Prix Töpffer pour la jeune bande dessinée

Le Prix Töpffer de la jeune bande dessinée distingue un-e auteur-e émergent-e âgé-e de 15 à 30 ans n’ayant pas encore publié. Trois artistes sont nominé-e-s chaque année. Le nom du lauréat-e est dévoilé lors de la cérémonie du 3 décembre 2021.

Liste des nominé-e-s 2021:

Chloé Châtelain (1999)

Hockeyeuse sur glace, Chloé Châtelain a une double formation. Après avoir obtenu un CFC de graphiste à l'École d'arts appliqués de La Chaux-de-Fonds, elle a poursuivi ses études à l'École supérieure de bande dessinée et illustration (ESBDI) à Genève.

Journal du Châlet Tavannes

Douze ans après la découverte d'un carnet «mystérieux» datant de la Seconde Guerre mondiale, Chloé Châtelain se lance dans un travail de recherches approfondi afin de comprendre sa provenance et celle des protagonistes dont il est question. Dans un mélange audacieux de photographies noir et blanc et de monotypes, l'autrice relève le défi de se plonger dans la peau d'une petite fille de huit ans. C'est à travers cette subjectivité de l'enfance que le sujet lourd et complexe de la Shoah est narré. Une tendresse et une dureté entremêlées pour une histoire dans l'histoire solidement articulée.

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Dylan Iacovelli (1998)

Un CFC de graphiste en poche obtenu à l'École d'arts visuels de Bienne, Dylan Iacovelli est illustrateur et se dit «responsable et travailleur». Originaire de Saint-Imier, il est arrivé en 2019 à Genève pour suivre un cursus à l'École supérieure de bande dessinée et d'illustration de Genève (ESBDI).

Rage

Fantasme ou cauchemar, la métamorphose de l'homme en animal a inspiré bien des auteurs et autrices depuis la nuit des temps. Voici Rage de Dylan Iacovelli pour entrer dans la peau d'un animal. Une fourrure noire sur fond rouge en guise de couverture renferme 84 pages d'une histoire profonde qui emmène la lectrice ou le lecteur là où elle/il ne s'attend pas. Tout commence dans un zoo, tout se termine dans une forêt. Entre ces deux scènes, il y a la vie, les amis, la famille, le café, les livres, le boulot. À la violence du contenu répond un dessin vif, direct et énergique qui monte en puissance jusque dans les dernières pages.

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Cassandre Tornay (2000)
lauréate

Diplômée de l'École supérieure de bande dessinée et d'illustration de Genève (ESBDI), Cassandre Tornay est originaire de Monthey en Valais, où elle obtenu une maturité en option arts visuels. Passionnée de voyages et de dessin, elle se trouve souvent au bord d'une route, un crayon à la main.

Boa

Toncar et Boa, un dalmatien au cou élastique et un garçon aux jambes molles, sont les deux protagonistes d'une amitié improbable. À priori sans atomes crochus, ils tissent progressivement une relation qui s'incruste graphiquement dans des jeux de pleins et de vides, de noirs et de blancs ponctués de fonds arc-en-ciel par endroits. Dans ce petit livre, les pages se lisent soit en une narration suivie soit se picorent librement. Suivant un fil de pensées, le dessin conserve la spontanéité du trait enlevé et inventif du croquis. Une valse d'images et de mots parfaitement équilibrée, qui démontre que la logorrhée peut être poésie et que la narration ne saurait se passer du texte ou de l'image, à moins que ce ne soit le contraire.

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