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Sauvin, Rébecca (Schönenwerd/Suisse, 1975)


Sans titre, 2005 – 2017
Dessin
Aquarelle, crayon gris et café sur papier
Dimensions (haut. x larg. x prof.): 42.3 x 32.0 x 3.0 cm (avec cadre); dimensions (haut. x larg.): 40.00 x 29.70 cm (sans cadre)

Acquis en 2019

[n° inv 2019-082]

Collection du Fonds d'art contemporain de la Ville de Genève (FMAC)



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Crédits photographiques : Julien Gremaud, Vevey
 

Rebecca Sauvin a constitué un corpus de travaux vidéo très spécifique dès l'année 2000 – elle signait alors Rebecca S. lorsqu'elle se mettait en scène –, qui se compose de narrations oniriques et recherche la dimension de l'inconscient, explore les espaces psychiques. Les références symboliques et les titres de ses œuvres sont explicites, on trouve des masques en forme de tête de cheval, des femmes araignées, somnambules ou dormeuses, des écrans, ouvertures ou miroirs qui mènent vers une autre réalité. La scénographie et la postproduction lui permettent de composer les aspects surréels et fantastiques des images, tels des tableaux vivants, avec leur effet labyrinthique, souvent montées en courtes boucles. D'autres sculptures ou installations de l'artiste font appel à la présence fantomatique d'êtres humains ou d'animaux, des personnages sculptés en négatifs ou autres élaborations comportant un haut potentiel d'évocation. Sa pratique du dessin est également ébauchée dès le début de son parcours, une pratique plus immédiate que celle des autres techniques: elle qualifie ses dessins de «fragments d'états mentaux». Les images sont formées en plusieurs passages, demeurent complexes et invitent à une interprétation très ouverte. Sans titre, le dessin présenté ici fait appel au mythe amérindien du «fripon divin» traité notamment par le psychanalyste Carl Gustav Jung: un archétype présent dans chaque être humain qui affirme une capacité au dialogue intérieur. La «figure» beige et verte est issue d'éléments naturels avec des contours partiellement définis et tout aussi évanescents. On pourrait y lire une présence anthropomorphique sortie d'un bestiaire imaginaire. Elle rappelle encore certains êtres de l'univers pictural de Jérôme Bosch et celui de Pieter Bruegel.

Marie-Eve Knoerle