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Masque de momie



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Masque funéraire féminin

Empire romain (2e s.)

Stuc, verre (yeux), traces de dorure (sur le visage), traces de peinture bleue (bords des paupières)

Prof.: 13 cm environ; haut. max.: 25 cm; larg. max.: 22 cm

Découverte : Lieu de découverte indéterminé ; circonstances indéterminées

N° d'inventaire 007059

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  • Les cheveux du personnage sont partagés au sommet de la tête en deux bandeaux et tirés de chaque côté derrière les oreilles. L'extrémité de la chevelure a été ramenée en chignon, constitué de petites tresses superposées, formant comme une corbeille ou une couronne en bourrelet sur l'arrière du crâne. Le front est garni d'un rideau de longues mèches droites.
  • Les masques funéraires étaient posés sur la momie enveloppée afin de rendre un visage au défunt et de lui donner une nouvelle individualité en lui conférant une dimension divine, comme nous l'explique déjà une formule des Textes des sarcophages (vers 2000 avant J.-C.). S'ils apparaissent très anciennement, c'est à l'époque romaine que les masques connaissent un fort développement ainsi qu'une production abondante. Ils étaient alors fabriqués par estampage de stuc dans un moule, ce qui permit la réalisation de nombreuses séries aux traits semblables, qui étaient ensuite personnalisés grâce à des éléments rapportés tels que les yeux, la coiffure ou les bijoux. Ils étaient ensuite fixés sur un plastron qui recouvrait le haut du corps de la momie.
  • Les yeux sont souvent très grands : ils sont les éléments essentiels du masque, auquel ils donnent un aspect vivant. Les coiffures variées sont riches en renseignements car elles sont représentatives de la mode d'une période etou d'un lieu. Ce masque d'une jeune femme présente une rangée de bouclettes torsadées formant un arc sur son front ; une raie médiane sépare ensuite ses cheveux en deux parties surmontées d'une couronne de tresses. Cette coiffure s'inspire du style de l'impératrice Sabine, épouse d'Hadrien.
  • Les momies portaient presque toujours une « couronne de justification », soit dans la main droite posée sur la poitrine, soit sur la tête. Cette couronne, formée d'une guirlande de feuillages et de fleurs symbolisait la glorification du défunt.
  • Le masque funéraire représente toujours le défunt rajeuni, il est un visage idéal qui cache la mort, protège le défunt et redonne vie dans l'au-delà grâce à son efficacité magique.
  • Don Ernest Ernest Cramer-Sarasin (1914)
  • — Chappaz, Jean-Luc (dir.), Corps et esprits. Regards croisés sur la Méditerranée antique, [Exposition, Genève, 31 janvier - 27 avril 2014], Milan, 5 Continents, 2014, pp. 80-81, n° 22
    — Deonna, Waldemar. Catalogue des sculptures antiques. Genève, Impr. H. Jarrys; Musée d'art et d'histoire; Ville de Genève, 1923, n° 179, p. 141
    — Glorieux-Desouche, Isabelle, Objectif MuCEM. Le guide des visites en famille, Arles, Actes Sud / MuCEM, 2013, p. 72
    — Grimm, Günter, Die römischen Mumienmasken aus Ägypten, Wiesbaden, 1974. , 84 (Anm. 223), 182
  • La Galerie de la Méditerranée, Marseille, Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM), 29.05.2013 - 31.12.2016
  • Corps et esprits. Regards croisés sur la Méditerranée antique, MAH, salles palatines, 30.01.2014 - 27.04.2014