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Itinéraire géologique et botanique du Salève

Le sentier géologique et botanique du Grand Salève
Comment trouver l’itinéraire
Le Salève, une montagne mythique
Un projet transfrontalier
Le Salève recèle une longue histoire
recherche
Description du parcours
A la station supérieure du téléphérique
Une manière imagée de comprendre la structure interne du Salève
Au Muséum d’histoire naturelle de la Ville de Genève
Documents et panneaux au format PDF

Le Salève

Le sentier géologique et botanique du Grand Salève

Ce sentier fléché et muni de panneaux explicatifs se trouve sur les communes de Collonges-sous-Salève, Bossey et La Muraz ; il est le fruit d'une coopération franco-suisse scientifique et financière. Son but est de mettre à disposition du public, et notamment des écoles, les richesses géologiques et quelques particularités botaniques du Salève. L’itinéraire choisi est évidemment l'un des plus fréquentés et qui de surcroît fut emprunté par Horace Bénédict de Saussure (1740-1799). Cet éminent naturaliste genevois le parcourut en 1779 déjà, avec un paysan propriétaire de cette partie de la montagne, François Orjobet, d'où le nom d’une grotte et du sentier reliant le hameau du Coin au sommet du Grand Salève. "Je me rappelle encore le saisissement, écrivait-il dans ses Voyages dans les Alpes, que j'éprouvai la première fois que mes mains touchèrent le rocher du Salève, et que mes yeux jouirent de ses points de vue". Espérons qu'un tel sentiment puisse animer tous ceux qui fréquenteront ce sentier géologique et botanique !

Comment trouver l’itinéraire
La présentation du sentier et la situation des panneaux existent également sous forme de dépliant disponible auprès des organismes suivants: Syndicat mixte du Salève (Archamps), mairies du pied du Salève, offices du tourisme, restaurants du sommet, stations du téléphérique et Muséum d'histoire naturelle de la Ville de Genève.
Ce parcours, qui peut se réaliser en une journée par des marcheurs entraînés, emprunte les sentiers d’Orjobet et de la Grande Gorge, traverse une partie des pâturages du sommet du Grand Salève (entre la station supérieure du téléphérique et les Crêts) et longe le pied de la montagne entre les Terrasses de Genève et le Coin. Mais il est bien entendu que même les promeneurs moins entraînés seront satisfaits en effectuant des portions d’itinéraire ! Dix stations comprenant douze panneaux invitent le randonneur à s’arrêter pour satisfaire sa curiosité; chacune d’entre elles figure sur le plan de situation.


Le Salève, une montagne mythique
Faciliter l’accès à la connaissance de la nature débouche logiquement sur une meilleure harmonie de l’homme et de son environnement. Cette approche méritait d’être tentée au Salève, montagne chère aux Genevois mais qui, rappelons-le, fait partie du patrimoine savoyard ! En 1990, avec quelques collègues géologues, botanistes et archéologues et avec l’appui d’un géologue-graphiste, nous avons profité de l’occasion du bicentenaire de la Société de Physique et d’Histoire naturelle de Genève pour lancer le projet de fléchage d’un itinéraire géologique et botanique au Grand Salève, car cette société savante a toujours montré de multiples intérêts pour cette montagne. Faut-il rappeler que l’un de ses membres fondateurs, Henri-Albert Gosse (1753-1816), a laissé plus que son nom dans l’histoire du Salève. En effet, ce pharmacien genevois, membre correspondant de l’Institut de France, a fondé en 1815, sur l’actuel Mont Gosse (à l’est du Petit Salève), la Société helvétique des Sciences naturelles, équivalent de la célèbre Académie des sciences à Paris. Des savants étaient venus de toute l’Europe pour cette occasion. Henri-Albert Gosse est aussi l’inventeur des eaux gazeuses artificielles avec son employé Schweppe !

Le Petit Salève

Un projet transfrontalier
Le projet d’un sentier géologique et botanique au Grand Salève reçut d’emblée un écho favorable, dans un premier temps, de la part des maires des communes concernées (Collonges-sous-Salève, Bossey, La Muraz), puis plus tard des autorités politiques, administratives et scientifiques de la Région Rhône-Alpes. Le 13 octobre 1990, le premier panneau était inauguré officiellement au départ du sentier d’Orjobet, près du Coin; puis le 31 mai 1995, les autorités fêtèrent l’implantation de 11 nouveaux panneaux disposés sur 9 sites différents, le long des sentiers d’Orjobet et de la Corraterie, au sommet du Grand Salève, près des Rochers de Faverges et en face de la Petite Gorge. Aujourd’hui, d’entente avec les initiateurs de cette réalisation, le Syndicat mixte du Salève a repris la gestion de cet itinéraire découverte et son balisage selon la charte départementale de randonnée ; il figure dans le Plan Départemental des Itinéraires de Promenades et de Randonnées. D’autre part, la Fondation européenne pour le développement durable des régions (Fedre) s’est jointe à cette action de valorisation du Salève en mettant en place durant les mois d’été un système de navettes gratuites reliant la station supérieure du téléphérique à la Croisette, ce qui facilite l’accès au stations supérieures du sentier géologique et botanique. Dans le cadre d’accords transfrontaliers, il est possible de bénéficier de billets valables sur les Transports publics genevois et sur le téléphérique, car il faut rappeler que l’accès à cette montagne peut se faire à pied, en téléphérique….et pas uniquement en voiture ! En effet, avec l'action Le Salève autrement, la Fedre désire développer l'accessibilité de cette montagne par le téléphérique, dont la station supérieure est le point de départ d’un petit sentier botanique créé à la fin du siècle passé en coopération active avec le Jardin botanique de la Ville de Genève. Ce fait, parmi tant d’autres, illustre bien l'interdépendance de la Haute-Savoie et de la Genève culturelle et scientifique.


Le Salève recèle une longue histoire
L’itinéraire du sentier géologique et botanique permet de parcourir en quelques heures une histoire de 150 millions d’années, depuis l’époque où se formaient, à l’emplacement du futur Salève, des roches calcaires au fond d’une mer corallienne de type "bahamien" jusqu’à la montagne "emblématique" que Conrad Witz a en quelque sorte sacralisée en 1444. En effet, cet artiste n’avait-il pas eu l’audace de transposer sur les bords du Léman le Christ et ses apôtres pêchant sur les rives du lac de Tibériade; à l’arrière-plan de cette scène biblique, on reconnaît le décor montagneux du lac Léman et notamment le Salève !
Les panneaux qui jalonnent le sentier géologique et botanique évoquent des époques évaluées en millions d’années. Par exemple, les roches sur lequel est tracé le sentier de la Corraterie datent de 130 millions d’années. Comment se représenter une notion aussi abstraite ? Pour mieux appréhender ce temps géologique, il suffit de le réduire à une dimension d’ordre humain. Si l’on réduit le temps qui nous sépare de la formation de la Terre, il y a environ 4,5 milliards d’années, à celui d’une année civile de 365 jours, tout devient plus concret. Ainsi l’époque qui va de la naissance de la Terre jusqu’à celle où apparaissent de nombreux fossiles (début du Primaire) correspond à peu près aux 10 premiers mois. Ainsi les roches que nous foulons sur le sentier de la Corraterie se seraient déposées à la mi-décembre, la formation des Alpes aurait commencé vers le 10 décembre et les dernières phases de déformation qui ont engendré le Salève et le Jura dateraient de l’après-midi du 31 décembre. Les glaciers qui ont façonné le relief de nos montagnes et qui ont déposé d’énormes blocs erratiques sur le dos du Salève sont arrivés quelques minutes avant la Saint Sylvestre ! Autrement dit, à l’échelle humaine, la vision de la Terre que l’homme a pendant sa durée de vie terrestre est comparable à celle qu’un photographe aurait d’une tempête sur la mer en réglant son appareil sur le millième de seconde. Sa photo serait parfaitement statique alors que le sujet photographié est éminemment mobile.


Le Salève, un lieu de recherche
Le proche environnement des montagnes savoyardes, et particulièrement du Salève, constitue un espace de prédilection pour les naturalistes de Genève depuis trois siècles. Comme le relève Paul Guichonnet, "on a souvent souligné l'étonnante concentration de savants dans la Genève du XVIIIème siècle, où des célébrités de renommée mondiale excellent dans tous les domaines du savoir et de la recherche scientifique. Par la notoriété de ses maîtres et la richesse de ses collections, Genève est devenue, à l’échelle internationale, un des sanctuaires de la géologie et de la botanique". De nombreux savants devraient être cités à la suite d’Horace Bénédict de Saussure: les frères de Luc, Guillaume-Antoine (1729-1812), et Jean-André (1763-1847), Marc-Auguste Pictet (1752-1825), Augustin-Pyramus de Candolle (1778-1841), Georges Reuter (1805-1872), Alphonse de Candolle (1806-1893), François-Jules Pictet de la Rive (1809-1872), Edmond Boissier (1810-1885), Alphonse Favre (1817-1890, Carl Vogt (1817-1895), Gustave Maillard (1859-1891), Etienne Joukowsky (1869-1948), Jules Favre (1852-1959), etc. Ainsi, du fait de la proximité de Genève, dotée depuis le 18e siècle d'une académie, et à partir de 1876 d'une université, les géologues et paléontologues ont travaillé naturellement sur la montagne la plus proche de leur lieu de résidence: le Salève. De ce fait certains invertébrés fossiles jusque-là inconnus ont été découverts et décrits pour la première fois au Salève, d'où les noms de Lima salevensis, Echinobrissus salevensis, Matheronia salevensis, Nerinea salevensis, Pseudotextulariella salevensis, Cerithium monetierensis, Nerinea ? sphinxi, etc. Il en est de même dans le monde des espèces végétales actuelles. Les fossiles du Salève servent de référence encore aujourd’hui pour les paléontologues du monde entier. En terme vulgaire, ces fossiles représentent des sortes d’étalons; en terme technique, ce sont des holotypes. De ce fait sur le plan scientifique, le Salève est connu mondialement par les géologues et les botanistes.

Jean Charollais


Description du parcours
Au départ du sentier d'Orjobet, au-dessus du parking du Coin, un premier panneau (station 1) permet de saisir d’un coup d’œil une grande partie de la succession des couches géologiques qui forment le Grand Salève et qui s’étendent du Jurassique supérieur au Crétacé inférieur, c’est-à-dire entre 150 et 110 millions d’années. La vue sur les Etiollets aide à comprendre la relation géométrique entre les couches horizontales du sommet du Salève et les couches verticales de la base du Salève.
La station 2, située le long du sentier d’Orjobet, vers 900 m d’altitude, signale la présence d’un filon de calcite blanche (cristal constitutif du calcaire), qui marque la présence d’une grande fracture. A observer également un corail fossile du Jurassique supérieur prouvant l’existence d’une mer de type bahamien ou polynésien à l’emplacement du futur Salève, il y a 145 millions d’années.
A l’entrée de la grotte d’Orjobet (station 3), un panneau avec une série de schémas explique la formation de cette cavité naturelle. Rappelons qu’Orjobet vient du nom du paysan propriétaire de cette partie de la montagne, qui fit découvrir cette grotte à Horace Bénédict de Saussure vers la fin du 18e siècle.
Plus haut, près du Trou de la Tine (station 4), la vue vers le Nord sur les couches horizontales surtout calcaires du sommet du Grand Salève, au-dessus et au-dessous du sentier de la Corraterie, donne l’occasion de rappeler qu’entre 130 et 140 millions d’années, l’environnement marin dans lequel se sont déposées ces roches, évoquait les côtes de Floride d’aujourd’hui.
Sur le sentier de la Corraterie, les stations 5 et 7 invitent le promeneur à observer des terriers creusés par des crustacés fossiles vieux de 130 millions d’années (station 5) et filons de charbon découverts vers la moitié du 18e siècle et qui témoignent d’une végétation luxuriante en bordure de mer et contemporaine de ces vieilles crevettes.

Entre ces deux arrêts, la station 6 offre un beau point de vue sur le trou de la Tine. Il s’agit vraiment d’une tine, c’est-à-dire d’un énorme tonneau de 60 mètres de hauteur et dont la bonde aurait été arrachée !
Du sentier de la Corraterie, on débouche sur les pâturages du sommet du Grand Salève qu’il faudra traverser pour atteindre la station 8, composée de trois panneaux. De ce point culminant (1309 m), une vue exceptionnelle permet d’observer une portion de la chaîne alpine sur plus de 100 km de largeur. Augustin Lombard (1905-1997) a dessiné cet admirable panorama, au-dessous duquel cinq schémas retracent cinq étapes de la formation des Alpes. Il s’agit d’une longue histoire qui a débuté au début de l’ère secondaire, il y a 240 millions d’années, alors que les continents européen et africain étaient encore accolés.
La station 9 est située près des Rochers de Faverges, constitués de roches gréseuses d’âge Tertiaire, ce qui est exceptionnel au Salève formé essentiellement de calcaires. Ces roches riches en quartz peuvent également renfermer des hydroxydes de fer, qui leur confèrent une couleur rougeâtre; elles ont été exploitées au 5e et 6e siècles par les Burgondes, puis au 12e et 13e siècles par les Chartreux. La présence de scories dans certains sols du Salève, notamment près des Rochers de Faverges, atteste de cette activité sidérurgique, qui a peut-être débuté à l’époque romaine ou même dès l’Age du Fer. Les bas fourneaux utilisés pour la fonte du métal nécessitaient une grande quantité de charbon de bois, d’où la déforestation de certaines portions du Salève à ces époques. Par contre, certains grès blancs composés uniquement de quartz ont été utilisés pour la fabrication du verre. Près de Thorens-les-Glières, la "verrerie de Sales" fut fondée en 1755 par le marquis de Sales; l’exploitation et le traitement du sable blanc permettaient la fabrication de cristaux fins des plus estimés. Plus récemment, les carrières du Salève ont alimenté les verreries de Saint-Prex (Vaud, Suisse) entre 1946 et 1960. Exploités au 20e siècle par une usine de briques à Annecy, ces sables étaient également utilisés pour récurer les cuivres des fruitières, ce qui donna l’idée à deux habitants de Cruseilles de fabriquer une crème à récurer, connue sous le nom de NAB.
Enfin le dernier panneau (station 10) situé en face de la Petite Gorge, présente un exemple de faille, fréquente au Salève et ici très démonstrative. Plusieurs dessins aideront l’observateur à comprendre le mécanisme et le jeu des mouvements liés à cette importante cassure.

A la station supérieure du téléphérique
Une vitrine d’exposition gérée par le Muséum de Genève renferme un relief représentant une portion du Salève et sur lequel figurent les différentes couches géologiques, matérialisées par des couleurs; les traits rouges marquent l'emplacement des principales cassures ou failles. Ce bloc, coupé à l'aplomb du câble du téléphérique, permet de bien comprendre la relation géométrique entre les couches verticales de la base et les couches horizontales du sommet de cette montagne.
Le fil rouge apposé sur le relief correspond au cheminement du sentier géologique et botanique du Grand Salève.
Comme on peut l'observer depuis la cabine du téléphérique à mi-parcours, la partie inférieure montre des dalles verticales qui surplombent les carrières, tandis que la partie supérieure longe des couches apparemment horizontales, suivies par le sentier vertigineux dit des Bûcherons. Cette disposition des couches de terrain, bien compréhensible sur le relief, correspond à une sorte de pli en genou, plus exactement à un pli dont le genou (ou charnière) serait cassé ou faillé.
A l'origine, il y a entre 150 et 120 millions d'années (fin du Jurassique - début du Crétacé), toutes les couches se sont déposées à l'horizontale, dans une mer peu profonde. Puis, plus tard, entre 10 et 2 millions d'années, elles ont été déformées, plissées et faillées, par la compression engendrée par la collision des plaques européenne et africaine, ce qui explique cette charnière faillée à mi-hauteur dans la face du Grand Salève.


Une manière imagée de comprendre la structure interne du Salève
Asseyez-vous sur votre chaise. Votre jambe représente les couches verticales de la base et votre cuisse, les couches horizontales du sommet. Les couches les plus anciennes se trouvent derrière votre jambe et sous votre cuisse tandis que les couches les plus jeunes sont devant votre jambe et sur votre cuisse ! Votre genou relie votre jambe (couches verticales) à votre cuisse (couches horizontales). Mais attention, dans la réalité, il y a une lésion importante au niveau du genou qui a été cassé !

Jean Charollais et Danielle Decrouez


Au Muséum de Genève
Au 3e étage du Muséum, une salle est consacrée à la géologie du Pays de Genève. Dans une vitrine sont exposés des échantillons de roches et des fossiles provenant du Salève; ils entourent deux reliefs de cette montagne sur lesquels les couches géologiques et les principales fractures sont représentés. L’un est entier et l’autre est découpé en morceaux afin d’observer l’agencement des couches à l’intérieur. Cette visite en salle est indispensable si l’on veut bien comprendre l’intérêt géologique du Salève ; et… elle peut se faire en toute saison !
Et pour avoir un avant-goût, nous vous conseillons la visite du Pays de Genève sur Internet.

Danielle Decrouez


Documents au format PDF

Présentation du sentier (pdf, 900k)
Situation des panneaux (pdf, 1.6M)
Station 1: Le Coin: Structure géologique de la face SW du Grand Salève (pdf, 1M)
Station 2: Sentier d'Orjobet (alt.: 1040m): Faille décrochante avec filon de calcite et corail fossile (pdf, 500k)
Station 3: Grotte d'Orjobet: L'eau responsable de la dissolution des roches calcaires (pdf, 300k)
Station 4: Trou de la Tine: Les roches sédimentaires, mémoire de très anciens environnements (pdf, 1.2M)
Station 5: Sentier de la Corraterie: "Un repaire de vieux crustacés" (pdf, 600k)
Station 6: Sentier de la Corraterie: Vue sur le "Trou de la Tine" (pdf, 600k)
Station 7: Sentier de la Corraterie: Charbon et traces de racines fossiles (pdf, 500k)
Station 8: Borne 1307: Panorama sur les Alpes: 8a (pdf, 700k), 8b (pdf, 700k) et 8c (pdf, 600k)
Station 9: Petite-Gorge: Lorsque les roches s'affrontent … (pdf, 900k)
Station 10: Le site d'une ancienne exploitation métallurgique (pdf, 1.2M)

Conception et réalisation des panneaux
Jean Charollais, Jacques Metzger (Université de Genève) avec la collaboration de Quentin Deville, Vincent Serneels (Université de Lausanne), Gérard Stampfli (Université de Lausanne) et Fernand Jacquemoud (Conservatoire et Jardin botaniques de la Ville de Genève)


© 2012 Muséum d'histoire naturelle, Genève