#top { clear: both; position: absolute; margin: 0px; padding: 0px; background-image : url(images/bck_test19.jpg); background-position : 0% 0%; background-repeat : no-repeat; }
![]() Boris Wastiau, Directeur |
Les collections du MEG, comme toutes les collections des musées ethnographiques, sont le témoignage historique d'un nombre infini d'interactions sociales, au niveau global, entre les maillons d'une chaîne de détenteurs successifs, souvent très longue, qui se termine quand un objet atteint les mains du conservateur qui l'inscrira au registre d'inventaire du patrimoine. La biographie de chaque objet reflète donc, outre la culture qui l'a vu naître, l'histoire partagée des producteurs, des utilisateurs et des récolteurs qui se sont succédé. L'objet de musée se distingue souvent pour avoir été médiateur de multiples relations sociales au cours de son parcours de vie, qui se prolonge dorénavant dans les expositions. |
Poursuivant la démarche qui l'a caractérisé pour l'essentiel de son histoire, le MEG acquiert aujourd'hui des objets issus des cinq continents, qu'ils soient simples objets usuels ou oeuvres d'art exceptionnelles, à l'exclusion des objets de fabrication industrielle.
Ces objets doivent être des témoignages significatifs et de premier ordre des cultures dont ils sont issus, posséder une valeur documentaire objectivable au niveau historique, biographique, technique ou anthropologique.
Dans le denier numéro de Totem sont évoqués différents types d'acquisition, dont les commandes auprès d'artistes, les récoltes sur le terrain, les donations ponctuelles ou de collections scientifiques ; les achats, qu'il s'agisse d'achats auprès de particuliers ou sur les marchés spécialisés, sont peu fréquents.
Plusieurs miniatures peintes sur ivoire de Tilak Gitai (Rajasthan), ainsi que des peintures de Parvathy Baul et de Suresh Sandal commandées par un conservateur auprès des artistes sont actuellement exposées au MEG Conches dans l'exposition « La saveur des arts. De l'Inde Moghole à Bollywood ».
Acquérir l'objet de l'artiste ou de l'artisan est le meilleur gage de pouvoir en comprendre et documenter la genèse.
Des instruments de musique ont été acquis de musiciens sur le terrain, ce qui a permis d'en documenter le plus complètement l'usage, et de les enregistrer dans des performances, avant qu'ils ne rejoignent, muets, les collections du Musée.
Les dons d'objets comptent historiquement pour la part la plus importante de l'accroissement des collections, les dons individuels étant les plus communs chaque année.
Ainsi en 2010 le Musée a-t-il reçu une peinture aborigène de Mme Claude Presset et une autre de la SAMEG, un thangka tibétain offert par Mme Anne-Françoise Cart, et un bouclier indonésien offert par M. Georges Breguet, chacun de ces objets venant compléter des collections thématiques déjà bien établies.
L'acquisition de collections scientifiques sera une priorité pour le MEG, car les ensembles d'objets, documentés par des anthropologues sur le terrain, offrent le potentiel le plus intéressant pour la recherche et pour la médiation.
Parmi les collections les plus remarquables issues de recherches anthropologiques qui aient été offertes au MEG, on peut mentionner la collection de photographies ethnographiques de Jacques Faublée, qui a fait l'objet d'une exposition l'an passé, la collection d'ofuda d'André Leroi-Gourhan ou la collection de céramique mozabite d'Anne-Marie Abderrahim Reichlen.
Boris Wastiau,
Directeur