitutifs qui interagissent avec l'activité des médiums, icônes vivantes du rituel.

Cette conférence clôturait l'année universaitaire 2017-2018 du Master d'ethnomusicologie porté par l'UniGE, l'UniNe et la HEM, en association avec le MEG

Photo : Marie Bouvier

Concerts

Madeleine Leclair
8 mai 2018

Yousra Dhahbi, princesse du oud, et le percussionniste Haj Kacem en concert au MEG
Festival des ADEM Les Orients du luth

Artiste d’une grande créativité, elle est experte en l’art des maqâmat, les modes orientaux. Elle maîtrise également l’improvisation, construisant ses mélodies avec une rigueur et une inspiration exemplaires, au-delà de tout cliché. Son jeu, tout en retenu, est d'une grande sensibilité.
Après avoir enseigné le oud et les techniques vocales au Conservatoire National de Tunis, elle s’est installée en Suisse et enseigne désormais l'art de son instrument aux ADEM et au Conservatoire de Lausanne depuis 2011.

Yousra Dhahbi et Haj Kacem sur la scène de l'Auditorium du MEG

AIMP

Madeleine Leclair
27 avril 2018

De Folkways Records aux nouveaux labels
Rencontre avec Cyril Yeterian

Un zoom sur les collections d'archives sonores du MEG : rencontre avec Cyril Yeterian, fondateur du label Bongo Joe Records et DJ.

Véritable encyclopédie de la musique populaire et de ses multiples métissages, le mythique label américain Folkways Records, fondé par Moshes Ash, a inspiré des générations de musiciens, producteurs ou éditeurs. Le MEG conserve environ 450 disques 33 t. vinyles parmi les plus de 2000 qu'a publié Folkways Records depuis 1948.

C. Yeterian

AIMP

Madeleine Leclair
25 avril 2018

Les archives sonores de Bernard Mondet enregistrées en Afrique
Acquisition d'un nouveau fonds d'archives sonores

Bernard Mondet est entomologiste médical, spécialiste de l’onchocercose (ver parasite infectieux, première cause de cécité dans les zones infestées, principalement en Afrique subsaharienne et en Amérique centrale). Chercheur à l’IRD (ex ORSTOM), il y a exercé son métier dans un laboratoire installé à Bouaké en Côte d'Ivoire, où il résida pendant plus de 40 ans.

Sa rencontre avec le musicien Adjama Dramé, maître virtuose du djembé, en 1976 à Bouaké, suscita chez lui un intérêt majeur pour le milieu des musiciens spécialistes et professionnels de répertoires traditionnels. Il se passionna aussi pour le travail d’enregistrement sonore.

Bouaké, dans les années 1970, était une ville "au centre de l'ouest", où B. Montet a pu rencontrer des gens de toutes les régions de Côte d'Ivoire mais aussi des Maliens, des Guinéens, des Sénégalais, des Burkinabés, etc. Dans chacune de ces communautés se trouvaient des musiciens venus gagner leur vie à Bouaké, qu'il a eu l'excellente idée d'enregistrer!

Bernard Mondet, avril 2018

AIMP

Madeleine Leclair
22 mars 2018

Prix Coups de coeur Musiques du Monde pour le CD Japon. Teruhisa Fukuda, maître de shakuhachi

L'Académie Charles Cros a décerné hier soir, au Train-Théâtre de Portes-lès-Valence (Drôme), le Prix "Coups de coeur Musiques du Monde 2018" au CD JAPON. Teruhisa Fukuda, maître de shakuachi (publié par le Musée d'ethnographie de Genève, produit par VDE-Gallo)

Déménagement des collections

Jérôme Ducor
8 mars 2018

L'Asie s'emballe

© J. Ducor

Conservation des collections

Lucie Monot
19 février 2018

Le vendredi, c'est plaques de verre

Dans les réserves du MEG, le vendredi matin, des collaborateurs de la bibliothèque prêtent main forte aux membres de l'unité collection pour le reconditionnement des photographies sur plaques de verre.

Le verre était un support de prédilection pour les photographies dès les années 1840. Utilisé comme support de négatifs, le verre était aussi utilisé comme support de photographies positives que l'on observait par transparence ou projection. C'est le cas des diapositives monochromes sur verre du fond qu'Eugène Pittard utilisait pour illustrer ses cours à l'Université. Pour leur conservation à long terme, ces diapositives sur verre sont soigneusement reconditionnées dans des enveloppes à rabat en papier non acide, et rangées verticalement dans des boîtes en carton. Et pour le court terme, elles seront protégées lors de leur déménagement vers les nouvelles réserves du musée qui aura lieu dans une année.

© L. Monot

Déménagement des collections

Madeleine Leclair
15 février 2018

Deux violons du Chili

Ces deux violons proviennent de la région d'Antofagasta, située dans le désert d'Atacama au Chili.
Jean-Christain Spahni, qui les a donné au MEG en 1963, estimait que ces instruments auraient été faits il y a au moins une centaine d'années. Il les a trouvé dans une maison en ruine, inhabités depuis fort longtemps, le long du cours du rio Loa, à 4500 m d'altitude au nord du village de Rio Grande, près de la frontière bolivienne. Les deux violons ont probablement été abandonnés par d'anciens bergers.

MEG inv. ETHMU 032143 et 032144.

© M. Leclair

AIMP

Madeleine Leclair
7 février 2018

Arrivée des bandes magnétiques du fonds P. Mattar, en provenance du Koweit
Nouvelle acquisition d'archives sonores

Les 118 bandes magnétiques enregistrées en 1978-79 par Paul Mattar auprès de musiciens du Koweit, Qatar et Barheïn ont été livrées au MEG. Ces enregistrements s'ajoutent à ceux effectués par Simon Jargy dans la péninsule arabique dans les années 1970. L'ensemble constitue une collection remarquable d'enregistrements des Pays du Golfe, réalisés à l’époque du premier choc pétrolier qui, pour cette région du monde, a signifié une hausse soudaine et spectaculaire du niveau de vie, avec pour conséquence un conflit fort entre le mode de vie « à l’ancienne » et les excès de la modernité.

© M. Leclair

AIMP

Madeleine Leclair
2 février 2018

Sacre d'Aurélien Dougé, sur une musique composée par Rudy Decelière
Composition contemporaine réalisée à partir des archives sonores du MEG

Avec Sacre, Aurélien Dougé et Perrine Cado proposent de nous sensibiliser aux mouvements de la nature et aux interconnexions possibles entre l’homme et son environnement. Leur travail s’intéresse aux bouleversements scientifiques, sociologiques, environnementaux et s’appuie sur l’interaction entre fait et fiction, connaissance et perception, espace et temps pour engager physiquement le public dans une expérience immersive.
Un mouvement continu à observer et à écouter dans la compositon sonore proposée par Rudy Decélière, qui a puisé ses sources dans les AIMP du MEG.

© Perrine Cado

Etude des collections

Chantal Courtois
22 janvier 2018

Les images du Japon de Kikou Yamata
Musiciens ambulants

Pour illustrer la pochette du CD du maître de la flûte shakuhachi, Teruhisa Fukuda, Madeleine Leclair a choisi une photographie de  Kikou Yamata, femme de lettres franco-japonaise, née à Lyon en 1897 et décédée à Genève en 1975.
Dès les années vingt, les romans, ainsi que les tenues vestimentaires et coiffures traditionnelles de Madame "Chrysanthème" - kikou en japonais-, la rendent célèbre dans les salons parisiens. Oeuvrant à la connaissance de la culture japonaise en France, elle y introduit aussi l'ikebana, l'art du bouquet que le Grand Palais expose pour la première fois dans sa section des Arts décoratifs en 1938. Entre-temps, elle s'est mariée au peintre suisse Conrad Meili. En 1939, le couple est invité à séjourner au Japon où il restera finalement jusqu'en 1949. De retour, Kikou partage son existence entre la France et les bords du lac Léman, se consacrant à l'écriture et à la promotion des arts du Japon.
En 1970, les archives littéraires et la correspondance de Kikou Yamata ont été remises à la BGE tandis que le département Asie du MEG recevait près de 450 objets ainsi qu'une importante collection iconographique et de nombreuses photographies. C'est au cours de la réorganisation de ces dernières que ce précieux fonds s'est rappelé à nous et a permis ce rapprochement avec la collection d'ethnomusicologie et les AIMP (Archives internationales de musique populaire).

Kikou Yamata avait utilisé cette image pour illustrer
Le résistant, l'un de ses articles consacrés au Japon, l'intitulant Musiciens ambulants. Ces joueurs de shakuhachi ont toute l'apparence des moines de la secte Fuke du bouddhisme zen avec le caractéristique panier d'osier dit "panier céleste" qui symbolise leur détachement du monde.

Kikou Yamata, Musiciens ambulants, Japon, sans date.

Déménagement des collections

Madeleine Leclair
22 janvier 2018

La fanfare s'emballe
Déménagement des collections d'instruments de musique - la suite

C'est au tour des 16 sifflets-statuettes représentant les musiciens d'une fanfare d'être emballés en prévision du prochain déménagement des collections du MEG vers les nouvelles réserves de l'Eco-Quartier.
Sans doute fabriquée à Sâo Martinho de Galegos (Portugal), cette fanfare miniature fait partie de la fameuse collection de plus de 1000 poteries populaires constituée par le collectionneur et mécène Horace Van Berchem. Elle lui a été donnée en 1959 par Victor Manuel de Almeida, qui était alors directeur de l'Escola Industrial e Comercial de Barcelos (Minho).
Inv. MEG : ETHMU 027926-027941

Photo : M. Leclair

AIMP

Madeleine Leclair
16 janvier 2018

Sortie du CD Japon. Teruhisa Fukuda , maître de shakuhachi.
Offrande musicale

Teruhisa Fukuda est un artiste éminent, maître de la flûte shakuhachi dont il joue depuis près de cinquante ans et interprète de musiques issues des traditions anciennes du Japon aussi bien que d’oeuvres contemporaines.
Le shakuhachi est une flûte droite fabriquée dans un pied de bambou percé de cinq trous et dont l’embouchure est faite d’une simple encoche taillée un biseau.
Sa technique de jeu repose sur une grande maîtrise du souffle, permettant au musicien de produire une variété d’effets sonores.
Dans ce CD, maître Fukuda a choisi de présenter une suite de sept pièces issues d’un répertoire de musique datant du XVIIe siècle. Elles étaient originellement interprétées par des moines de la secte Fuke du bouddhisme zen, qui considéraient leur instrument comme un outil de leur pratique méditative. Ces sept morceaux sont destinés à être joués en solo, dans un état d’esprit fondé sur la pensée zen.

Enregistrements (2015) de Renaud Millet-Lacombe.
Textes : Teruhisa Fukuda et Madeleine Leclair.
Direction éditoriale : Madeleine Leclair.
CD MEG-AIMP CXV-VDE-1501
Commande : http://www.ville-ge.ch/meg/cd.php

Photo M. Leclair

AIMP

Madeleine Leclair
12 janvier 2018

L'ethnomusicologie à l'ère numérique
Emission Magnétique du 11 janvier 2008, en direct sur les ondes de la RTS, Espace 2

Les collections d’ethnomusicologie font leur tournant numérique. Toujours plus de documents sont non seulement catalogués et numérisés mais mis à disposition du public sur le web. Quels nouveaux usages permet cette évolution? Dans quelles conditions les professionnels travaillent-ils avec ces précieux patrimoines? Nous en discutons avec Madeleine Leclair, conservatrice au Musée d’ethnographie de Genève et responsable des Archives internationales de musique populaire. Avec aussi Aude Julien Da Cruz Lima et Joséphine Simonnot, ingénieurs au Centre de recherche en ethnomusicologie du Laboratoire d'Ethnologie et de Sociologie Comparative du CNRS - Université Paris Nanterre.
Une proposition de David Christoffel et Benoît Perrier.
https://www.rts.ch/play/radio/magnetique/audio/lethnomusicologie-a-lere-numerique?id=9206082&station=a83f29dee7a5d0d3f9fccdb9c92161b1afb512db

Image : Tomasz Zajda - Fotolia

Etude des collections

Chantal Courtois
22 décembre 2017

Le fonds photographique Daniel Schoepf
Chez les Wayana et Wayana-Apalaï au Brésil et en Guyane de 1971 à 2002

Ethnologue et ancien conservateur des collections Amériques du MEG (1968-2003), Daniel Schoepf a effectué entre 1971 et 2002 une dizaine de missions ethnographiques auprès des populations Wayana et Wayana-Apalaï au Brésil et en Guyane. La documentation photographique exceptionnelle qu’il a réalisée au cours de ses différents séjours est désormais en ligne après plusieurs mois consacrés à la numérisation, documentation et gestion informatique des 5088 images monochromes et couleurs qui la constituent. Il en résulte une invitation à découvrir les innombrables moments que l’ethnologue a partagés avec les Wayana au plus près de leur vie quotidienne ainsi que des rituels qui la rythment.

http://www.ville-ge.ch/meg/musinfo_photo.php?collection=Daniel%20Schoepf

ethph 413495 Famille se rendant à une fête. État de Pará, Rio Paru de l'est / Rio Citaré. 1972; ethph 416994 Le Tukusipan, maison d'accueil et des festivités, place centrale d'Antecume Pata, Guyane, 1993

AIMP

Madeleine Leclair
15 décembre 2017

Speranta Radulescu et le Groupe Iza au MEG
Musiques de Transylvanie

Du 12 au 15 décembre 2017, le Groupe Iza et la célèbre ethnomusicologie roumaine Speranta Radulescu sont à Genève pour présenter un cycle d’événements co-produits par le MEG, la HEM et les Ateliers d’ethnomusicologie de Genève. Porté par Ioan Pop, le Groupe Iza est l'objet du dernier CD publié dans la collection MEG-AIMP/VDE-Gallo, consacré aux musiques du nord-ouest de la Roumanie, .
Accompagnés par les musiciens de ce groupe, Speranta Radulescu, professeur associée à l'Université de Bucarest, a donné au MEG une conférence sur les musiques de Transylvanie, le 13 décembre 2017. L'occasions de dresser un état des lieux contemporain des traditions musicales de Transylvanie, et de se remémorer les démarches pionnières de Bela Bartók, Zoltan Kodály et Constantin Brailoiu, le fondateur des Archives internationales de musique populaire (AIMP) du MEG.


Photo : M. Leclair

Déménagement des collections

Madeleine Leclair
6 décembre 2017

On emballe les instruments de musique
Déménagement des collections : phase un.

L'emballage des 70 000 objets conservés dans nos réserves a commencé ce matin, le 6 décembre 2017, dans la réserve des instruments de musique.

Les sanza, likembe, mbira  et autres lamellophones d'Afrique ont été les tout premiers objets à éproouver notre chaîne de traitement : emballage minutieux et calage dans les cartons qui iront rejoindre l'an prochain les futures réserves de l'EcoQuartier, récolement et tracabilité impeccable, grâce à un support infromatique performant.

A raison de 4 heures de travail par jour, cinq jours par semaine et par une équipe de toirs personnes (mise en carton, conditionnement, tracabilité), le travail d'emballage de la collection des 2500 instruments de musique devrait s'échelonner sur deux mois.

Photo : M. Leclair

AIMP

Claire Gillot
4 décembre 2017

Intégration du fonds d'archives sonores Samuel Baud-Bovy aux AIMP

Récemment, le MEG a eu l’honneur de se voir offrir le Fonds Samuel Baud-Bovy, important ethnomusicologue, néohelliniste et spécialiste de la musique grecque de renommée internationale. Au niveau musical, ce don exceptionnel se compose de quelques 288 disques vinyles, 75 bandes magnétiques, et 61 cassettes, qu’il s’agit maintenant d’intégrer aux AIMP. Pour cela, nous procédons actuellement à plusieurs types de travaux : de la restauration des boites contenant ces supports qui ont parfois souffert à l’épreuve du temps, à la numérisation de la musique qu’ils contiennent, en passant par une étude soignée des documents accompagnant chacun de ces enregistrements afin de les décrire de la manière la plus fine et fidèle possible. Il faudra tout de même patienter encore un peu avant la finalisation du projet, qui sera alors accessible au Salon de Musique, dans la bibliothèque.

Photo Claire Gillot

AIMP

Madeleine Leclair
4 décembre 2017

Adel Samaleh, maître de oud
Master class de oud au Salon de musique

Né à Naplouse (Palestine) en 1966, Adel Salameh joue du oud depuis qu’il a 10 ans. Il a appris auprès de maîtres, tels Mu'taz Bayati et Munir Bashir à Bagdad.
Devenu lui-même un maître de oud, Adel Salameh tire son inspiration en grande partie du monde arabe, mais aussi d’éléments indiens, persans et turcs qu’il intègre à ses compositions.
En marge de sa carrière de soliste, qui s’est affirmé depuis son installation en Europe (à Lyon, en France) en 1990, Adel Salameh a développé un enseignement typique de la transmission orale. Dédié aux musiciens confirmés mais aussi aux débutants, sa méthode d’apprentissage instaure une relation forte entre le maître et ses élèves.
Les 2 et 3 décembre, six apprentis oudistes se sont réunis au Salon de musique du MEG pour des séances intenses d’enseignement de rythmes arabes, maqam, ornements, techniques de vélocité…et pour tenter d’approcher quelques belles pièces du répertoire traditionnel.

Photo : M. Leclair

AIMP

Madeleine Leclair
22 novembre 2017

Midori Takada au MEG

Programmée pour la première fois en Suisse par le festival Les Créatives, Midori Takada était de passage à Genève cette semaine.

Midori Takada est une éminente compositrice et percussionniste japonaise, dont les principales sources d'inspirations sont les traditions de musiques pour percussion d'Asie et d'Afrique.

Nous avons saisi cette occasion pour l'inviter à venir voir nos collections d'instruments de musique, et initier la première étape d'un projet ambitieux et stimulant : faire jouer des instruments de nos collections.
Avec l'aide d'Isabel Garcia Gomez, responsable de la conservation et de la restauration, nous avons donc sélectionné une trentaine d'instruments de musique qui présentent le double avantage d'être construits dans des matériaux stables et en bon état de conservation.

Sous les baguettes expertes de Midori Takada, nous avons ainsi eu l'immense plaisir d'entendre, pour la toute première fois, la voix de quelques instruments de musique qui dormaient sagement sur les étagères de nos réserves, parfois depuis fort longtemps :
quelques tambours de bois du Cameroun, de RD du Congo et de Papouasie-Nouvelle-Guinée ; des cymbales et crotales de Thaïlande ; une volumineuse timbale du Mali et quelques tambours du Kérala.

Photo : M. Leclair

Etude des collections

Carine Ayélé Durand
20 novembre 2017

Focus sur les totems

Arrivés au musée d'ethnographie de Genève depuis l'Alaska en 1956, deux totems aujourd'hui abrités dans une des réserves du musée vont être étudiés en vue de leur restauration prochaine. En décembre 2017, deux conservateurs restaurateurs vont se pencher sur ces géants de plus de 7 mètres pour évaluer leur état de conservation.

Mais avant de procéder à cette étape d'évaluation et d'analyse la préparation de l'espace de travail était nécessaire. Les collaborateurs de l'atelier du MEG secondés par des membres de l’association URGENS ont donc été mobilisés dans la matinée du 16 novembre pour faire place nette et placer pour la première fois depuis plus de 10 ans les deux totems l'un à côté de l'autre.

Sculptés à la fin du 19eme siècle par Sydney Campbell, un maître sculpteur tsimshian, les totems ont déjà vécu plusieurs vies qui interpellent aujourd'hui les collaborateurs du MEG et la réalisatrice Stéphanie Barbey, arrière-petite fille de Georges Barbey, qui a lui-même collecté et donné ces totems au Musée d’ethnographie. Cette dernière souhaite leur consacrer un film documentaire qui retracera leur parcours depuis leur création en Alaska jusqu'à nos jours.

Dans les semaines à venir nous décrirons en image la redécouverte de ces objets, véritables symboles pour le musée d'ethnographie et la ville de Genève.

Référence bibliographique :
Barbey, Georges. 1964. Toujours plus loin : Afrique, Australie, Amérique centrale, Polynésie, URSS, Alaska, Chine, Japon, Bali. Neuchâtel : Baconnière ; Paris : A. Michel. 449 p.
https://explore.rero.ch/fr_CH/ge/result/L/VlRMU19SRVJPMDQ2NTQ2Mg

Photographies Johnathan Watts

AIMP

Madeleine Leclair
8 novembre 2017

L'Anthologie de la vie africaine d'Herbert Pepper (1912-2001)
Echange de documents sonores avec le CREM-LESC

Joséphine Deschamps, responsable des archives sonores du CNRS-Musée de l'Homme dont une grande partie est accessible sur la platerforme Telemeta, m'a dit un jour : vous avez numérisé des 78 tours qui nous intéresse, et nous avons numérisé des LPs qui vous intéresse. Pourquoi ne pas faire un échange de fichiers?

C'est ainsi que le MEG a pu obtenir les fichiers son numérisés de la fameuse Anthologie de la vie africaine, un coffret de 3 LPs publié en 1958 sur le label Ducretet-Thompson, comprenant plus d'une centaines de morceaux enrgistrés par Herbert Pepper au Gabon et au Congo (RDC) entre 1941 et 1956, en de multiples circonstances liées à l'univers des enfants, des adultes et des veilards, des activités quotidiennes aux rituels marquant le passage d'un état d'existence à un autre.


Photo : I. Garcia-Gomez

AIMP

Madeleine Leclair
8 novembre 2017

Présentation du livre The Photographs of Charles Duvelle
MEG-AIMP, Ocora, Sublime Frequencies et Bongo Joe se retrouvent au MEG - 7 novembre 2017

L'oeuvre de Charles Duvelle, fondateur du célèbre label OCORA, est une source d'inspiration féconde pour les artistes, musiciens, mélomanes, voyageurs, éditeurs, ethnomusicologues et autres chercheurs de tous horizons.

Un beau-livre consacré à son travail vient de paraître  : The Photographs of Charles Duvelle. Disques Ocora and Collection Prophet.
L'éditeur Hisham Mayet (Sublime Frequencies) était hier soir l'invité de Bongo Joe Records, pour présenter cet ouvrage dans le cadre de la 14e rencontre du cycle Innervision/Bongo Joe, qui s'est déroulée dans le café du MEG.
La soirée s'est terminée par l'écoute de quelques disques 33 tours, sélectionnés par Cyril Yeterian (Bongo Joe) parmi les doublons de la collection du MEG-AIMP.

© H. Mayet

AIMP

Madeleine Leclair
2 novembre 2017

Archives sonores des pays du Golfe : rencontre avec Paul Mattar à Koweit City

Dans le cadre de sa donation d'archives sonores, Isabel Garcia-Gomez et moi sommes allées à Koweit City pour rencontrer Paul Mattar et faire avec lui l'inventaire de ses 118 bandes magnétiques.  Recueillis entre janvier 1978 et mai 1979 au Qatar, Koweit et Bahrein, ces enregsitrements sont remarquables, notamment pour la bonne technique de la prise de son et pour la grande diversité des répertoires musicaux : chants d’enfants ; chants de marins ; chant des pêcheurs de perles ; répertoire de musique classique arabe ; musique profane de divertissement (samra, aswat , iraqi basta) ; répétitions de différents groupes  ; chants de guerre ; chants de travail ; chant de gardiens de troupeau (différents animaux) ; musique de mariage ; musique liée aux rituel de « spiritisme » zar ; musiques liées à différents rituels religieux (zikr et autres rituels ); musique urbaine ; musique arabe « moderne ».

En écoute prochainement au Salon de musique!

P. Mattar et I. Garcia-Gomez, octobre 2017 © M. Leclair

AIMP

Madeleine Leclair
1er novembre 2017

Ecouter La Plainte au Salon de musique
La Plainte, composition de Francisco Meirino, 2016

La Plainte, création phonique en écoute au Salon de musique.

La Plainte, composée par Francisco Meirino en 2016, est une commande du festival Mos Espa. L’œuvre s’inspire d’archives sonores issues des AIMP. La plupart sont des enregistrements faits en Belgique au début du 20e siècle, desquels de courts extraits ont été isolés, modulés et intégrés en une composition. Le résultat est une trame sonore d’environ quarante minutes faisant entendre un crescendo de voix murmurées et confinées dans un environnement inquiétant, d’où finit par s’échapper une longue plainte.

La version proposée ici est un mixage en stéréo de la pièce originale, diffusée et spatialisée en direct sur un système de huit haut-parleurs, le 4 octobre 2016 au Motel Campo.

F. Meirino, 2016

Déménagement des collections

Lucie Monot
9 octobre 2017

On range les armes

Des flèches de petit format originaires de différentes régions du continent américain ont été, pendant de nombreuses années, rangées dans des étagères sombres et serrées, posées à même des rayonnages peu accessibles. L’identification de chacune était difficile et les empennages de plumes s’abîmaient.

Pour améliorer leur condition de conservation, les flèches ont été reconditionnées dans des plateaux de fabrication maison en carton de qualité conservation. Elles sont maintenues individuellement en place par des bandes de mousse de polyéthylène pré-trouées qui les surélèvent légèrement pour soulager leur empennage. Pendant 4 jours, des étudiants de première année en conservation-restauration de la haute école ARC de Neuchâtel ont participé à la réalisation de ce projet, soit la fabrication d’une vingtaine de plateaux faits sur mesure pour le rangement de quelques 300 flèches.

Ce système de plateau a été réalisé dans le cadre de l’important chantier des collections et en vue du futur déménagement vers les nouvelles réserves des collections patrimoniales de la ville de Genève. Il offre des meilleures conditions de conservation sur le long terme et permet une manipulation et un transport facilités.

Alors que les flèches de petit format sont maintenant prêtes à être déménagées, un millier de lances, flèches et harpons de plus grande taille doivent encore subir le même sort …

Avant, pendant, après …

Conservation des collections

Kilian Anheuser
6 septembre 2017

Maîtriser le risque des insectes nuisibles dans les réserves du MEG

Les réserves du MEG abritent environ 99% des objets du musée (photo 1). Un programme de surveillance en permanence assure que les insectes nuisibles, notamment les mites des vêtements et les insectes xylophages qui trouvent de temps en temps leur chemin à l'intérieur de la réserve, soient rapidement repérés.

 Nous avons récemment remarqué la présence d'insectes xylophages sur un petit nombre d'outils agricoles en bois de la collection Europe. Dans un tel cas les objets susceptibles d'avoir été en contact avec les insectes passent par un traitement de congélation de 3 jours à -35°C. Le MEG dispose dans ses réserves d'un congélateur industriel qui permet d'effectuer le traitement de manière rapide et efficace (photo 2).

Si un objet est trop grand pour rentrer dans le congélateur, ce qui nous arrive par exemple avec le mobilier et les grands tapis, il sera traité dans la chambre d'anoxie du Musée d'art et d'histoire. Cette chambre hermétique de 12 m3 permet de garder les objets dans une atmosphère d'azote, en absence totale d'oxygène, pendant 4-6 semaines. Ainsi tous les insectes y compris les œufs et les larves sont éradiqués. S'agissant d'un traitement doux applicable aussi aux œuvres délicates, il peut également être administré de manière préventive.  

 L'inspection régulière des collections et les traitements préventifs ou curatifs sont complémentés par la création de barrières contre le passage d'insectes d'un local à l'autre, par exemple des filtres dans les gaines de ventilation et des balais sous les portes, ainsi que des mesures administratives telles que l'interdiction de manger dans les locaux d'entreposage et la fermeture en permanence des portes.

 L'ensemble de ces mesures nous permet de maîtriser le risque d'infestation des collections par les insectes nuisibles sans utiliser des insecticides toxiques.

Photo 1 : Objets agricoles dans les réserves du MEG ; Photo 2 : Congélation d'outils agricoles, mesure préventive contre les insectes xylophages

Etude des collections

Carine A. Durand
19 juillet 2017

Autour des photographies du peuple yanomami

Au cours des trente dernières années, sous l'influence de la nouvelle muséologie, en particulier au Québec et, dans une moindre mesure, en France et en Suisse, les musées ont opéré une division du travail  qui sépare nettement la  conception d’expositions et la gestion des collections.

Les partisans de la nouvelle muséologie, comme le rappelle Viau-Courville dans le numéro 4 de la revue Thema Musées sans conservateurs,  dénoncèrent le colonialisme et l’élitisme des musées centrés sur les collections et les méthodes de collecte. Selon eux, les musées centrés sur les collections ne « répondaient à aucun besoin de la société contemporaine » (2016, page 5).

La nouvelle muséologie initia donc de nouveaux projets de musées axés sur les préoccupations contemporaines de la population. Au terme de ce processus de démocratisation, les objets devinrent, le plus souvent, des « illustrations des trames narratives des expositions » (Viau-Courville, 2016, p. 5) et les conservateurs-chercheurs, des figures embarrassantes renvoyant à un modèle traditionnel issu du passé.

La visite d’une délégation amérindienne Yanomami, Surui et Macuxi  au MEG la semaine dernière remet en question l'idée selon laquelle la recherche centrée sur les collections devrait être reléguée dans le passé. Au contraire, nous avons pu observer que les musées souhaitant aborder des questions contemporaines peuvent avoir de nouvelles idées en centrant leur recherche sur les collections.

Du 10 au 14 juillet 2017, des membres des communautés Yanomami, Surui et Macuxi invités par une ONG suisse, sont venus à Genève pour assister à la dixième session du mécanisme d’expert sur les droits des peuples autochtones de l’ONU. Ce voyage documenté par Daniel Schweizer, cinéaste et producteur indépendant, souhaite mettre en avant « un regard ethnographique inversé sur notre monde et une critique chamanique du capitalisme ».

Cette visite nous place, nous, professionnels de musées, face à nos responsabilités. Comment rendre compte de la multiplicité des points de vue sur le passé? Comment évoquer et transmettre les préoccupations actuelles des peuples autochtones sur l’exploitation des ressources naturelles, les déplacements forcés de population, le concept d’indigénéité et la transmission des savoirs d’une génération à l’autre ?

C’est en se réunissant autour de collections de photographies que Davi Kopenawa Yanomami, Dario Kopenawa Yanomami, Angelita Prororita Yanomami et René Fuerst, ancien conservateur au MEG ont abordé ces questions. Les tirages des photographies prises par René Fuerst en 1962, dans le village de Davi Kopenawa, sont passés de main en main. Loin de n’être que des illustrations d’un discours déjà pensé et construit, ces photographies ont en elles-mêmes permis de porter un nouveau regard sur l’histoire des Yanomami au cours des 60 dernières années.  Un nouveau discours s’est construit à travers ces images sur des questions contemporaines telles que le changement climatique et la défense des droits des peuples autochtones. La tentation peut être forte de ne voir en ces images que les illustrations d’une époque révolue. Davi Kopenawa, Dario Kopenawa et Angelita Prororita  nous ont heureusement rappelé que le message qu’elles délivrent est tout à fait d’actualité.

Kopenawa, David. 2010. La chute du ciel : paroles d'un chaman yanomami / par Davi Kopenawa et Bruce Albert. Paris : Plon. Collection: Terre humaine.
http://data.rero.ch/01-R005367960/html?view=GE_V1

Photo 1: De gauche à droite : René Fuerst, Angelita Prororita, Dario Kopenawa, Davi Kopenawa. Photo 2: Tournage du film de Daniel Schweizer. Photographies Johnathan Watts

AIMP

Madeleine Leclair
3 juillet 2017

Les Contes sonores primés par l'AVICOM

Dans le cadre du F@IMP 2.0 (Festival of Audiovisual International Multimedia Patrimony), organisé par l’AVICOM (Comité international de l’ICOM pour l’audiovisuel, les nouvelles technologies et les médias spéciaux) le 14 juin 2017 au Musée John Amos Comenius d’Uherský Brod (République Tchèque), le MEG a reçu la distinction suivante : Mention spécial, catégorie « Creative exhibition installation » pour l’installation sonore Amazonie. Contes sonores, présentée dans le cadre de l’exposition temporaire Amazonie. Le chamane et la pensée de la forêt (MEG, du 20 mai 2016 au 8 janvier 2017 et Musée Pointe-à-Callière de Montréal du 20 avril au 20 octobre 2017).

Etude des collections

Kilian Anheuser
21 juin 2017

L'aluminium dévoile ses secrets
Les objets du MEG étudiés par la Haute Ecole à Neuchâtel

Le 20 juin 2017 deux chercheurs de la Haute Ecole Arc Conservation-restauration à Neuchâtel ont été accueillis dans les réserves du MEG pour étudier les phénomènes de corrosion sur certains objets en aluminium de notre collection africaine.
La visite du professeur Christian Degrigny et de la conservatrice-restauratrice Julie Schröter donne suite à une première visite le 15 juillet 2016 lors de laquelle la composition chimique des objets a été analysée par fluorescence aux rayons X.
Le projet de recherche, mené par la Haute Ecole à Neuchâtel en collaboration avec plusieurs musées suisses, sert à mieux comprendre l'utilisation historique ainsi que la dégradation de l'aluminium, métal relativement moderne qui fait son apparence dans la vie quotidienne à partir de la fin du XIXe siècle.

Christian Degrigny et Julie Schröter dans les réserves du MEG

Expositions

Lucie Monot
25 avril 2017

Amazonie, le chamane et la pensée de la forêt
Une nouvelle aventure

Au lendemain de sa clôture genevoise, l'exposition Amazonie, le chamane et la pensée de la forêt a été mise en cartons et en caisses. Elle prenait son envol pour une nouvelle aventure canadienne.

402 œuvres des collections du MEG ont ainsi fait la traversée de l’Atlantique par avion à la fin du mois de mars. Une représentante de l’équipe de conservation-restauration du MEG a accompagné le transport, réceptionné les caisses à l’arrivée et supervisé le déballage des œuvres afin de s’assurer qu’aucune n’avait subi de dommage pendant le voyage. Deux semaines de travail intense s’en sont suivi pour installer les œuvres dans leurs vitrines montréalaises, avec quelques légères adaptations par rapport à la scénographie genevoise.

C’est à la cité d’archéologie et d’histoire de Pointe-à-Callière à Montréal, là où la ville a été fondée il y a 375 ans, que l’exposition a pris ses quartiers et a été inaugurée le 19 avril dernier. Nous lui souhaitons, ainsi qu’au musée qui l’accueille, un grand succès.

Débarquement des caisses à l'aéroport
Montage des oeuvres en vitrines
Affiche de l'exposition à Pointe-à-Callière

Etude des collections

Chantal Courtois
3 avril 2017

Le fonds photographique d'Eugène Pittard
Une collection dédiée aux Balkans

L’œuvre photographique d’Eugène Pittard (1867-1962)

Avant même d’en être conservateur en 1910, Eugène Pittard se chargea dès 1901 d’acquérir des collections pour le Meg, dénommé alors « Collection ou Musée ethnographique » par l’administration municipale genevoise. Plus d’un demi-siècle avant que le matériel photographique n’entre à l’inventaire au même titre que les objets, il en encouragea les dons et parvint à constituer l’importante collection historique que nous connaissons aujourd’hui. Des 50'000 épreuves, négatifs et diapositives dénombrés dans les années 1980, on lui doit l’acquisition de la plupart des 15'000 photographies réalisées avant 1945, incluant sa propre collection de phototypes.

En 1990, une expertise des collections photographiques du Meg réalisée par la Fondation pour l’archivage et la conservation du patrimoine photographique, donne lieu à un projet de mise en valeur de l’œuvre photographique d’Eugène Pittard en collaboration avec Memoriav. Depuis, plus d’un millier de plaques de verre ont été numérisées, inventoriées et reconditionnées. Entreprise en 2016, l’identification de ces images et leur description se poursuivent dans la base de données du MEG, Musinfo, préalablement à leur migration sur la plateforme de documents audiovisuels de Memoriav, Memobase, en vue de leur mise à disposition du public.

Etudier la documentation de travail d’Eugène Pittard, composante essentielle de ce fonds, amène inévitablement à marcher dans ses pas, de missions anthropologiques en missions archéologiques, de 1899 jusqu’à ses activités de directeur au Musée d’ethnographie dans les années 1945-50. Cependant, c’est le fruit de ses recherches sur les peuples des Balkans en Roumanie qui constitue l’essentiel de cette collection. «La Roumanie, spécialement la Dobroudja, est un des laboratoires d’ethnologie comparative les plus riches qui soient» écrit-il dans son premier ouvrage de vulgarisation en 1917 dont il souhaite qu’il «évoque un peu de l’âme roumaine». Au cours de plusieurs missions rapprochées entre 1899 et 1910, il réalise des centaines de portraits anthropométriques des populations rencontrées ainsi que des photographies de leur quotidien et de leurs traditions. On sort de la lecture de cet ensemble d'une grande richesse iconographique avec le sentiment de mieux comprendre la démarche d’Eugène Pittard, une démarche dans laquelle l'intérêt pour ses contemporains était indissociable de sa quête de chercheur, allant même parfois jusqu'à la supplanter. Evoquons à cet égard les quelques deux cent photographies réalisées en Albanie où il témoigne de la situation du pays déchiré par les guerres successives entre 1912 et 1924. Dans cette documentation historique de premier ordre, quelques photographies le montrent également, accompagnant le convoiement des denrées alimentaires de la SDN lors de la grande famine en Albanie, nous rappelant qu’il fut à l’initiative de la création de la Croix-Rouge albanaise.

Femmes tziganes "turques" de Dobroudja méridionale. 1899-1910. Ethph 413079

Etude des collections

Floriane Morin
24 mars 2017

Autour des masques du Komo et du Kono
Une analyse de Susan Elizabeth Gagliardi

Les 21 et 22 mars derniers, Susan Elizabeth Gagliardi est venue étudier, dans l'exposition de référence et les réserves,  les masques et les instruments des associations de pouvoir que sont le Komo et le Kono entre le Mali et la Côte d'Ivoire. Historienne de l'art et professeure au sein de l'Emory University (Atlanta), Susan prépare la publication d'un ouvrage de référence sur le sujet et parcourt les musées conservant ces masques attribués tantôt aux Bamana, tantôt aux Senufo. Ce n'est pas tant la reconnaissance d'un style spécifique qui la préoccupe que la découverte des multiples constructions de ces sculptures composites alliant une âme de bois à un agrégat de matières organiques, des cornes, des piquants de porc-épics etc.
Nous avons ainsi retracé l'histoire de l'acquisition des différents masques par le MEG et observé les caractéristiques propres à chacun. Il a d'ailleurs été question d'envisager, avec Kilian Anheuser, des analyses au microscope des différentes couches de patine superposées sur les pièces.

Susan et Kilian discutant des couches de patine sur un masque du Kono acquis en 1956. Photo Floriane Morin, le 22 mars 2017.

Plan d'urgence

Carine Ayélé Durand
9 mars 2017

S'exercer à la protection des biens culturels en cas d'urgence

En Ville de Genève, la protection des biens culturels implique un travail concerté entre le Département de l’environnement urbain et de la sécurité (DEUS) et celui de la culture et du sport (DCS).

Entre 2006 et 2009, les services de ces deux départements ont élaboré un concept PBC (protection des biens culturels), adopté par le Conseil administratif en septembre 2009.

Le concept PBC consiste à établir un plan d’intervention d’urgence, créer une base de données des œuvres à évacuer en priorité et à mettre en place des formations adéquates pour prendre en charge les objets à sauvegarder en cas d’urgence.

Les institutions patrimoniales de la Ville de Genève se sont donné comme objectif de tester et affiner leurs plans d’évacuation en cas de sinistre. C’est dans ce contexte que le MEG a élaboré en collaboration avec la protection civile, un exercice PBC grandeur nature de quatre jours du 27 février au 03 mars 2017.

L'exercice a permis d'évaluer le mode d'organisation des collaborateurs et collaboratrices des unités collections et régie-sécurité en matière de chaine d'alarme, transport d'oeuvres et suivi d'intervention d'urgence.

Quatorze astreints et deux officiers de la protection civile placés sous le commandement d’Alexandre Boder ont permis d’assurer, en 24 heures de traitement, la protection et le catalogage de deux fonds patrimoniaux : 600 disques 33 tours provenant de la collection des Archives Internationales de Musique Populaire (AIMP) et 1340 planches comportant des tirages photographiques datant du 19ème siècle.

Etude des collections

Chantal Courtois
20 février 2017

Une redécouverte dans l'ensemble amazonien
La collection de Mathieu et Louis Guesde

La récente exposition temporaire du MEG a révélé une collection d’objets amazoniens pour la plupart inédits. Leur étude a commencé par l’examen incontournable des données d’acquisition, lesquelles réservent parfois d’étonnantes découvertes. C’est le cas d’un ensemble de "pierres de hache Caraïbes et pré caraïbes" qu’Eugène Pittard acheta en 1948 à Gabriel Eudeline, un confrère préhistorien de Normandie. La correspondance échangée jusqu’en 1954 révèle des bribes de l’histoire de cette collection d’environ deux cent objets. Elle appartenait à un certain Louis Guesde (1844-1924) résidant en Guadeloupe. C’est à l’Exposition universelle de Paris en 1900 que Gabriel Eudeline en découvre quelques spécimens au pavillon des Colonies françaises. C’est en raison de frais de retour trop élevés que Louis Guesde aurait chargé un membre de la Société de préhistoire de liquider son immense collection en partie restée en caisses. Plusieurs collègues de la Société en achètent alors des ensembles dont Gabriel Eudeline se portera acquéreur après leur mort.

En 1885, Otis T. Mason, anthropologue à la célèbre Smithsonian institution de Washington, publie « The Guesde collection of Antiquities in Pointe-à-Pitre ». Son rapport révèle qu’il s’agit là de l’une des premières collections d’antiquités Caraïbes. Sa constitution commença au début du 19e s. avec le père de Louis, Mathieu Guesde. Une sélection d’objets avait alors déjà fait le voyage outre-mer pour être présentée à l’exposition universelle de 1867, accompagnée d’une publication, l’« Album des principaux outils, amulettes et autres objets d’origine Caraïbe… ». Le tout nouveau Musée du Trocadéro reçoit des photographies et des dessins de la collection Guesde afin, écrit un témoin de l’époque, « de faire connaître l’art précolombien des petites Antilles et à travers eux, ses peuples ». Cette documentation est désormais conservée au Musée du Quai Branly.

En vendant sa collection au Meg, Gabriel Eudeline a permis la pérennité de ce patrimoine archéologique. En l’état actuel des connaissances, le Meg est le seul lieu de conservation d’objets de la collection Guesde avec le Musée de Pointe-à-Pitre. De belles collaborations en perspective !

Hache en pierre polie, Guadeloupe, période précolombienne, MEG Inv. ETHAM 022670

AIMP

Madeleine Leclair
16 janvier 2017

Sortie du CD Laos. Musique des Khmou

Ce disque est consacré au patrimoine musical des Khmou, petite population de langue austroasiatique
installée dans les provinces du Nord Laos.

Les musiques présentées dans ce CD et les notes documentaires du livret, illustré de
nombreuses photographies, témoignent de la richesse des différents répertoires.
Les seize premières plages du CD sont consacrées aux teum, des chants improvisés sur le
thème de l’amour, accompagnés par le jeu de l’orgue à bouche, instrument à anche qui domine
le paysage musical du Laos. Les pièces suivantes donnent un aperçu de la grande diversité
des autres instruments propres à cette « civilisation du bambou » : de multiples flûtes et
clarinettes, mais aussi de grands ensembles de bambous frappés, entrechoqués ou pilonnés,
qui sont au coeur de rituels liés au cycle agraire et au cycle de la vie.

Enregistrements (1998-2015) et texte de Véronique de Lavenère.
Direction éditoriale : Madeleine Leclair.

CD MEG-AIMP CXIII-VDE-1490 / 2017

Déménagement des collections

Carine Ayélé Durand
3 janvier 2017

On (RE)déménage!
2017-2019

La collection du MEG, l’une des deux plus importantes de Suisse par sa taille, compte plus de 70,000 objets ou lots d’objets auxquels s'ajoutent des documents iconographiques, photographiques et un fonds d'enregistrements sonores, les Archives Internationales de Musique Populaire (AIMP), riches de plus de 15 500 phonogrammes.

Au cours des deux prochaines années, les collections actuellement stockées dans des réserves aux Ports Francs vont être transférées  dans le nouvel écoquartier Jonction. La Ville de Genève y construit un vaste dépôt mutualisé regroupant les collections de six institutions patrimoniales.

Le transfert des collections du MEG impliquera l'emballage et le transport de milliers d’objets divers allant des perles, paniers, boucliers aux selles, lances, textiles et poteries. C'est une lourde tâche mais également une véritable opportunité d'améliorer les conditions de conservation des collections ainsi que leur accès.

Afin de préparer le déménagement, les collaborateurs-trices de l’unité collections identifient, depuis 2016, les objets les plus fragiles ainsi que les objets qui se distinguent de par leurs valeurs historique, émotionnelle, artistique ou scientifique. Cette évaluation approfondie de nos collections nous permet de mieux comprendre leur importance. Cela facilitera également la sélection d’objets pour de futurs projets de recherche, d’expositions, de prêts, ou de conservation.

Toutes informations supplémentaires sur les objets de collections seront régulièrement ajoutées sur notre base de données en ligne.

Déménagement des collections

Carine Ayélé Durand
3 janvier 2017

La réorganisation de la réserve Amériques

La collection Amériques du MEG est composée principalement d’objets archéologiques et ethnographiques provenant du continent américain.  Au total, la collection compte environ 12631 objets, dont 2% (223) sont en exposition permanente et 98% (12408) sont en réserve.

La réorganisation de la réserve Amériques du MEG se déroulera du 16 octobre 2016 au 30 juin 2017. Un rapport sur l’état des réserves a été préparé du 13 octobre au 16 octobre 2016 par Lucie Monot, restauratrice, Chantal Courtois, assistante-conservatrice et Carine Durand, conservatrice en chef. Nous avons utilisé la méthodologie RE-ORG, élaborée par l’ICCROM et l’UNESCO. À l’issue du rapport, nous avons dressé un plan d’action les 14 et 15 octobre 2016 et nous avons entamé la mise en œuvre du plan dès le 16 octobre 2016.

La répartition des collections Amériques répond actuellement à un rangement par ethnies. Cette organisation, bien que cohérente pour les chercheurs souhaitant étudier nos collections en réserve, présente de nombreux inconvénients en termes d’optimisation de l’espace et de conservation préventive.

Si le mode de rangement par ethnies reste inchangé, nous ne disposerons pas d’un espace suffisant dans la future réserve Amériques de l’éco-quartier pour développer les collections dans les 10 prochaines années.

L’objectif de la réorganisation est donc d’optimiser l’espace de rangement en respectant les critères suivants : 1. typologie ; 2. provenance géographique ; 3. taille. Cette réorganisation typologique permettra en outre d’assurer une meilleure veille de conservation préventive pour les matériaux les plus sensibles : textile, métal, matières animales, etc.

La réorganisation des espaces de rangement a été précédée d’une analyse  des éléments de non-collections présents dans la réserve Amériques et de l’analyse des objets qui sont actuellement stockés hors réserve mais qui doivent être réintégrés.

La planification de la réorganisation a également permis d’estimer la croissance de la collection dans les 10 prochaines années et de réserver des espaces de rangement appropriés.

Afin de formuler une proposition pour la nouvelle répartition de la collection nous recommandons de répartir  les objets de la réserve Amériques en 10 sous-catégories:

Arts précolombiens; céramiques; calebasses; vanneries; bois; métal/pierre; parures sans plumes/matières animales/échantillons; plumasserie; textiles/habillement/tapa; restes humains.

Déménagement des collections

Grégoire de Ceuninck
21 décembre 2016

Tracking Objects
Application informatique

Afin d'assurer le déménagement des collections d'objets vers les nouveaux dépôts Ecoquartier, nous avons développé une application informatique intranet permettant de suivre précisément les manipulations subies par chaque objet, de son emballage à son rangement dans les compactus des nouveaux dépôts.
L'appplication organise le déménagement en quatre étapes. La première consiste à placer les objets dans des cartons numérotés puis les cartons sur des palettes. Les palettes sont stockées dans une zone de transit. La deuxième étape concerne le chargement des palettes dans des convois. La toisième le déchargement des palettes dans une zone de transit des nouveaux dépôts. Enfin l'application organise le placement des objets dans les compactus des nouveaux dépôts.
Le fonctionnement de cette application suppose que soient connues les localisations des objets dans les nouveaux dépôts.