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La Mort de Socrate



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François Xavier Fabre (Montpellier (Hérault), 1.4.1766 - Montpellier, 16.3.1837)

1802

125 x 186 cm (sans cadre); 147 x 206,5 cm (avec cadre)

Huile sur toile, armure simple, lâche. Montage, châssis et cadre original. Inscriptions sur les tranches de la toile (numérotation pour une mise au carreau (?)).

Mention obligatoire : Ville de Genève, Musées d'art et d'histoire. Dépôt de la République et Canton de Genève, Fonds cantonal de décoration et d'art visuel. Don de la Cour de Justice

N° d'inventaire : BA 2000-0029

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  • Socrate dispense un enseignement purement oral, visant à stimuler la réflexion chez ses disciples plutôt qu'à leur fournir des formules toutes faites. Sa remise en question des valeurs religieuses et morales lui vaut la condamnation à mort et il doit boire la ciguë, poison utilisé à Athènes pour les exécutions capitales. Le sage est placé au centre de la composition, entouré de ses élèves éplorés. Avant de porter la coupe fatale aux lèvres, dans une attitude sereine empreinte de dignité, il poursuit sa réflexion philosophique, ainsi rigoureusement fidèle à ses principes en cet ultime instant. Il incarne un exemple de cette "virtus" tant exaltée par la sensibilité néoclassique.
  • Cette toile, résultant d'une commande du grand collectionneur genevois Jean-Gabriel Eynard, est manifestement une réponse au célèbre tableau de Jacques-Louis David, « La Mort de Socrate » (1787, Metropolitan Museum, New York).
  • "La mort de Socrate" est une commande adressée en 1802 par le financier et philhellène genevois Jean-Gabriel Eynard à François-Xavier Fabre, alors établi à Florence depuis 1794. Cette oeuvre a été
  • par la suite exposée au Palais Eynard comme l'atteste une aquarelle d'Alexandre Calame documentant l'accrochage de la collecdon de ce mécène. La composition se présente comme une réponse de Fabre
  • au tableau éponyme de son maître Jacques-Louis David (New York, The Metropolitan Museum of Art), présenté au Salon de 1787. En 399 av. J.-C., Socrate est condamné à boire la ciguë pour avoir corrompu
  • la jeunesse athénienne et bafoué les dieux. Le sujet de la mort du philosophe est l'objet d'un véritable engouement à l'âge néoclassique; dans son ouvrage "De la poésie dramatique, à mon ami
  • Monsieur Grimm" (1758), Diderot en recommandait l'interprétation comme un thème exemplaire. La scène est décrite par Platon dans le Phédon. Cet ultime instant met en relief la parfaite dignité du condamné dans l'application de ses principes philosophiques face à l'affliction dans laquelle sont plongés ses disciples.
  • — Bordes, Philippe. François-Xavier Fabre, peintre d'histoire, II, p. 155-162. The Burlington Magazine, février 1975,, p. 160 et note 29, repr. p. 158, fig. 53
    — Burkhalter, Isabelle, Matthey, David, 100 objets. Guide de visite - MCMX-MMX Musée d'art et d'histoire Genève, Genève, 2010, pp. o207-208, n° 88
    — Chamay, Jacques. Les vases grecs inspirent le XIXe siècle. Tribune des Arts, n° 319, 2004 (mars),
    — Fischer Huelin, Danièle. Chronique de la vie des Musées d'art et d'histoire en 2000. Genava XLIX, 2001,, p. 276
    — Loche, Renée, Un cabinet de peintures à Genève au XIXe siècle: la collection Eynard. Essai de reconstitution, dans Genava, t. 27, p. 177-221, 1979, , p. 181, 190
    — Near, Pinkney. Homage to the Master. Fabre's Judgment of Pâris, vol. 22, n°1, p. 29-39. Arts in Virginia, 1980,, p. 30
    — Oberreuter-Kronabel, Gabriele. Der Philosoph und sein Tod. Beobachtungen zu einem Thema für die Malerei des 18. Jahrhunderts in Frankreich. Mainz am Rhein, Verlag Philipp von Zabern, 1990., pp. 95-105
    — Pellicer, Laure, François-Xavier Fabre et la peinture italienne, Collectif, (Florence), 1977 (1979). , p. 169, 175, 182, note 82
    — Pellicer, Laure. François-Xavier Fabre in his Museum, Apollo, vol. CXXIX, n° 323, p. 12 à 17. janvier 1989., p. 14-15
    — Pellicer, Laure. Il a choisi Florence, p. 76-85. [Au-delà du Maître. Girodet et l'atelier de David, Montargis, musée Girodet, 20 septembre-31 décembre 2005]. Montargis, 2005., p. 85, note 45
    — Pellicer, Laure. Le peintre François-Xavier Fabre (1766-1837), thèse de doctorat d'Etat, Université Paris IV, dir. J. Thuillier (3 volumes et un index, dossier photographique en trois volumes).. 1982., p. 798-799, n° A 70
    — Pellicer, Laure. Michel Hilaire. François-Xavier Fabre (1766-1837) de Florence à Montpellier. Paris, Somogy, 2008., p. 244 cat. 108, p. 245 repr. coul.
    — Pellicer, Laure. Pierre Rosenberg, Thierry Bajou. François-Xavier Fabre [Spolète, Palazzo Racani-Arroni, 27 juin-28 août 1988; Florence, musée des Offices, Sala delle Regie Poste, 29 septembre-13 novembre 1988]. 1988., p. 10, 16
    — Pélissier, Léon-Gabriel. Lettres inédites de la comtesse d'Albany à ses amis de Sienne. Première série (1797-1802). Paris, Fontemoing, 1904., p. 396-399
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