L'herbier des Conservatoire et Jardin botaniques et ses quelque six millions d’échantillons est un des plus importants au monde. Quant au jardin, il abrite de magnifiques collections de plantes vivantes.

Site internet des Conservatoire et Jardin botaniques

L'herbier des Conservatoire et Jardin botaniques et ses quelque six millions d’échantillons est un des plus importants au monde. Quant au jardin, il abrite de magnifiques collections de plantes vivantes.

Site internet des Conservatoire et Jardin botaniques

Ouverte en 2009, la Médiathèque du FMAC a pour objectif l’encouragement et la diffusion de l’art vidéo à Genève. Elle réunit le Fonds André Iten, l’une des plus riches et importantes collections vidéo de Suisse, ainsi que la collection vidéo du FMAC.

Site internet du Fonds municipal d’art contemporain

Avec une collection riche de 25'000 objets illustrant douze siècles de culture céramique, le Musée Ariana compte parmi les grands musées européens spécialisés dans les arts du feu.

Site internet du Musée Ariana

Les Musées d’art et d’histoire forment le plus grand ensemble muséal de Suisse, avec ses cinq musées et leurs 700'000 objets, sa bibliothèque, son laboratoire de recherche et ses ateliers de restauration.

Site internet des Musées d'art et d'histoire

Haut lieu de la réflexion sur les sociétés humaines, le Musée d'ethnographie de Genève, dont les bâtiments se trouvent au boulevard Carl-Vogt propose au travers de ses expositions une variété de lectures anthropologiques des phénomènes sociaux et culturels qui traversent le monde actuel.

Site internet du Musée d'ethnographie

Le Musée d’histoire naturelle accueille plus de 250'000 visiteurs chaque année à la découverte des millions de spécimens exceptionnels appartenant au patrimoine naturel qu'il conserve. Unique en son genre en Suisse, le Musée d'histoire des sciences - affilié au Muséum - abrite une collection d'instruments scientifiques anciens issus des cabinets des savants genevois du 17e au 19e siècle.

Site internet du Musée d'histoire naturelle
Site internet du Musée d'histoire des sciences

MEG


Le magazine du MEG   [PDF 11 Mo]

Objet

ETHAF 044837

044837

Carquois et treize flèches
Angola, RD Congo, Zambie
Groupes Chokwe et apparentés. 19e siècle
Peau de singe roux, bois, fer, fibre végétale, feuilles. H 55 cm
Don du peintre et collectionneur Émile Chambon en 1981
MEG Inv. ETHAF 044837

Les flèches de petites dimensions contenues dans cet étroit carquois présentent des pointes de fer forgé de types très variés. Elles sont fixées par une douille à leurs tiges de bois, dont l’empennage se compose de feuilles taillées, d’enroulements de fer ou de fibres végétales. Les formes des armatures, foliacées, à ailerons, à tranchant transversal concave ou en demi-lune, varient, tout comme leur poids, en fonction du gibier à abattre. Armes caractéristiques des chasseurs chokwe, lunda, lwena et luvale, elles étaient conçues et utilisées dans une vaste zone, couvrant le nord-est de l’Angola, le sud-ouest du Congo et le nord-ouest de la Zambie. Leur taille oscillait selon le contexte forestier ou de savane des parties de chasse.
L’ancêtre mythique Chibinda Ilunga, grand chasseur d’origine luba, est honoré par les groupes chokwe et apparentés comme le héros civilisateur qui enseigna l’art de traquer le gibier avec des charmes, des arcs et des flèches. Grâce à lui furent ainsi abandonnés les simples pièges et surtout les frondes au profit de l’arc, bien plus efficace.

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L'Afrique centrale

L’Afrique centrale est plurielle; seules quelques facettes en sont montrées ici à travers sculptures, instruments du rite, armes et aquarelles. Sur cet immense territoire autrefois contrôlé par de puissants royaumes africains, la colonisation succéda au trafic des esclaves, asphyxiant les arts de cour et rituels. En Europe, le public frémissait face aux «fétiches à clous» et s’attendrissait devant les dessins des «imagiers» congolais.

Chefs, chasseurs et guerriers

Considérés comme des rois sacrés aux pouvoirs surnaturels, les chefs chokwe et des groupes apparentés endossaient, outre leurs obligations politiques, militaires et judiciaires, une responsabilité symbolique dans le contexte magico-religieux. Jusqu’à la colonisation qui sonna le glas des grandes chefferies, la production d’objets régaliens et d’armes de prestige visait à marquer l’opulence des cours, à activer des filières commerciales et à maîtriser la gestion de dons et de contre- dons dans un subtil système d’allégeances.