
Inauguration
Vendredi 19 octobre – 18h30
Plaine de Plainpalais
Colloque international
«Des artistes et des espaces publics»
19-20 octobre 2012 – Salle du Faubourg
Exposition
Projets des artistes invités aux concours 2006-2012
16-27 octobre 2012 – Forum Faubourg
mardi-vendredi : 11-18h
samedi 27 octobre (dernier jour) : 11-16h




Neon Parallax est un projet d’art public ambitieux et singulier mené de 2006 à 2012 par les Fonds d'art contemporain de la Ville (FMAC) et du canton (FCAC) de Genève.
Entre la prestigieuse rade du bout du lac et la populaire plaine de Plainpalais, la parallaxe s'appuie sur l'homologie des deux plans en losange et la transposition des messages publicitaires des enseignes qui illuminent la première en installations artistiques lumineuses sur les toitures des immeubles qui bordent la seconde.
Conçu spécifiquement pour la plaine de Plainpalais à Genève, Neon Parallax réunit neuf installations d’artistes suisses et internationaux : Sylvie Fleury (CH), Jérôme Leuba (CH), Christian Jankowski (D), Dominique Gonzalez-Foerster (F), Sislej Xhafa (Kosovo), Nic Hess (CH), Ann Veronica Janssens (B), Pierre Bismuth (F) et Christian Robert-Tissot (CH).
EnjeuxTransposer les enjeux publicitaires des enseignes commerciales de la rade en messages artistiques, tel est le défi qu’ont relevé les artistes invités à participer à des concours de portée internationale. Conduit en quatre étapes, Neon Parallax propose neuf installations lumineuses, chacune conçue par un artiste différent. Les œuvres ont été placées sur les toits au rythme de deux créations originales par année (2007, 2008, 2009) avant que trois nouvelles œuvres ne viennent clore le projet en 2012, suite à un concours sur invitation, un concours public et une commande directe. Grâce à la générosité des propriétaires des immeubles, chaque toiture est mise gracieusement à la disposition des Fonds pour accueillir une œuvre pour une durée fixée à dix ans à partir de 2012. |
Un projet innovantNeon Parallax concrétise plusieurs objectifs des Fonds d’art contemporain de la Ville et du canton. Il innove d’une part par l’expérimentation d’une temporalité différente, avec des interventions artistiques installées dans l’espace public pour une durée limitée à dix ans. Il permet d’autre part d’explorer un nouveau contexte d’intégration pour des œuvres, sans pour autant occuper un espace au sol déjà surchargé et, dans le cas précis de la plaine, très largement investi. De plus, la forme collective de cette réalisation globale constituée de plusieurs œuvres individuelles met en relation des artistes de la scène locale avec des créateurs internationaux. Cette démarche permet finalement de considérer l'environnement urbain comme un espace commun à questionner et revaloriser par un nouveau regard. |
Quelques chiffresUn budget total de 950'000 francs suisses, pour la réalisation de huit interventions artistiques, a été alloué à ce projet (soit en moyenne 125'000 francs par intervention). Il se répartit sur quatre périodes – 2006-2007, 2007-2008 et 2008-2009 et 2011-2012. Chaque Fonds a donc consacré au final 475'000 francs à la réalisation globale du projet, comprenant tous les frais d’organisation des concours, du jury, les honoraires des artistes et de l'architecte, la production des œuvres et leur promotion. La neuvième enseigne artistique a, quant à elle, fait l’objet d’une commande directe par Pierre Darier, banquier privé, pour le toit de la banque Lombard Odier & Cie. |
L’emploi de slogans est une pratique récurrente dans le travail de Sylvie Fleury. Ceux-ci sont souvent empruntés, tels des formules toutes faites, au monde de la mode et du design. Le déplacement de leur contexte en renouvelle et enrichit la lecture. Le concept proposé ici par l’artiste, YES TO ALL, existe déjà dans son œuvre sous différentes versions : titre d’expositions, installations réalisées en cristaux sur miroirs ou en néon, etc.
L’œuvre s’intègre agréablement sur le bâtiment par le choix judicieux de la typographie et par la vivacité de la couleur. Le projet a séduit par l’optimisme et l’universalisme du message qu’il transmet.
Sylvie Fleury, CH, *1961, vit et travaille à Genève.
Présentation audio du projet
Par Diane Daval, conseillère culturelle et responsable du FCAC
Breath est un tube lumineux unique de 24 mètres de longueur qui diffuse un halo uniforme de lumière blanche (par définition, la somme de toutes les couleurs) et qui semble comme suspendu dans l’espace. La pureté formelle du projet se réfère à l’architecture moderniste du bâtiment dont elle souligne sans artifices l’orthogonalité.
Avec Breath, l’artiste joue sur la fluctuation de la lumière qui baisse d’intensité jusqu’à devenir quasiment invisible, puis augmente à nouveau jusqu’à son intensité maximale. La lumière en pulsion paraît en perpétuel mouvement, en respiration, et semble ainsi donner vie au bâtiment.
Jérôme Leuba, CH, *1970, vit et travaille à Genève.
Ce projet s’inspire des «aide-mémoire» que l’artiste écrit et qui comprennent les questions qu’il doit poser à son galeriste, ses assistants, ses étudiants, voire même à son comptable. Ces listes s’accumulent, se multiplient sur son bureau et forment un journal de notes personnelles, chaotiques, parfois humoristiques qui le détournent de son travail artistique tel qu’il devrait le faire. L’idée lui est donc venue d’utiliser ce matériel comme support d’un projet artistique. Pour Neon Parallax, l’artiste présente une question issue de ces nombreuses listes. Soll ich noch Geld ausgeben? fonctionne comme réponse sociale aux nombreuses enseignes à but commercial qui sont placées sur la rade. La pertinence et l’universalité de la portée du message inscrit une question personnelle, quotidienne et sociale au cœur du monde publicitaire et consumériste. Malgré la langue utilisée par l’artiste – l’allemand –, la calligraphie manuelle du néon renforce son accessibilité. Au-delà des qualités plastiques de la proposition, on reconnaît également la générosité et l’empathie propres au travail de l’artiste.
Christian Jankowski, DE, *1968, vit et travaille à Berlin et New York.
Présentation audio du projet
Par Anne-Belle Lecoultre, historienne de l'art et collaboratrice scientifique au FCAC
Expodrome est une installation lumineuse composée de lettres en LED dont la typographie permet l’allumage individuel ou fragmenté selon quatre possibilités : orange, blanc, rose ou éteint. Le mot complet apparaît toutes les heures pendant une minute. Le reste du temps l’enseigne semble dysfonctionner ; elle connaît toutes sortes de troubles jusqu’à devenir complètement illisible. Elle affiche tantôt des parties du mot («rom»), une lettre («x») ou encore des signes abstraits. Le rythme des dysfonctionnements peut servir de repère. Par exemple, le «x» apparaîtra toujours à la demi de l’heure. Cette œuvre opère donc comme une horloge secrète, mais elle est également en totale opposition avec la perfection supposée des enseignes publicitaires qui entourent le bord de la rade.
Expodrome est également le titre de l’exposition de l’artiste française visible en 2007 à l’ARC (Paris) et qui a voyagé sous ce même nom dans le monde entier. Ce mot fait ainsi référence à l’exposition, mais suggère aussi l’existence d’un lieu dans la ville, consacré à l’idée de l’exposition. Un des intérêts du projet réside dans ses différents degrés de lecture : l’horloge secrète, l’aspect ludique des signes qui vont de la lettre en passant par le fragment de mot jusqu’au signe abstrait, la gaieté des couleurs, la référence au lieu d’exposition, etc.
Dominique Gonzalez-Foerster, FR, *1965, vit et travaille à Paris et Rio de Janeiro.
Présentation audio du projet
Par Michèle Freiburghaus, conseillère culturelle et responsable du FMAC
Pour Neon Parallax, l'artiste kosovar propose l'installation sur le toit plat de l'immeuble de deux grands yeux dessinés en tôle thermolaquée blanche, et éclairés au moyen de tubes néon blancs. Le dessin linéaire, nettement visible de jour, est complété de nuit par un halo noir diffusé indirectement à l’arrière de la pupille. Le sujet a été choisi pour son universalité, et parce que les yeux sont la partie du corps par laquelle passe le mieux la communication. Le dessin simplifié mais subtil permet une identification claire par le grand public. C'est le premier élément figuratif installé en toiture sur la Plaine de Plainpalais, et la première réalisation dans cette technique. L'ensemble apporte une rupture d'échelle stimulante et un aspect onirique intrigant.
Sislej Xhafa, Kosovo, *1970, vit et travaille à New York.
Présentation audio du projet
Par Michèle Freiburghaus, conseillère culturelle et responsable du FMAC
L’installation conçue par l’artiste zurichois se compose de caissons lumineux en losanges juxtaposés et formant la silhouette d’un cerf-volant. La forme des losanges s'inspire du contour de la plaine de Plainpalais. Les caissons lumineux sont éclairés par des LEDs dont la couleur varie selon un rythme hebdomadaire, 52 fois par année. Entre figuration, décoration et abstraction, la proposition de l'artiste se caractérise par sa gaité, son apparente simplicité et son dynamisme.
Nic Hess, CH, *1968, vit et travaille à Zurich et Londres.
Présentation audio du projet
Par Anne-Belle Lecoultre, historienne de l'art et collaboratrice scientifique au FCAC
L'artiste belge, connue surtout pour des installation lumineuses où des brouillards colorés dissolvent formes et contours, s'intéresse aux limites de la perception, au continuum de l'expérience physique et mentale du spectateur. Pour Neon Parallax, elle propose de reprendre un fragment de phrase qu'elle a trouvé sur une affichette sur le site même de Plainpalais. Celle-ci rendait compte d'une soit-disant recherche menée par l'Université de Cambridge, selon laquelle l'ordre des lettres dans un mot n'a pas d'importance pour sa lisibilité à condition que la première et la dernière lettre soient à la bonne place. Le texte repris ici en lettres capitales blanches, L'ODRRE N'A PAS D'IPMROTNCAE, suscite une appréhension en plusieurs temps, dévoilant un réflexe de lecture qui permet, par la mise en ordre automatique, une compréhension globale; l'œuvre suscite une réflexion au-delà du rétinien, et interroge sur ses divers sens possibles, du visuel concret à l'épistémologique, de l'artistique au politique.
Ann Veronica Janssens, BE, *1956, vit et travaille à Bruxelles.
L'artiste français juxtapose et mêle les logiques propres à divers champs d'activité sociale, le commercial, le divertissement, le politique, l'artistique, révélant et questionnant leurs frontières par glissements successifs. L’œuvre lumineuse proposée pour Neon Parallax se compose du texte Coming Soon!, en tube néon bleu murano. Ce texte reprend la formule type des bandes annonces des films prochainement promis à l'affiche; ces invitations alléchantes sont souvent plus convaincantes que les films eux-mêmes, puisque leur caractère élusif et fragmenté permet à chacun de les investir de ses désirs et de son imaginaire. Quittant le contexte du cinéma pour se confronter à l'espace public, l'œuvre joue sur le désir et l’attente du spectateur de façon encore plus ouverte et indéfinie, dénonçant peut-être les promesses creuses de la publicité, mais laissant également à chacun le choix de son propre objet de désir; elle matérialise cet espace idéal de projection et la liberté individuelle de l'imaginaire.
Pierre Bismuth, FR, *1963, vit et travaille à Bruxelles.
Le langage est le matériau de prédilection de Christian Robert-Tissot. L'artiste suisse, connu surtout pour ses textes-slogans détournés, travaille depuis de nombreuses années sur de nombreux supports : enseignes lumineuses, toiles, panneaux, volumes ou appliqués directement sur les murs, qui interpellent et interrogent. Ses mots ou énoncés apparaissent comme des interfaces mettant en relation leur signification, leur forme et leur taille, leur police de caractère utilisée et le contexte spatial pour lesquels ils sont conçus. Ses mots-images sont ainsi en relation étroite avec leur environnement, tant architectural que culturel. Pour Neon Parallax, l’artiste propose de placer le mot DIMANCHE en majuscules sur le toit de la banque commanditaire. Ce mot apparaît comme une injonction à la pause, au jour de repos, et à une place libre, dénuée de toute actualité dans les agendas, tout en restant en décalage complet par rapport à l’idée du slogan et de la publicité.
Christian Robert-Tissot, CH, *1960, vit et travaille à Genève.
Vendredi 19 octobre – 18h30
Plaine de Plainpalais
«Des artistes et des espaces publics»
19-20 octobre 2012 – Salle du Faubourg
À l’occasion de l’inauguration des deux dernières commandes
publiques et d’une commande privée,
qui complètent et
terminent Neon Parallax, installations lumineuses artistiques
sur les toitures des bâtiments entourant la plaine de Plainpalais à Genève, le colloque Des artistes et des espaces publics pose
la question suivante : que peut faire l’artiste avec/à/dans
l’espace public?
Si la commande publique est, depuis de nombreuses décennies,
une des procédures les mieux identifi ées de mise en
relation de l’artiste avec l’espace public, elle est loin d’être la
seule. Nombre d’acteurs du milieu de l’art ont inventé, durant
les dernières années ou parfois depuis plus longtemps encore,
de nouvelles façons de faire apparaître l’art dans l’espace commun,
tout comme de nombreux artistes ont su, de leur côté,
investir l’espace public de manière inédite.
Ainsi, au-delà de la commande publique elle-même, de
nouveaux territoires et de nouvelles procédures d’exploration
et d’invention de l’espace commun rendent aujourd’hui plus
actuelle encore, et plus névralgique, cette relation entre la
création et son exposition – ou son effi cacité – publique.
D’où l’intérêt d’un colloque sur le lien entre l’art et son
inscription démocratique, c’est-à-dire sur l’interaction entre les
oeuvres et la façon dont elles s’adressent à et s’insèrent dans
la communauté humaine.
VENDREDI 19 OCTOBRE, 9h-18h Dennis Adams Rachel Anderson Pierre Bismuth Francesco Careri Xavier Douroux Dr. Brigitte Franzen François Hers Ann Veronica Janssens |
SAMEDI 20 OCTOBRE, 9h-12h30 Jean Attali Pascal Lebrun-Cordier David Harding Coordination |
VENDREDI 19 OCTOBRE Des protocoles. Modérateur : Dario Gamboni, professeur ordinaire (histoire de l’art de la période contemporaine) à l’université de Genève
Thierry Davila est conservateur au Mamco de Genève
L’art a toujours été, dans l’histoire occidentale, le laboratoire où la société inventait les formes de relation au monde dont elle avait besoin pour s’adapter aux changements. Mais, il est singulier qu’une institution représentative de cette société accepte de remettre en question les formes mêmes de sa relation à l’art en donnant suite à la proposition d’un artiste de placer, à l’avant-garde d’une politique culturelle contemporaine, l’œuvre d’art elle-même. Et pourtant, une institution aussi emblématique que la Fondation de France a décidé, il y a vingt ans, d’assumer cette ambition et de mettre en œuvre le Protocole dit des Nouveaux commanditaires, tant en France qu’en différents pays européens, qui renouvelle en profondeur les modalités de travail des artistes dans les espaces publics. François Hers est photographe. En 1990, il a conçu, pour la Fondation de France, le Protocole des Nouveaux commanditaires, envisagé comme un prolongement de son activité artistique, qui a réinventé les relations entre l’art, les artistes et l’espace politique, et dont Xavier Douroux est un acteur important. Ils ont écrit ensemble L’Art sans le capitalisme, Dijon, Les presses du réel, 2011.
Artangel est une structure basée à Londres qui commande – et qui produit –, des projets de grande ampleur à des artistes contemporains majeurs. Durant les vingt dernières années, ces projets ont été réalisés dans des contextes très diversifiés et ont pris des formes innombrables, du film à la vidéo en passant par la sculpture et les installations sonores. Artangel a favorisé l’éclosion d’œuvres parmi les plus discutées, contestées ou célébrées de l’époque, dont celles de Francis Alÿs, Jeremy Deller, Matthew Barney, Brian Eno, Douglas Gordon. Il s’agira de présenter l’approche collaborative et publique développée par Artangel dans le domaine de la commande et de la production d’œuvres à travers une sélection de projets datant des cinq dernières années. Rachel Anderson a rejoint Artangel en 2007 où elle travaille en tant que productrice de projets collaboratifs. Ceux-ci prennent des formes multiples allant du film, de l’installation et de la performance à la littérature et aux interventions publiques.
Brigitte Franzen est directrice du Ludwig Forum für Internationale Kunst d’Aix-la-Chapelle. Elle a été curatrice des Skulptur Projekte Münster en 2007.
Des œuvres. Modérateur : Thierry Davila, conservateur au Mamco de Genève
À travers plusieurs exemples de ses projets publics qui mettent en jeu de multiples méthodes de travail et d’inscription dans l’espace commun, apparaîtront différentes façons, pour Dennis Adams, de mettre à mal les limites établies entre un site, une situation et l’apparition d’une œuvre, sa réception. Où comment interroger les limites publiques de l’œuvre et du regard. Dennis Adams est un artiste américain internationalement reconnu pour ses interventions urbaines. Ses œuvres sont dans les collections publiques des plus grands musées américains dont celle du MoMA (New York). Il a notamment été professeur au MIT (Cambridge, Mass.) dont il a été directeur du programme d’arts visuels entre 1997 et 2001. Il enseigne aujourd’hui à Cooper Union (New York).
Présentation des interventions de Stalker à Rome entre 1995 et 2008, en particulier sur la discrimination des Roms, ainsi que des travaux plus récents du Laboratoire des arts civiques réalisés au Brésil, au Chili et au Kenya. À travers ces exemples apparaitront d’une manière récurrente des espaces publics urbains autres : ceux liés à des projets indéterminés dans le contexte des villes informelles. Francesco Careri est un des fondateurs du collectif Stalker/Observatoire nomade qui réunit plasticiens, architectures, sociologues dans le but d’explorer les devenirs urbains actuels. Depuis 2005, il est chercheur du Département des études urbaines de l’Université de Rome 3 où il dirige le Master Arts, Architecture, ville.
Ann Veronica Janssens et Pierre Bismuth sont les deux derniers artistes à avoir chacun conçu et élaboré une œuvre dans le cadre de la commande publique pour la plaine de Plainpalais organisée et gérée par le Fonds municipal d’art contemporain de la Ville de Genève et le Fonds cantonal du canton de Genève. Comment ont-ils abordé le rapport à l’espace dans leurs deux projets ? Comment ont-ils pensé la dimension publique de leurs œuvres ? Est-ce que cette commande a modifié leur vision de l’art et leur façon de travailler ? Autant de questions qui, parmi d’autres, permettront de mieux comprendre les divers enjeux (techniques, esthétiques, politiques) du programme de commandes publiques de la plaine de Plainpalais. Ann Veronica Janssens est une des artistes belges les plus importantes de sa génération. Son travail défait l’habituelle consistance matérielle des œuvres (elle peut utiliser la lumière, du brouillard artificiel), et souligne la relativité de notre perception de l’espace et du temps. Elle élabore des installations, des projections, propose des immersions dans des environnements sensitifs, des interventions urbaines et des sculptures. Ses œuvres ont été montrées au Musée d’Orsay (Paris) tout autant qu’au Wiels Centre d’Art Contemporain (Bruxelles). Pierre Bismuth est un des artistes français les plus présents sur la scène internationale. Son œuvre multiforme et souvent ludique, faite de films, de dessins, d’objets, d’installations, de pièces sonores, revisite en les interrogeant les signes et les images de notre culture et de notre mémoire dans une veine que l’on pourrait qualifier de néo-conceptuelle. Ce qui lui confère légèreté et profondeur. En 2012, son travail a été présenté au MACRO (Rome) et à la Biennale de Berlin. |
SAMEDI 20 OCTOBRE, 9h-12h30 De la transmission. Modérateur : Christian Joschke, enseigne l’histoire de la photographie à l’université de Genève et à l’université Lumière (Lyon 2)
Travailler dans l’espace public implique la transmission d’un savoir particulier. Il s’agira d’évaluer ce savoir à partir de l’exemple du Master Projets culturels dans l'espace public de l’université de Paris 1 (histoire, objectifs, équipe, programme et méthodes pédagogiques, réalisations, évaluation). Il s’agira aussi, à travers des études de cas, de voir ce que peuvent faire concrètement les artistes sur le terrain. C’est ce à quoi s’attachera la présentation analytique des cinq premières éditions et de quelques-uns des 120 projets réalisés du projet ZAT - Zones Artistiques Temporaires, manifestation artistique organisée deux fois par an à Montpellier, visant à explorer la ville et à la mettre en récit dans le cadre d'une programmation artistique en espace public, pluridisciplinaire et contextuelle. Pascal Le Brun-Cordier est professeur associé à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne dont il dirige le Master Projets culturels dans l'espace public qu'il a créé en 2005 avec une équipe de trente universitaires et professionnels de l'art en espace public. Il est directeur artistique des ZAT - Zones Artistiques Temporaires, manifestation artistique en espace public qu'il développe avec la ville de Montpellier depuis 2010.
Voici la version brève d’instructions données chaque année aux étudiants du cours d’art environnemental de l’École d’art de Glasgow qui sera analysée et illustrée : le contexte est la moitié de l’œuvre ; choisir un site qui peut être ou non en résonance avec son travail ; négocier avec les propriétaires pour pouvoir l’utiliser ; faire l’œuvre avec l’intention qu’elle soit durable ou temporaire ; installer l’œuvre sur le site de telle sorte qu’elle puisse être vue et critiquée par les élèves et les professeurs ; enlever l’œuvre du site. David Harding est artiste et enseignant. Il a créé avec Sam Ainsley le cours d’art environnemental (auquel il a associé des philosophes, des poètes, des historiens de l’architecture), de l’École d’art de Glasgow qui a joué un rôle majeur dans la constitution d’une forte scène artistique locale, laquelle a eu une visibilité internationale quasi immédiate (Douglas Gordon, Martin Boyce, Christine Borland).
Parce qu’il appartient aux artistes de faire voir ou de faire entendre, c’est à eux que revient la tâche d’une description du grand espace métropolitain. Les territoires étendus de la ville imposent de nouveaux types de compréhension de l’espace commun, de l’espace partagé ou divisé, de l’espace public saturé ou déserté. Avant de parler d’espace public au sens démocratique que la philosophie et l’histoire politique ont attaché à cette expression, il nous faut reconquérir l’espace habité : y attacher les représentations de la mobilité, des appartenances multiples et changeantes, de la disparité des conditions de vie. Désormais, nous considérons moins l’art qui s’expose dans l’espace public que l’espace public tel qu’il s’expose dans l’art : la description urbaine comme programme artistique et comme transformation du rôle public de l’art. Jean Attali est philosophe, professeur à l’École nationale supérieure d’architecture Paris-Malaquais. Il consacre ses recherches aux thèmes de l’architecture et de la ville et a collaboré à de nombreux projets avec des architectes, notamment avec Rem Koolhaas (OMA / AMO, Rotterdam), Nasrine Seraji (ASAA, Paris) et Philippe Samyn (Samyn & partners, Bruxelles). Il a notamment publié Le plan et le détail. Une philosophie de l’architecture et de la ville, Nîmes, Jacqueline Chambon, 2001 et prépare un ouvrage intitulé Le Paysage mondial des villes / Un Atlas partagé. |
Participation gratuite, sans inscription
Langues : français/anglais
Enregistrement des interventions en format audio
VENDREDI 19 OCTOBRE I. Des protocoles
II. Des oeuvres
|
SAMEDI 20 OCTOBRE, 9h-12h30 III. De la transmission
|
Contacts
Fonds d’art contemporain de la Ville de Genève
T +41 (0)22 418 45 30
fmac@ville-ge.ch
Fonds cantonal d’art contemporain
T +41 (0)22 546 63 80
fcac@etat.ge.ch
Accès
Salle et forum du Faubourg
Rue des Terreaux-du-Temple 6
1201 Genève
Tram : lignes 14, 15
Bus : ligne 1
Ce colloque international est proposé par les Fonds d’art
contemporain de la Ville
et du canton de Genève, en partenariat
avec l’Université de Genève.
Projets des artistes
invités aux concours 2006-2012
15-27 octobre 2012 – Forum Faubourg
mardi-vendredi : 11-18h
samedi 27 octobre (dernier jour) : 11-16h
Phase I (2006)
Angela Bulloch (CA, 1966), Belisha Beacon
Matt Mullican (US, 1951), Sans titre
Daniel Pflumm (CH, 1968)
Phase II (2007)
Janet Cardiff (CA, 1957) & George Bures Miller (CA, 1960), MOVE - LOVE
Claude Closky (FR, 1963), REVOLUTION
Piero Gilardi (IT, 1942), PELIKAN MIGRATION
Monica Bonvicini (IT, 1965), SATISFY ME
Chad McCail (GB, 1961), Snake neon
Nedko Solakov (BG, 1957), A Replica
Phase III (2008)
Francis Baudevin (CH, 1964), La Lettre et le Néon
Sylvie Defraoui (CH, 1935), Sombras Electricas
Carl Michael von Hausswolff (SU, 1956), Tu est l’autre
Heimo Zobernig (AU, 1958), NEONLIGHTLETTERS
AA Bronson (CA, 1946), MIRRORЯOЯЯIM
Holger Friese (DE, 1968), SIGNALISATION
Alain Séchas (FR, 1955), Les Matouvus
Kerim Seiler (CH, 1974), Manhattan
Phase IV (2011)
Stefan Bruggemann (MX, 1975), OBLITERATED PALIMPSEST AIR SPACE NEON
Martin Creed (UK, 1968), EVERYTHING IS GOING TO BE ALRIGHT
Mathieu Mercier (FR, 1970), Sans titre
Gianni Motti (CH, 1958), CIAO MAMMA
Mai-Thu Perret (CH, 1976), Sans titre
Une publication sur les différentes étapes de Neon Parallax et sur l’art public aujourd’hui
paraît pour la circonstance et sera présentée lors de ces événements.
Format : 165 x 250 mm
Contenu : 240 pages
Editeur : Infolio Éditions
Prix : 35.- CHF
Rédacteurs : Ami Barak, Hervé-Armand Béchy, Christian Bernard, Diane Daval, Dessislava Dimova, Christoph Doswald, Michèle Freiburghaus, Simon Lamunière, Henri Maudet, Laura McLean-Ferris, Renaud Proch, Jacob Proctor, Michele Robecchi, Éric Troncy, Pau Waelder
Langues : français/anglaisaut de page
Ce projet de revalorisation artistique n’aurait pu trouver de concrétisation sans l’appui de partenaires privés, à savoir les propriétaires des immeubles. Ce mécénat particulier met à disposition de la Ville et du canton, pour une période de 10 ans, l’espace de leurs toitures.
| Fonds municipal d'art contemporain (Fmac) Rue des Bains 34, 1205 Genève T +41 (0)22 418 45 30 fmac@ville-ge.ch |
Fonds cantonal d'art contemporain (FCAC) Sentier des Saules 3, 1205 Genève T +41 (0)22 546 63 80 fcac@etat.ge.ch |
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