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Fontana, Laurent-Dominique (Genève/Suisse, 1938)


Figures enlacées, 1985
Sculpture dans l'espace public, statue
Marbre "giallo dorato"
Dimensions: 45 x 162 x 130 cm (hors tout)

Acquis en 1985

Localisation : La Perle-du-Lac, débarcadère

[n° inv 1985-008]

Collection du Fonds d'art contemporain de la Ville de Genève (FMAC)



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Crédits photographiques : Christophe Quoëx
 

Initialement l'œuvre de Laurent-Dominique Fontana, présentée à l'exposition Môtiers 85, devait être disposée dans le barrage du Seujet, alors en construction - plus précisément "dans le dernier palier [de l'échelle à poissons], celui même qui donne accès au niveau du lac, dans l'idée d'y prévoir un bassin un peu plus large qui puisse recevoir les poissons de remonte ainsi que cette grande pierre, pensée pour rêver avec l'onde" (L.-D.Fontana). En affichant l'étreinte de ces deux corps nus aux yeux des passants, en un lieu où se promènent familles et touristes, cette sculpture a fait l'objet d'une certaine controverse, lors de son installation à la Perle-du-Lac en 1985.
L'œuvre, sculptée de façon rudimentaire, représente un couple aux formes arrondies. Les parties sont reconnaissables, mais les corps, détachés de tout mimétisme ou naturalisme, s'unissent pour ne former qu'une seule et même figure schématisée.
Le parti pris de Fontana consiste à choisir pour sa statuaire des emplacements surprenants, inattendus et à intégrer l'environnement dans son rapport à l'œuvre : l'air, l'eau, la terre. Il s'agit, pour l'artiste, de métamorphoser un espace par l'insertion d'une sculpture afin d'attirer l'attention sur un lieu ordinaire et de transformer le regard du passant, de le surprendre.
Ainsi, pour un public davantage familiarisé avec des œuvres placées dans des parcs ou situées sur des places, il est plus rare de se confronter à des sculptures "immergées". Fontana se détourne de la visibilité donnée à son œuvre et oriente sa recherche sur le jeu entre la pierre, sédimentaire, et l'onde, la vague qui vient "bercer" les figures enlacées, à fleur d'eau. Par le choix du site, la nature peut à son tour reprendre le dessus sur l'intervention humaine - en hiver, le niveau du lac étant plus élevé, l'œuvre, dans un accent lyrique, est baignée par les flots et se voit partiellement recouverte par la mousse.
SC