
Sans submersible et sans quitter la terre ferme, le visiteur est invité au voyage dans le monde sous-marin. Au large de l’Atlantique, il est impressionné par la tortue luth, le poumon de mer, la baudroie ou encore l’opah. Côté Pacifique et océan Indien, c’est l’immersion dans le milieu récifal avec le crabe-araignée géant, le bénitier géant, la langouste ornée, la coupe de Neptune... Il tombe aussi nez à nez avec un requin-tigre. Ce spécimen a été capturé au large de Djibouti par Adrian Conan Doyle, le fils cadet de Sir Arthur Conan Doyle, tous deux auteurs des aventures de Sherlock Holmes. La mission avait été commanditée en 1950 par E. Dottrens, alors directeur du Muséum. Au large des Comores, le coelacanthe, un fossile vivant, pénètre dans une grotte, son lieu de vie de prédilection. En plongeant encore plus profondément, le visiteur entre dans l’obscurité du monde abyssal. Des communautés animales exubérantes, formées d’animaux de grande taille et pour la plupart inconnus, forment à plus de 2000 m de profondeur de véritables oasis de vie autour des sources hydrothermales qui crachent de puissants jets d’eau noire à une température atteignant parfois 350° C. Dans cet univers sans soleil, la matière organique est produite par la chimiosynthèse. Les lumières du bathyscaphe révèlent alors cette richesse de vie encore insoupçonnée il y a peu de temps : poissons, vers, moules, crabes, anémones de mer, méduses... Les grands fonds sont aussi le lieu de vie de poissons étranges et inquiétants capables de produire de la lumière. Ce phénomène fascinant de la bioluminescence est présenté et expliqué.
