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Accueil » Archives de l'Espace presse » Genève contre nature ? Dossier de presse

Genève contre nature ?
Dossier de presse

Exposition du 17 juin 2008 au 14 juin 2009*

*prolongation jusqu'au 7 février 2010

Genève contre nature ?

Présentation de l’exposition

Cette exposition est le fruit d’une collaboration entre le Département du territoire de l’Etat de Genève, les Conservatoire et jardin botaniques et le Muséum de la Ville de Genève. Elle présente l’évolution de la nature au travers de 100 ans d’interventions humaines dans le territoire genevois.
En suivant l’histoire de trois cours d’eau et de la rade, avec des projets imaginés, aboutis ou abandonnés, chacun est invité à réfléchir sur la place de la nature dans son territoire en 2050.

Entrée de l’exposition : les collections du Muséum et des Conservatoire et Jardin Botaniques

A l’entrée de l’exposition figurent les animaux et les plantes trouvés dans le canton de Genève et conservés dans les collections scientifiques du Muséum et des Conservatoire et jardin botaniques de Genève. En dépit de son petit territoire, le canton est un des hauts lieux de la biodiversité suisse (plus de 15’000 espèces inventoriées à ce jour, dont plus de 8000 insectes).
Comment l’homme a-t-il interagi avec la nature depuis 150 ans? Qu’en sera t’il demain? Pour le découvrir, le visiteur suit les traces de la rade et de trois cours d’eau aux destins très différents. Un choix d’espèces animales et végétales jalonne les parcours : menacées, disparues, reintroduites… elles sont parfois inconnues du public ou au contraire très familières.

Premier parcours : l’Allondon, la nature préservée

Portrait de rivière
Au milieu de terrains agricoles et viticoles, le vallon de l’Allondon, joyau de la nature genevoise, relie le Jura au Rhône en une succession de milieux et d'ambiances, alliant pelouses arides et fraîcheur des sous-bois.
Avant 1900: Sauvage, libre et redoutée
L’Allondon sauvage coule libre du Jura au Rhône, la nature est abondante, la rivière creuse, emporte, dépose à son gré. C'est elle qui façonne le paysage : lors des crues, la rivière devient torrent et emporte hommes et attelages qui tentent de la traverser.
1900-1950 : L'Allondon, belle, rebelle et épargnée
Dans la première partie du 20e siècle, l’Allondon échappe aux corrections de cours d’eau, aux visions utilitaires (projets de barrage); elle coule toujours libre et reste alors un formidable terrain d’évasion pour les citadins.
Les papillons, exemples de la richesse du vallon
Combien de milliers d’espèces d’insectes le vallon peut-il héberger? Il est encore difficile de donner une estimation car on est loin de tout connaître sur ces minuscules animaux. Un patient travail d’inventaire est en cours, qui se poursuivra encore pendant des années.
1950-2000: Je t'aime à t'étouffer
L'Allondon devient un modèle de paysage préservé, la priorité de la nature y est affirmée. Ce morceau de nature aux portes de la ville est aussi le poumon de verdure du citadin. La pression des loisirs augmente au risque de mettre en péril le site.
Après 2000: Le Léman, futur de l'Allondon ?
La très forte urbanisation des piémonts (400 % d'augmentation de la population en moins de cinquante ans) dépasse les ressources existantes. Le futur de l'Allondon ne sera assuré que si le Pays de Gex limite ses prélèvements dans les sources du pied du Jura et achemine les eaux du Léman pour son alimentation en eau potable.

Deuxième parcours : l’Aire, la nature utilisée

Portrait de rivière
Durant les cent dernières années, l'Aire a connu de véritables bouleversements de part la volonté de l'homme de maîtriser une rivière qui s'offrait des divagations de plusieurs centaines de mètres. De canalisation en voûtage, l'Aire a bien failli disparaître du paysage.
Avant 1900 : L'Aire encore libre
Au début du 19e siècle, l’Aire coule librement dans une plaine de bocages. Les premiers travaux de correction de l'Aire interviennent en 1890.
La chevêche d’Athenaz, victime des changements de l’agriculture
Dans la plaine de l'Aire, comme dans d’autres sites, les cultures intensives d’arbres fruitiers à basse tige et les serres ont supplanté les vergers traditionnels et les vieux arbres à cavités. Ainsi privée de son habitat, la chevêche a bien failli disparaître de la campagne genevoise. Son maintien est du à un programme de sauvegarde mené depuis plusieurs années.
1900-1950 : Un corset de béton pour corriger la rivière
La mécanisation permet de tirer de la nature ce dont on a besoin pour le développement du bassin genevois. Drainages et améliorations foncières modèlent la plaine de l’Aire et permettent au monde agricole de produire davantage.
1950-2000: Entre béton et bitume
L’Aire doit céder la place pour permettre l’extension de la zone industrielle de la Praille. Elle disparaît sous le goudron de la route des Jeunes. Pour les truites de rivières, remonter l’Aire, c’est terminé !
Après 2000: Une rivière renaturée dans un carcan de verre ?
Depuis 2001, le projet de renaturation de l'Aire avance par étapes. Le cours d'eau et ses méandres sont redessinés tout en maintenant la trace historique de l'ancien canal, l’ensemble s'inscrivant dans une future plaine couverte de serres agricoles.

Troisième parcours: le Rhône, la nature modelée

Portrait du fleuve
Le Rhône comme une immense artère bleue dans un écrin de verdure, traverse le canton jusqu’au Fort l’Ecluse, reliant ainsi le lac aux massifs montagneux qui dominent Genève. Il est accompagné d’un réseau de rivières avec la ripisylve (forêt du bord de rive) qui forme autant de couloirs biologiques, des voies d’importance vitale pour le déplacement de la faune sauvage.
Avant 1900 : Un fleuve libre aux berges exploitées
Avant la construction d’ouvrages importants sur le fleuve, les crues saisonnières pouvaient inonder toutes les plaines longeant le fleuve. Les rives pentues sont employées comme pâturages, les forêts riveraines sont exploitées pour le bois de chauffage et les tanneries, la force motrice du fleuve est déjà utilisée par plusieurs moulins.
Avant 1900 : La force d’un fleuve au service de l’Homme
Grâce aux nouvelles usines hydroélectriques, la ville s'illumine. Un projet novateur voit le jour: il combine la régulation du Léman (pont de la Machine), l’usage de la force hydraulique pour faire fonctionner les machines, un réseau d’approvisionnement d’eau potable et des collecteurs qui amènent l’eau usée à l’aval de la ville.
1900-1950: Remodeler un fleuve pour servir la Nation !
C’est la période du Rhône maîtrisé, au service de la Nation, et les barrages se multiplient. L'usage du fleuve sur tout son cours et son remodelage en fonction des besoins illustrent très concrètement le rapport utilitaire que l'homme peut avoir avec la nature.
1950-2000 : Le Rhône de tous les usages
Epoque des grands chantiers: construction de l’usine des Cheneviers, avec les barges qui amènent les ordures du centre ville vers l’usine d’incinération et la construction de stations d’épuration. Les gravières du Bois de Bay alimentent la construction des cités périurbaines dont, le long du fleuve celle du Lignon, une des plus grandes de Suisse. Au début des années 1970, le site de Verbois est même choisi pour construire une centrale nucléaire. La mobilisation des habitants entrainera l’abandon du projet et dans la foulée, du nucléaire à Genève.
Le Roseau commun, éliminé par l’urbanisation des rives
Autrefois très répandues tout autour du Léman et le long des cours d’eau du canton, ces roselières ont aujourd’hui quasiment disparu des suites de l’urbanisation des rives. Elles sont pourtant essentielles à la reproduction de poissons, d’oiseaux aquatiques, et de plus de cinquante espèces d’insectes dont les larves se nourrissent de roseaux. Leur réinstallation est donc favorisée lors de nouveaux aménagements, notamment sur le Rhône.
Après 2000: Vers un nouvel équilibre ?
Tout en poursuivant l’exploitation du Rhône, le nécessaire équilibre entre les intérêts économiques et écologiques est reconnu. Des mesures pour une cohabitation harmonieuse sont prises progressivement.

Quatrième parcours : la Rade, la nature jardinée

Présentation de la Rade
Le touriste à Genève retiendra de la Rade son célèbre jet d’eau, ses parterres fleuris et les régates de voiliers à la belle saison. Pour les naturalistes, le site offre un havre de paix à l’avifaune. Mais si des dizaines de milliers d'oiseaux migrateurs y trouvent nourriture et refuge (la chasse y est interdite depuis plus d'un siècle), la plupart ne peuvent y rester pour nicher car il reste moins de 10% de berges naturelles.
Avant 1900: La ville sort de son enceinte
Vers 1850, la limite de la ville n’est plus fixée. Elle varie en fonction des besoins de l’homme. C'est la période de l’aménagement des quais, du remblaiement du lac pour créer… des parcs! La nature, autrefois vue comme le dangereux refuge d’animaux sauvages ou de brigands, se retrouve en ville domestiquée, jardinée.
L’écureuil roux, un hôte bienvenu dans nos parcs et jardins
Qu’il soit noir, brun ou roux, l’écureuil est certainement l’animal indigène le plus populaire de nos parcs. A l’origine, il était cantonné aux forêts et aux bocages, mais il s’est bien accommodé de l’urbanisation de son habitat.
Rêves en rade
L'homme cherche toujours à repenser son habitat, en l'occurrence la ville, et la place qu'il est prêt à accorder à la nature. La ville, et la rade en particulier, constitue encore et toujours un lieu de prédilection pour les projets urbanistiques.
Rêves de ville
En 1935, le Plan directeur Braillard-Bodmer repense la ville, la structure rigoureusement. Par exemple, le long de la route des Jeunes jusqu'à la route des Acacias, les terrains libérés devaient notamment permettre d'aménager divers équipements sportifs dont le grand "stade des Vernets".
En 2007, les Genevois rêvent à nouveau de ville nouvelle: le projet Praille-Acacias-Vernets avec ses neuf tours de 175 mètres réinvente à son tour le même quartier.
Rêves de mobilité
Dans les années cinquante, les voitures deviennent de plus en plus populaires et de plus en plus nombreuses. Les Genevois rêvent de mobilité : les voies rapides doivent, à l'époque, directement traverser les centres urbains. Si divers projets ambitieux d’autoroute en ville ne verront pas le jour, la traversée de la rade complétera peut être un jour le contournement autoroutier de Genève.
Rêves de plage
Au 19e siècle déjà, les Genevois rêvent de s'approprier les quais utilitaires pour leur propre délassement, en les transformant en immense jardin. Au début du 21e siècle, le désir de briser la linéarité des quais bétonnés ressurgit.
Rêves de verdure
En comparant le plan de l'agglomération de 1948 à celui d'aujourd'hui, on constate que les espaces verts ont plutôt diminué. Le plan directeur cantonal de 2001 reprend le concept de liaisons entre les espaces verts qui entourent l'agglomération, en les reliant par des pénétrantes de verdure au cœur de la cité. Qu’en restera-t-il demain?

Genève contre nature ?

Concept original: Christina Meissner, Guy Reyfer
Commissaires: Christina Meissner, Alice Cibois
Conception et réalisation: Alice Cibois, Catherine Lambelet, Jean-Christophe Lauraux, Christina Meissner, Guy Reyfer
Supervision: Danielle Decrouez
Partenaire: Télévision suisse romande
Scénographie et décoration: Dominique Frascarolo
Collaborateurs scientifiques: David Aeschimann, Laurent Burgisser, Phillipe Clerc, Gilio Cuccodoro, Gottlieb Dändliker, Jacques Droz, Yves Finet, Sonia Fisch-Muller, Bernard Landry, Bernard Merz, Pascal Moeschler, Gilles Mulhauser, Béatrice Pellegrini, Michele Price, Manuel Ruedi, Andreas Schmitz, Peter Schwendinger, Laurent Vallotton, Bertrand von Arx, Mathias Vust, Alexandre Wisard
Décoration et muséographie: Cécile Arvin-Berod, Eric Bally, Olivier Binz, Raphaël Bulle, Carmilena Cebreros, Bernard Cerroti, Corinne Charvet, Monique Collado, Catherine Dechevrens, Javier Fortea, Patrick Joly, Michel Kehrli, Anne Kunz, Sulaxna Kurbet, Pierre Lafontaine, Jean-Paul Lasternas, Fabrice Roth
Réalisation des "visions": Marcellin Barthassat, Fanny Brilland, ar-ter atelier d’architecture-territoire, en collaboration avec Loïc Muriel
Accueil des publics: Evelyne Hurtaud, Christiane Kurth, Laurent Savioz, Daniel Thurre, Laurent Vallotton, Joëlle Vaval, Laurence Yersin
Accueil et surveillance: Jean-Claude Auberson, Marc Baggi, Stéphane Baur, Jean-Charles Berra, Eliane Bombeli, Jacques Brand, Mihai Chetreanu, Javier Fornerod, Patrick Gaidon, Jean-Daniel Gentit, Brigitte Jaccoud, Dominique Jungo, Jean-Jaques Kanzig, Ruth Kuttel, Marianne Merguin, Abdelhamid Nouar, Alfredo Pato, Claude Ramseyer, Pierre-Alain Ricotti, Eric Rigoulet, Hafida Rizzo, Biagio Sapia, Michel Thievent, Daniel Wehren
Administration: Carole Ambord, Midori Berner, Michel Bovet, Emmanuel Chatelain, Pierre-Henri Heizmann, Claudio Usellini
Affiche: Florence Marteau
Audiovisuel: Giancarlo Liparulo Claude-André Pery
Communication, presse et Internet: Catherine de Jong Bozkurt, Christina Meissner, Pascal Moeschler
Electricité et éclairage: Christophe Tessier
Menuiserie: Stéphane Baur, Philippe Menoud, Serge Perron, Dominique Reist, Roger Tornare
Photographie: Philippe Wagneur
Taxidermie: Nicolas Felix, Michel Gillioz, Jean-Marie Zumstein

Remerciements

Le Département du territoire de l’Etat de Genève, le Muséum d’histoire naturelle et les Conservatoire et jardin botanique de la Ville de Genève remercient vivement de leur collaboration et de leur soutien:
Conseil administratif de la Ville de Genève
Département de la culture de la Ville de Genève
Bibliothèque de Genève
Bibliothèque d'art et d'archéologie
Service des espaces verts et de l'environnement (SEVE)
Département des Services Informatiques (DSI)
Département du territoire de l’Etat de Genève (DT)
Domaine nature et paysage
Domaine de l'eau
Service des systèmes d'information et de géomatique
Direction Cantonale de la Mensuration Officielle (DCMO)
Département des constructions et des technologies de l'information de l’Etat de Genève (DCTI)
Service des monuments et des sites (DCTI)
Atelier de reprographie (DCTI)
Archives d'Etat de Genève
Centre suisse de la cartographie de la faune (CSCF)
Fondation des terrains industriels (FTI)
Services Industriels de Genève (SIG)
Télévision suisse romande
Cinémathèque suisse
Centre d’iconographie genevoise
Musée du Vieux Genève
Archives Pro Natura Genève
Fondation Braillard architectes
Fondation Hainard
Compagnie nationale du Rhône (France)
ADR Architectes
Pepperstudio
Arfluvial

 
Rüth Bänziger, Pro Natura Genève
Laurence Bézaguet, Tribune de Genève
Jean-Théodore Bieri, SEVE
Christophe Blatt, Lightmotif
Sarah Boillat, TSR
Isabel Borel, TSR
René Braun, DCTI
Lionel Breitmeyer, CIG
Didier Bron, Arfluvial
Isabelle Brunier, DCTI
Jean-Claude Brutsch, Genève
Jean-Daniel Candaux, Société des Arts, Genève
Ariane Carro, Arfluvial
Lionel Cavin, Muséum d’histoire naturelle, Genève
Nicolas Crispini, Collex-Bossy
Sylvain Cusart, CNR, Lyon
Martine Degoumois, SIG
Francis Delavy, DT
Ray Denham, Genève
Georges et Julien Descombes, ADR Architectes
Michel Dind, Cinémathèque Suisse
Sabina Engel, CIG
Michel Enggist, DT
Christine Falcombello Hildebrand, CIG
Nathalie Fanac, AEG
Benedict Frommel, DCTI
David Gaillard, Fondation Braillard Architectes
Delphine Galliard, FTI
Anne Golay, BAA
Yves Gonseth, CSCF
Christoph Graber, Swisstopo, Berne
Antonio Guidi, Dardagny
Pierre Hainard et Marie-Madeleine Defago Paroz, Fondation Hainard, Genève
Béatrice Halter,DT
Christian Helbling, DT
Anne-Marie Huismans, DT
Narain Jagasia, DIP
Beda Kupper, EOS
Fabrice Lombard, Conches
Pierre-André Magnin, In Science
Paul Marti, Fondation Braillard Architectes
Michel Meyer, DT
Marinella Moi, Genève
Eva Mompied, CNR, Lyon
François Mumenthaler, DCTI
Laurence Naef, Tribune de Genève
Sabine Nemec, DCTI
Laurent Niggeler, DT
Christophe Noël, Arfluvial
Laure Péray, DT
Denis Perrenoud, Cartigny
Franck Pidoux, DT
Josette Pilet, camping cantonal du val de l'Allondon
Sylvia Poget, DT
Bertrand Posse, Nos Oiseaux, Martigny
Marie-Louise Ramseyer, DT
Corinne Reuteler, Muséum d’histoire naturelle, Genève
Marc van Rossel, Corsier
Roger Rosset, AEG
Fructuoso Sanz, DT
Joël Schmulowitz, DCTI
Cyril Schoeni, DCTI
Damien Sidler, SIG
Carolina Solar, Versoix
Claudia Steinacker, DT
Jean Stotz, Plan-les-Ouates
Andréas Stussi, DT
Bernard Trottet, DT
Bruno Vayssière, Fondation Braillard Architectes
Bertrand von Arx, DT
Anne-Marie von Roth, DSE
René Wulser, DT
 
Et toutes les personnes que nous aurions pu oublier…

Iconographie

Présentation de l'exposition:
Genève contre nature ? en anglais (pdf)
Genève contre nature ? en allemand (pdf)
Genève contre nature ? en italien (pdf)
Genève contre nature ? en espagnol (pdf)

Genève contre nature ? Formulaire de vote (pdf)


© 2012 Muséum d'histoire naturelle, Genève