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Fontana, Laurent-Dominique (Genève/Suisse, 1938)


Sans titre, 1972
Intervention sur l'architecture, décoration extérieure d'une entrée d'immeuble, bas-relief
Cuivre repoussé, bandeau en métal éloxé
Dimensions: 240 x 430 cm (hors tout); larg.: 5 cm (bandeau)



Localisation : Immeuble, entrée, rue de Villereuse 8, 1207 Genève

[n° inv 1972-004]

Collection du Fonds d'art contemporain de la Ville de Genève (FMAC)



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Crédits photographiques : Christophe Quoëx
 

Ce bas-relief fait partie des œuvres de jeunesse du Fonds municipal de décoration (actuel FMAC) et de l'artiste. Il traduit la volonté des autorités d'apporter, par le décor, une plus-value artistique à ses immeubles et à ses citoyens. Il vient compléter un ensemble d'œuvres que le Fonds a commandées pour cet ensemble HLM bâti au début des années 1970.
Pour ce passage assez anodin, Dominique Fontana utilise une technique classique du décor, la dinanderie, ou l'art de battre le métal et de lui donner forme au marteau. Si la notion de bas-relief renvoie initialement à l'art antique, l'œuvre adopte ici une forme d'abstraction décorative, une composition de cercles redevable des dessins techniques et des compostions d'artistes d'avant-garde comme les Delaunay. Ce travail qui requiert un véritable savoir-faire et un sens de l'agencement formel est à la croisée entre histoire de l'art et arts décoratifs, sculpture et artisanat du métal.
Ce relief, à l'instar de celui conçu pour l'école des Allières I (1969-70), est représentatif de la première période de Dominique Fontana et d'un courant plastique, créatif des années 1970. Ils attestent également de sa formation initiale en architecture, formation qu'il termina en 1962 à l'Ecole des Beaux-arts, où il enseigna jusqu'en 1992.
Sa seconde période artistique, qui court de 1975 à nos jours, est provoquée par divers voyages qui le conduisent d'abord à travers les Amériques, puis la Hongrie, la Tchécoslovaquie, la Pologne. Ils lui forgeront une conscience politique et l'abandon, dans son travail artistique, du beau pour le beau. Dorénavant, cet artiste polymorphe « plongera dans l'humain », et ses créations pencheront vers la représentation de la vulnérabilité de l'être et sa confrontation à la violence.
Valérie Müller